Agnès L.

20,90
par (Libraire)
26 septembre 2012

C’est avec plaisir que nous retrouvons dans ce nouvel opus de Lisa Gardner, l’inspectrice DD Warren, femme pétulante de 40 ans, dans une enquête morbide et complexe. Deux familles, que tout oppose et sans liens apparents, sont froidement exécutés. Dans un premier temps, l’hypothèse du suicide est avancée, mais des indices viennent rapidement dans les deux cas évincés cette conclusion. DD Warren se demande avec flair quels liens relient les deux affaires.

Un point de départ, dans chaque famille, deux jeunes enfants incontrôlables, présentant de graves troubles psychologiques et tous deux soignés dans une polyclinique spécialisée sous la surveillance de Danielle, jeune infirmière. Avec beaucoup de patience cette dernière explique avec précisions à DD Warren les méthodes de soins utilisées pour soigner les enfants à problèmes. Peu de médicaments, beaucoup d’écoute. L’infirmière apprend également aux policiers que les deux familles avaient fait appel au soin d’un guérisseur Patrick Lightfoot. La liste des suspects se rallonge, et l’enquête se durcit. Les meurtres continuent oppressant DD Warren et son équipe. Dans un suspens haletant, Lisa Gardner nous plonge avec finesse dans l’univers confiné des maladies mentales. Captivant

par (Libraire)
17 septembre 2012

On n'est pas là pour disparaître

Le 16 juillet 2004, Monsieur T, a poignardé sa femme. Mais il ne s'en souvient pas. Depuis il attend. Le diagnostic : la maladie de A. Drôle de maladie qui grignote la mémoire, efface les souvenirs, le visage des personnes aimées, qui affecte le langage. Alors Olivia Rosenthal avance dans son récit par brides, des phrases courtes, des instants, mélangeant les voix et les vies, la sienne, celle de Monsieur T, et du docteur Alzheimer. Un récit en forme de puzzle comme pour conjurer la maladie tout en pudeur.

Éditions de L'Olivier

21,30
par (Libraire)
17 septembre 2012

Arlington Park

Dans une banlieue résidentielle en Angleterre, les femmes ont tout pour être heureuses, une existence confortable, un mari, des enfants, des amis... Mais derrière ces apparences, la réalité est plus cruelle. En décrivant le quotidien de ces femmes pendant 24 heures, Rachel Cusk nous dévoile les fissures et les frustrations de ces personnages "au bord de la crise de nerf" en révolte contre le désoeuvrement du quotidien. Comment rester une femme dynamique quand l'ennui et la perte du désir vous rongent jour après jour. Drôle et sombre à la fois, Rachel Cusk se livre à une profonde réflexion sur les fêlures intimes.

par (Libraire)
17 septembre 2012

Apocalypse bébé

Septième roman de la sulfureuse Virginie Despentes , Apocalypse Bébé est un road movie électrique entre Paris et Barcelone où deux détectives aux personnalités diamétralement opposées se lancent sur les traces d'une adolescence déstructurée Valentine Gatlan, « adolescente nymphomane, défoncée à la coke et hyper active». Lucie, trentenaire, détective un peu désabusée, empotée et malgrè tout spécialisée dans les filatures d'adolescents,  est chargée par la famille Gatlan de surveiller Valentine, adolescente fragile, au comportement autodestructeur et à la sexualité très débridée. La perdant de vue  au cours d'une de ses filatures, elle se doit de la retrouver au plus vite. Manquant d'assurance et d'expérience, elle fait appel à une détective free lance dit la « la hyène » lesbienne sulfureuse, violente,  manipulatrice, habituée aux méthodes radicales. Toutes deux se plongent à corps perdu  dans l'histoire tourmentée de l'adolescente. A tour de rôle Virginie Despentes fait parler les protagonistes, le père, grand bourgeois dans l'âme, écrivain en mal d'inspiration, ignoré des médias, la grand-mère trop autoritaire, la mère absente et indifférente, la belle-mère, docile, Yacine le cousin machiste, les amis radicaux de gauche. En traçant le portrait d'êtres blessés dans différentes couches sociales, Virginie Despentes se lance à coeur perdu dans une critique au vitriol de la société des apparences tout plaçant  au centre de son roman les femmes, leur rapport aux hommes,  à  la sexualité, à  leur volonté ou pas de s'affirmer.

par (Libraire)
17 septembre 2012

Le coeur régulier

A la mort de son frère Nathan, décédé dans un accident de voiture suspect, Sarah, la nouvelle héroïne d'Oliver Adam, sent que sa vie bascule; sa vie pourtant si parfaite jusqu'alors. Une vie bien formatée dans un pavillon de banlieue au côté d'un mari si parfait et de deux beaux enfants. Mais la mort de son frère lui fait ouvrir les yeux sur un bonheur factice qu'elle s'est construit et dans lequelle elle s'est peu à peu perdue. Alors elle fuit et part sur les traces de son frère au Japon où quelques mois auparavant il s'était ressourcé et reconstruit. Auprès d'un personnage énigmatique, Natsume, dans un village perdu au milieu de la brume, lieu d'élection de candidats au suicide, elle cherche des réponses. Elle commence à se rapprocher de ce frère si blessé par la vie dont elle s'était d'abord éloignée par commodité ces dernières années. Tout en pudeur et retenue, Olivier Adam nous submerge d'émotions fortes. En harmonie avec une nature si paisible, il scrute l'intime, il lève le voile sur les émotions contenues, les silences, tout en attribuant à ses personnages une énergie forte et une envie de vivre malgré tout. Boulversant.