Morgane L.

Calmann-Lévy

21,50
par (Libraire)
13 janvier 2018

Un jour, les femmes se réveillent avec un nouvel organe, situé sous leur clavicule, qui leur permet de créer des pulsions électriques. Elles vont utiliser ce pouvoir pour se venger des violences que leur font subir les hommes depuis des millénaires, avec autant de violence.
Le fait d'alterner la narration entre plusieurs personnages rend la lecture très fluide et permet d'avancer vite dans le récit. Malheureusement, la fin laisse trop de questions ouvertes et surtout, l'auteure n'exprime pas clairement son point de vue. Cherche-t-elle à démontrer que les femmes seraient aussi violentes que les hommes actuellement si nous étions dans une société matriarcale ? Ou bien que les femmes doivent se soulever contre le patriarcat pour tenter de rétablir un certain équilibre entre les sexes, ce qui serait une pensée féministe ? Ayant été épaulée par Margaret Atwood, on peut penser que la seconde théorie est la bonne, mais l'exprimer plus clairement aurait rendu ce livre encore plus passionnant, et important dans l'histoire de la littérature féministe.
Néanmoins, « Le pouvoir » reste un très bon livre divertissant qui donne à réfléchir.

par (Libraire)
8 janvier 2018

« Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction. »

Quatre ans après « Oona & Salinger », Beigbeder revient avec un roman plus personnel, puisqu'à travers sa quête de l'immortalité aux quatre coins de la planète, il nous confie sa peur de mourir et son désir d'être aimé par sa famille. Même si l'on ne ressort pas immortel de cette lecture, on en apprend plus sur les avancées scientifiques de ces dernières années concernant le séquençage du génome et les manipulations génétiques grâce au talent de vulgarisation de l'auteur.
Mais « Une vie sans fin » est aussi (et surtout?) une déclaration d'amour à sa femme et ses filles, et c'est dans ces passages émouvants que Frédéric Beigbeder est le plus attachant.

Gallimard Jeunesse

8,65
par (Libraire)
5 janvier 2018

Quatre jeunes adultes tentent de fuir l'avancée de l'armée rouge à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et embarquent sur le Wihelm Gustloff, ce paquebot qui a fait six fois plus de victimes que le Titanic.

Dur mais nécessaire, ce roman poignant ne s'oublie pas de sitôt.

A lire de 14 à 99 ans.

Chazerand /dreidemy Emilie/joelle

Sarbacane

10,90
par (Libraire)
8 novembre 2017

Vladimir Poulain a dix ans et rêve de devenir scientifique. Il attendait les vacances d'été avec impatience pour pouvoir étudier à la bibliothèque, mais c'était sans compter sur sa mère qui a décidé de l'envoyer dans un camp de vacances coincé entre un ancien abattoir, une station d'épuration et la nationale. Pour couronner le tout, les animateurs sont de véritables tortionnaires et la cuisinière sert des plats pour le moins... originaux.
Sa rencontre avec Eugène Von Génial, le génie de la lampe de poche, aurait dû améliorer ses vacances, mais c'est l'inverse qui va se produire !
Un roman hilarant avec des personnages tous plus originaux les uns que les autres.

par (Libraire)
8 novembre 2017

En Thaïlande, les hommes de la famille de Kiet sont dresseurs d'éléphants de pères en fils. Un jour, lui et les chasseurs de son village trouvent un troupeau d'éléphants et décident de les capturer. Kiet se voit alors contraint de maltraiter le plus jeune mâle du groupe car son père veut lui en faire cadeau. Après avoir vu la mère mourir dans d'atroces souffrances sous les coups des armes des hommes, il doit choisir entre suivre les traditions de sa famille ou sauver l'éléphanteau.
Ce court roman dénonce de manière intelligente les terribles conditions de traitement des éléphants qui sont utilisés comme attractions pour touristes, ainsi que les conséquences dévastatrices de la déforestation pour la faune et la flore d'Asie. L'histoire -parfois cruelle- ne laisse aucun répit au lecteur grâce à un rythme effréné et un personnage principal humain et attachant.
Un livre touchant à faire lire à tous les enfants (et même aux plus grands).