Betty D.

14
par (Libraire)
31 août 2012

Un nouveau texte de Jean Echenoz est toujours une belle surprise de lecture. Comme Courir et Ravel, ses précédents romans, 14 est d'une belle singularité.
1914, Anthime Sèze est appelé à combattre l'ennemi, une sorte de promenade dans la liesse générale qui ne doit durer que quelques semaines, au pire quelques mois... Blanche, elle, attend Charles. Mais c'est Anthime qui revient, quittant l'épouvantable front à la faveur d'une belle blessure.
Les mots glissent et s'interpellent, Jean Echenoz joue avec la langue, sublime ses personnages simples, humains, et solidaires. Au cœur de la Grand guerre, il nous gratifie d'un texte presque léger par un humour élégamment distillé.

Un repas en hiver
par (Libraire)
31 août 2012

Le temps d'une journée glaciale sur les mornes plaines polonaises enneigées, trois soldats allemands parviennent à échapper à leur sombre quotidien, celui de la mise à mort systématique par balles. Lassés, désabusés, ils obtiennent une trêve et partent à la chasse à l'homme. Ils débusquent l'homme, caché, emmitouflé qu'on les force à haïr. Dans une masure abandonnée, ils prennent abri et tentent de préparer leur maigre pitance. Un huis-clos s'instaure entre ces quatre hommes dans une atmosphère sombre, glaciale où la mort rôde en permanence. Un huis-clos magnifique dans l'évocation des silences et des non-dits. Propulsé au cœur de l'horreur, qu'advient-il de l'humain, comment des choix individuels peuvent-ils s'élaborer ?

La vie rêvée d'Ernesto G.
par (Libraire)
31 août 2012

Réjouissant !

Si vous avez aimé "Le Club des incorrigibles optimistes" (Prix Goncourt des lycéens, 2008), vous aimerez ce nouveau roman de Jean-Michel Guénassia. On y retrouve le talent et la verve truculente de l'auteur. On se délecte de la vie romancée de ses personnages, toujours très attachants et profondément humains.
A travers l'histoire de Joseph Kaplan, de sa vie sur presque cent ans, l'auteur nous plonge et nous entraîne dans l'histoire du 20e siècle.

Les Lisières
21,00
par (Libraire)
31 août 2012

Un roman ambitieux, pleinement abouti, sur un sujet douloureusement contemporain, une société française à la périphérie d'elle-même, la réalité d'un mal-être social. Qui sont les dominés de la société, les hommes et les femmes des périphéries, des finistères, des frontières, ceux dont on n'entend jamais la voix ?
A travers un double narratif (Paul Steiner) qui retourne dans les lieux de son enfance, Olivier Adam donne à entendre, à voir, à imaginer ces voix auxquelles nul ne porte plus attention. Avec une intense sensibilité, il examine une détresse quotidienne, sourde et non avouée, une cohorte de fragilités humaines prises dans l'engrenage d'un système social violent, à sens unique.