Caroline C.

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21 décembre 2020

Sensible et imagé

"Un jour ce sera vide" se lit comme on tourne les pages de l'album photo d'un été à la mer, rempli de souvenirs d'enfance, d'amitié éblouissante, de jeux au soleil et de mélancolie de la sieste.

Hugo Lindenberg vient réveiller en nous les sentiments de honte, de gêne, de peur, qui surgissent quand on confronte au regard des autres l'identité encore bancale de nos dix ans, et tous les non-dits hérités qu'elle charrie.

La lumière ne quitte jamais sa prose douce-amère, qui touche à la poésie : "Je me sentais protégé sous les saules dont les racines serpentaient sur le sentier."