Elizabeth P.

Un pur thriller âpre, dans une ambiance étouffante

HarperCollins

20,00
15 avril 2021

Australie occidentale, direction Kallayee.
Un couple et leur jeune fils ont disparu.
Ils s'étaient installé un mois plus tôt dans ce village fantôme en plein désert.
Mais que font-ils là ?
Qu'est-ce qui les a poussé à venir se cacher dans ce trou paumé ?
Une jeune inspectrice est chargée de l'enquête qui se révèle bien complexe.
Voilà un roman rondement bien mené.
468 pages et pas une seconde d'ennui.
On suit l'enquête de plusieurs points de vue.
Celui de la policière.
Celui de l'un ou l'autre des personnages.
L'alternance de courts chapitres permet d'éviter toute monotonie.
Encore un, encore un ….....
Et on avance, pas à pas, éclairés par les informations des uns ou des autres.
Tout est parfaitement maîtrisé.
Les personnages sont authentiques et crédibles.
Et pourtant, le couple n'est pas spécialement sympathique.
De moins en moins même au fil des pages.
L'histoire tient debout et sa progression est imparable
C'est parfois oppressant, souvent inquiétant.
Et qu'il fait chaud dans ce désert !
Ce qui ne nous empêche pas de frissonner à multiples reprises.
J'ai littéralement dévoré ce long roman qui se lit sans interruption.
Un livre à recommander à tous les amateurs du genre, et même aux autres.

Olivier Auroy

Anne Carrière

18,50
19 mars 2021

Laisser entrer la lumière

Une nouvelle publication d'Olivier Auroy, c'est toujours un moment d'attente.
De quoi va-il nous parler ?
Est-ce une suite de l'Amour propre ?
Non, pas du tout.
Ce sont quatre histoires de déraisonnables.
Des personnages vieillissants pour qui rien n'est perdu, bien au contraire.
Certes ils ne sont pas très raisonnables, mais leurs actes parfois un peu fous, « laissent entrer la lumière ».
Madeleine, licenciée à 62 ans ; rebondit en se lançant dans la vente de ses confitures.
Sa rencontre avec la jeune Camille est déterminante.
Pietro, dans le sud de l'Italie fait face au début d’Alzheimer de sa femme.
Jean-Paul, qui veut reconquérir sa femme, simule sa propre mort.
François, jeune divorcé rencontre l'incroyable Alma qui deviendra tante Alma pour son fils Gabin.
Ces quatre récits sont pleins d'espoir.
Les liens intergénérationnels sont des moteurs pour les uns comme pour les autres.
Chaque personnage est sympathique et nous entraîne dans son aventure.
Et nous fait voyager aussi, de Fourqueux à l'Italie, de Bretagne à Paris.
Voilà un livre qui fait du bien.
Du bien dans le contexte morose où nous vivons.
Du bien dans les sorties littéraires qui trop souvent nous dépeignent des situations inspirées des phénomènes sociétaux actuels, et nous laissent encore plus déprimés.
Et puis, il y a l'écriture fluide et limpide d'Olivier Auroy qui nous restitue l'âme de ses personnages d'une manière qui semble toujours si aisée.
Un véritable souffle d'air frais.

7 mars 2021

critique qui n'engage que moi

Un roman mi-autobiographique, mi-fiction
Mais complètement délirant
Complètement déjanté
C'est l'histoire d'un acteur à très grand succès qui se sent en mal de tendresse dans sa villa de milliardaire, qui passe ses journées devant Netflix.
Il croira retrouver l'amour, partira dans des scénarios délirants, l'histoire partira dans tous les sens.
Des gens réels du cinéma américain sont des personnages du roman.
Je n'ai aucune culture du cinéma américain.
Je ne connaissais même pas Jim Carrey.
Et je pense que cette lacune m'a empêchée de savourer le livre.
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'esprit, surtout dans la deuxième partie du livre.
La vie d'acteur doit parfois poser des problèmes d'identité, c'est ce que j'ai ressenti.
Le monde du cinéma est certainement un monde sans pitié et il ne faut pas grand chose pour passer de la gloire à l'oubli.
Je pense que ce livre ravira les amateurs de cinéma, mais pour les autres comme moi, il n'est pas évident à suivre.

McCann, Colum

Bloomsbury

14,75
4 mars 2021

Apeirogon : figure géométrique aux nombres infinis de côtés.
Comme l'est le conflit israélo-palestinien.
Comme l'est ce roman.
Roman qui tient autant de l'essai.
Une véritable prouesse et une grande richesse de documentation.
Une forme très inhabituelle, une présentation originale.
L'amitié improbable entre Rami, l'israélien et Bassam, le palestinien.
La perte d'un enfant pour chacun .
Leur énergie pour se battre pour la paix.
Tout part dans tous les sens en paragraphes numérotés.
Toujours revient l'histoire de Rami et Bassam, répétée encore et encore.
C'est un livre puissant auquel je reconnais d'innombrables et indéniables qualités mais que j'ai lu très difficilement.
Ce fut presque une épreuve.

20,00
25 février 2021

Pauvre Clémence !
Sale type de Thomas !
Elle a été sous sa coupe pendant plusieurs années.
Elle s'est enfuie mais se retrouve meurtrie, blessée jusqu'au plus profond d'elle-même, obsédée par la crainte qu'il ne la retrouve, qu'elle ne retombe dans ses griffes.
Parce que c'est un vrai pervers narcissique dangereux.
Jusqu'au bout on se demande comment elle va s'en sortir.
C'est noir, c'est sombre, c'est du Sandrine Collette.
Mais qu'elle décrit bien l'emprise et ses séquelles.
Heureusement que c'est son talent d''écriture qui nous tient parce que c'est déprimant et angoissant l'état psychologique de Clémence.
Quelle que soit l'histoire qu'elle raconte, Sandrine Collette nous passionne et nous tient en haleine.