Le Carnet À Spirales .

https://www.facebook.com/librairielecarnetaspirales/?fref=nf

Les lectures de l'équipe du Carnet à spirales pour vous aider dans vos choix, vous accompagner dans vos nuits blanches, dans vos heures d'évasions romanesques.
Peu adeptes des étoiles nous avons décidé d'en donner 5 par défaut à nos recommandations.
Au plaisir de vous lire et de vous recevoir au Carnet à spirales

Un monde sans rivage
5 décembre 2019

En 1897, trois Suédois se lancent dans un folle expédition : survoler le pôle Nord en montgolfière. Trois décennies plus tard, leurs dépouilles sont retrouvées sur une île de l'Océan Arctique. Hélène Gaudy, à partir du journal de bord de Salomon, chef de l'expédition et des photographies de Niels, le plus jeune des trois (une centaine de pellicules ont pu être développées), retrace cette aventure tragique et fabuleuse. Elle comble les trous de ce périple qui ne dura que deux jours en ballon mais quatre mois à pieds sur la banquise, avec pour seul horizon, le blanc, toujours le blanc et une seule issue : la mort. Un récit passionnant où l'auteur imagine le froid, la faim, la solitude, l'espoir, le désespoir...., un hommage à l'audace de ces explorateurs qui ont mené des projets plus ou moins fous, une réflexion sur le changement climatique dans le Grand Nord en un siècle.

Mon père, ce tueur

Manufacture de livres

17,90
5 décembre 2019

A l'origine de ce roman, une lettre laissée à sa mort par le père de l'auteur. Avant de l'ouvrir et d'affronter son contenu, Thierry Crouzet a besoin de comprendre ce père énigmatique et irascible, aussi fascinant qu'effrayant. Il remonte donc aux origines de la violence de cet homme et trouve des réponses dans ses carnets de guerre, une guerre qui a tu son nom pendant des décennies et a laissé des traces indélébiles, la guerre d'Algérie. En même temps qu'il relate de manière très documentée sur le conflit ce qu'a pu vivre son père, les autres appelés et les populations civiles, Thierry Crouzet déroule le fil de son enfance dominée par l'ombre du père, s'interroge sur la façon dont il a pu grandir aux côtés d'un homme aussi torturé, aussi plein de violence et d'amertume et tente de se réconcilier post-mortem avec son géniteur. Une belle écriture sincère et bouleversante.

OPUS 77
19,00
5 décembre 2019

De la première page, entêtante, à la dernière, qui tel un artiste salue son public, cet Opus 77 va crescendo en intensité. Nous pénétrons l'intimité d'une famille de musiciens dominée par le père, Claessens, chef d’orchestre et tyran domestique. Son fils, David, choisit la fuite comme moyen de lutte. Là réside l’excellence de ce roman, dans ce jeu au corps à corps, l’instrument en arme dénonciatrice, dans ce combat inégal entre l’artiste et son dictateur, entre l’homme et son image. Comment devenir un artiste tout en restant un homme, en demeurant soi°? Ariane, la fille, pianiste soliste, femme superbe et impassible (semble-t-il), essaie de décrypter, note après note, souvenirs après souvenirs, la partition familiale pour comprendre comment chacun d'entre eux s'est construit. Auteur virtuose menant cette quête, Alexis Ragougneau échafaude son roman en mouvements successifs, donnant le « là », chef d’orchestre d’un chœur, du cœur des lecteurs.

J'écris ton nom

Sbille, Sylvestre

Belfond

17,00
5 décembre 2019

Un premier roman très émouvant, un vibrant hommage aux résistants belges et en particulier à un jeune médecin juif, Youra, qui, en 1943, avec ses maigres moyens mais toute sa volonté et tous ses idéaux, organisa l'attaque d'un train convoyant plus d'un millier de juifs de Malines en Belgique vers Auschwitz . Sylvestre Sbille s'approprie ce fait de résistance avec beaucoup de justesse, sans jamais tomber dans les pièges de la sensiblerie qu'une telle histoire peut receler, et insuffle à Youra, ce jeune homme qui sera exécuté en 1944, une soif de vie et de liberté incroyable. Une illustration touchante et lumineuse des vers de Paul Eluard.

Clouer l'ouest

Chevalier, Séverine

Manufacture de livres

15,90
5 décembre 2019

Plateau de Millevaches, Limousin. Karl, 40 ans, revient dans son village natal après vingt ans d'absence. Il avait laissé là son enfance, sa jeunesse, emportant avec lui ses rêves de grandeur, ses rêves d'Ouest. Surtout fui sa vie, sa famille, le père, détestable et détesté, la mère transparente, le frère, étrange "Indien" retranché dans son monde, et puis les autres, les villageois qui portent sur leur visage toute l'aigreur et l'amertume d'une vie désolée. Des mots ciselés, une écriture à l'os pour ce roman où tout s'imbrique naturellement, où l'on comprend que le dernier acte qui se joue ici et maintenant a pris ses racines il y a bien longtemps et qu'il n'existe qu'une issue possible : inéluctablement tragique.