Conseils de lecture

Notre château
11,00
par (Libraire)
4 mai 2017

Sombres secrets

Tenu de bout en bout par deux personnages aussi énigmatiques que touchants, "Notre château" est le récit d'une lente catastrophe, d'un accident intime dont l'écho se propage entre les murs de cette imposante demeure mentale.

Véra et Octave y coulent des jours méthodiques, organisés selon des rituels domestiques précis que de petits événements perturbent soudain. Que faisait Véra dans ce bus ? Et à qui appartient cette cigarette qui fume dans le cendrier ?
Construit comme un mantra magique, dans une langue répétitive jusqu'à rendre la fable hypnotique, ce Château développe sa propre ambiance, massive et feutrée, édifice littéraire à l'architecture unique, hors du temps et de l'époque, aussi démodé qu'il est inquiétant.
Envoûtant, lancinant, c'est un roman qui possède sa propre logique, son propre langage et rien que pour ça, il mérite qu'on en pousse les lourdes portes.


Heurs et malheurs du sous-majordome Minor
23,00
par (Libraire)
3 mars 2017

Dans les neiges littéraires

C'est un roman dans lequel on s'engouffre sans même s'en apercevoir. Une écriture limpide vous aspire, un humour pince sans rire vous retient, et votre compte est bon : vous allez accompagner Lucy dans son périple châtelain, vivre avec lui la transformation qui du pauvre villageois naïf le changera en homme courageux transcendé par l'amour. C'est grâce à ce personnage éponyme, bien sûr, avec sa personnalité touchante et surprenante, qu'on est à ce point charmé par ce texte et qu'on l'avale aussi vite. Les heurs et malheurs, on veut les découvrir, trembler et se réjouir du destin de ce jeune homme si attachant.

Hommage aux romans gothiques d'Europe de l'Est, à cette littérature du XIXe siècle, le regard perdu vers les montagnes, les pieds dans la neige, la tête dans les mots, ce roman de Patrick deWitt se joue des clichés et des poncifs comme l'auteur l'avait fait avec ceux du western dans l'exceptionnel "Frères Sisters". A nouveau ici, on est en territoire connu, on identifie les lieux, les personnages, les ressorts narratifs, et pourtant, tout est neuf, singulier, exaltant. On croit comprendre ce qu'on lit, et subitement, au détour de l'exercice de style, des mouvements plus souterrains se mettent en action, des indices moins évidents surgissent. Jamais explicite, puissant et secret comme une fable, le roman remue et féconde des thèmes universels. Qui est civilisé, qui est sauvage ? Qu'est-ce que le protocole et la bienséance quand il s'agit de servir des crapules ? Avons-nous peur de mourir ici, ou de vivre ici ? Non, il n'y a pas qu'un roman dans ce roman. Combien en tout ? Nous l'ignorons, mais sans aucun doute, tous ces romans sont les meilleurs de Patrick deWitt à ce jour.


Mes amis

Arbre Vengeur

17,00
par (Libraire)
15 février 2017

Ajouter un ami

Découvert par Colette en 1924, ce roman a traversé le XXe siècle clandestinement, adulé par les heureux lecteurs qui tombaient dessus à la faveur des nombreuses rééditions dont aucune ne fut jamais un véritable succès. Emmanuel Bove, en enfant maudit de la littérature française, ne fut donc jamais un nom qui compta dans les anthologies et palmarès.

Jusqu'à aujourd'hui. Car depuis que cette oeuvre passionnante et éminemment moderne est tombée dans le domaine public, quelques éditeurs s'évertuent à la remettre sur le devant de la scène.

Roman inaugural de la carrière d'Emmanuel Bove, Mes amis nous présente le quotidien de Victor Bâton, invalide de guerre dont la pension lui permet tout juste de se loger et de manger à sa faim dans le Paris populaire de l'entre-deux guerres. Mais Bâton souffre, terriblement, de ne pas avoir d'ami auprès de qui se plaindre. Et c'est tout l'objet de ce livre de nous exposer les différentes tentatives - et échecs de surcroît - effectuées par notre héros pour enfin trouver une épaule charitable, masculine ou féminine. Bâton est-il plus mauvais, plus laid, plus bête qu'un autre ? Non. Mais plus exigeant, sans aucun doute, car si la solitude lui pèse, c'est d'abord parce que ses contemporains ne cessent de le décevoir. Humoristique, atmosphérique, Mes amis possède aussi la profondeur discrète des grands romans en ce sens qu'il décrit en filigrane le vide existentiel et émotionnel qui menace l'homme moderne et relativement oisif, une thématique, mine de rien, qui sera la colonne vertébrale de tout un pan de la littérature occidentale du XXe siècle.

Voilà pourquoi Mes amis se comprend aujourd'hui avec encore plus de limpidité, parce qu'un siècle après avoir été écrit, il est peut-être le meilleur témoignage de l'éternelle insatisfaction dans laquelle croupit une grande partie de nos contemporains hyper-connectés mais toujours en quête de véritables amis. Seul en 1924, Victor Bâton s'est aujourd'hui multiplié, et en chacun de nous il en sommeille un fantôme tenace.


Le dimanche des mères
14,50
par (Libraire)
3 février 2017

Le dimanche des mères

Un magnifique roman d'une sensualité absolue...
Il y a des moments qui changent une vie...Jane,la bonne, vive,malicieuse et sensuelle en est la preuve: elle deviendra écrivain...
Magnifique..


Lucky losers
13,50
par (Libraire)
3 février 2017

Lucky losers

Une comédie à la manière de Full Monty...
Sean arrive en Bretagne, après la séparation de ses parents.
Difficile de quitter Londres,ses amis...et d'arriver dans la ville ouvrière de Douarnenez qui connait,en plus, une crise sociale sans précédent.
Les nantis de son lycée ne vont pas faciliter son intégration..Alors Sean a une solution il va les défier lors d'épreuves sportives.
Le seul problème ?
Lui et ses copains sont nuls!
Un roman très rafraîchissant "qui fait du bien"
A lire à partir de 15 ans