Les corps ravis

Les corps ravis

Justine Arnal

Chemin de fer

  • par (Libraire)
    5 avril 2018

    un objet littéraire non identifié

    Justine Arnal, originaire de Lorraine, publie son premier livre pour notre plus grand plaisir. Un conte loufoque, intelligent, dérangeant, saisissant sur le thème de la féminité et de la maternité… L’utilisation abusive d’adjectifs serait tentante pour essayer de décrire cet OLNI (objet littéraire non identifié). Mais à quoi bon ? Puisque chacun y trouvera des résonnances, des émotions, des sensations différentes. Et comme s’il était nécessaire d’en faire encore plus, « Les corps ravis » est illustré par les aquarelles fantasmatiques, élégantes et modernes de Lola Deswarte (nouvelle crise « d’adjectivité aigue » !)… Et comme s’il était nécessaire de faire encore mieux, le tout est publié dans la très belle édition du Chemin de Fer !... Trop c’est trop !


  • par (Libraire)
    5 avril 2018

    "objet littéraire non identifié"

    Justine Arnal, originaire de Lorraine, publie son premier livre pour notre plus grand plaisir. Un conte loufoque, intelligent, dérangeant, saisissant sur le thème de la féminité et de la maternité… L’utilisation abusive d’adjectifs serait tentante pour essayer de décrire cet OLNI (objet littéraire non identifié). Mais à quoi bon ? Puisque chacun y trouvera des résonnances, des émotions, des sensations différentes. Et comme s’il était nécessaire d’en faire encore plus, « Les corps ravis » est illustré par les aquarelles fantasmatiques, élégantes et modernes de Lola Deswarte (nouvelle crise « d’adjectivité aigue » !)… Et comme s’il était nécessaire de faire encore mieux, le tout est publié dans la très belle édition du Chemin de Fer !... Trop c’est trop !


  • par (Libraire)
    5 avril 2018

    Dans le ventre de la mère

    "La plupart des malheurs qui surviennent dans l'existence ne sont que les fruits prévisibles de ces étreintes médiocres, de ces jouissances sans extase dont les hommes et les femmes se contentent."

    Des toujours très belles et très soignées éditions du Chemin de fer nous arrive un premier roman détonnant, écrit par Justine Arnal et accompagné par les dessins organiques de Lola B. Deswarte.
    Organique, voilà à quel niveau se situe l'écriture de cette jeune romancière à l'imaginaire psychanalytique, oscillant entre fable moderne et réalisme magique, un terrain que peu d'écrivains francophones explorent si on y réfléchit bien.

    Avec cette histoire de femme dévorée par son amour maternel, Justine Arnal brosse le portrait psychologique d'un modèle ancestral - la femme-mère - et interroge la figure de la femme aujourd'hui aujourd'hui, à notre époque moderne où dans le discours et dans la loi, l'animalité de la grossesse et de l'enfantement est de plus en plus évacuée.

    On n'est pas loin non plus du folklore slave avec ces personnages mythiques qui aspirent à la liberté et se retrouvent entravés par des forces naturelles ou surnaturelles invincibles.

    Si quelques décalages de langage moins bien maîtrisés cassent par moment le triste et beau récit de Marguerite et de sa fille, on pardonne volontiers ces imperfections à une romancière capable de tant de fulgurances littéraires.

    Déroutant par moment, tant cette langue nouvelle ne nous est pas familière, force est de constater qu'on tient là un premier roman important car il est l'acte de naissance d'une voix à laquelle il faudra désormais prêter une oreille attentive.