Morgane L.

La haine qu’on donne

Nathan

17,95
par (Libraire)
10 avril 2018

L'évolution de l'héroïne, Starr, qui est trop noire pour son école des quartiers chics et trop blanche pour son quartier «ghetto », est très touchante. On la voit grandir et s'affirmer au fil des pages pour sauver la mémoire de son meilleur ami qui a été tué sous ses yeux par un policier alors qu'il n'avait rien fait de mal: il était juste noir.
Les violences policières envers la communauté afro-américaine posent de vrais problèmes aux États-Unis, c'est pourquoi ce roman percutant est à faire lire à tous les adolescents pour les aider à mieux comprendre les enjeux de la lutte contre le racisme.

par (Libraire)
10 avril 2018

On ne sait rien du narrateur, si ce n'est qu'il est français et qu'il végétait à Melbourne depuis deux ans quand il a eu l'envie soudaine de traverser en stop le grand ouest australien pour rejoindre Wreck Point, au cœur de Nullarbor (qui signifie « plaine sans arbres »). Son périple va le mener à rencontrer des personnages très différents: des Hell's Angels, des pêcheurs qui vouent une haine incommensurable aux requins, des jeunes aussi perdus que lui et des aborigènes.
Entre Nicolas Bouvier, Ernest Hemingway et le roman initiatique, Nullarbor est un texte organique qui ne s'oublie pas de sitôt.

70 jours en mer de Barents : juin-septembre 1939

Payot

18,00
par (Libraire)
10 avril 2018

En 1939, Anita Conti décide embarque sur le chalutier-morutier nommé le Viking pour une pêche de trois mois en mer de Barents. Délimitée par le Spitzberg, le Groenland et le Nord de la Scandinavie, c'est là que l'océanographe va découvrir que les stocks de morues sont quasiment épuisés. En effet, durant cette courte campagne de pêche, la plupart des poissons pêchés sont trop petits, stériles et ont l'estomac vides. L'épuisement des stocks en Islande qui s'était fait en deux siècles de pêche s'est ici fait en vingt ans seulement... Et c'est là tout l'intérêt du livre. Les conclusions alarmistes d'Anita Conti au sujet de la pêche à outrance et du gaspillage à bord des bateaux sont effrayantes et démontrent qu'il serait grand temps de réagir si nous ne voulons pas voir nos océans vidés de leurs trésors.

21,00
par (Libraire)
10 avril 2018

"Homo Sapienne" n'est pas un énième roman des grands espaces ; c'est un roman coup de poing sur la crise identitaire que vit la génération actuelle des 18-30 ans. C'est particulièrement vrai au Groenland (appelé « île de la colère » dans le livre) où les jeunes ne se reconnaissent pas dans cette société pleine de tabous qui les étouffe.
Pour briser ces interdits, l'autrice fait parler cinq jeunes qui questionnent leur sexualité et plus globalement, leur place dans le monde. Elle utilise trois langues, et jamais de manière anodine : le groenlandais est la langue du colonisé, le danois celle du colonisateur et l'anglais permet d'affirmer sa liberté hors des deux langues précédentes. Notons au passage la traduction d'Inès Jorgensen qui retranscrit à merveille ce passage d'une langue à l'autre.
Porté par un style hypnotisant et cru, "Homo Sapienne" est un texte important ; peut-être même LE livre de cette génération que les médias aiment appeler « la génération Y ».

par (Libraire)
24 mars 2018

30 ans. C'est l'âge qu'avait la mère de Betty lorsqu'elle fut fauchée par une voiture. C'est aussi l'âge à partir duquel Betty ne vieillit plus extérieurement. Ce qui ressemble au rêve de nombreuses femmes s'avère être une malédiction pour notre héroïne qui voit ses relations avec ses proches et ses collègues se dégrader.
Un beau portrait de femme raconté par la plume tout en finesse de Grégoire Delacour.
En un mot: sublime!