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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Rachel et les siens
7 septembre 2020

Palestine

Qui est Rachel, enfant qui aimait raconter des histoires, devenue une dramaturge acclamée sur toutes les grandes scènes du monde ?

Avec ses parents, des Juifs de Palestine, elle habite Jaffa au début du XXe siècle. Ils partagent leur maison avec les Khalifa, des Arabes chrétiens. Les deux familles n’en font qu’une, jusqu’à ce que l’Histoire s’en mêle.

Conflits religieux, guerres… Dans les tempêtes, Rachel tient bon grâce à l’art, à sa vocation absolue pour le théâtre. Elle organise le monde sur scène, tandis que sa vie est agitée d’amours et de deuils, d’obstacles et d’exils.

De Palestine en Turquie, de Turquie en France, elle affronte, intrépide, amoureuse, un monde hostile, créant une œuvre bouleversante.

J’ai aimé suivre Rachel depuis son enfance : sa relation frère-sœur avec Mounir ; sa soeur adoptée Ida dont les parents moscovites sont morts peu après leur arrivée en Israël ; l’exil de sa famille dans un kibboutz.

J’ai aimé qu’elle grandisse au milieu des tissus de la boutique de son père, et qu’elle en fasse plus tard elle aussi son métier.

La retranscription de quelques unes de ses pièces de théâtre ne m’a pas paru essentiel au récit, mais elles illustrent le parcours de Rachel qui, de radicale, met de l’eau dans son vin petit à petit.

Au travers de Rachel, nous suivons l’évolution de l’État de Palestine depuis 1917 jusqu’à nos jours, la partition de ce pays en deux entités qui au départ n’en faisaient qu’une.

Une lecture pleine d’émotions avec des personnages marquant, et un lien familial au-delà du sang.

Un beau parcours de femme qui a su rester fidèle à elle-même malgré les deuils et les exils : Rachel Alkabès, une forteresse de cendres.

L’image que je retiendrai :

Celle des boîtes en argent que fabriquait Monsieur Khalifa dans les années 1915 et dont il confie la cachette à Rachel.

https://alexmotamots.fr/rachel-et-les-siens-metin-arditi/

Petits suicides entre amis
3 septembre 2020

abandon de lecture

Le premier roman de l’auteur traduit en français : ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Celui-ci promettait d’être drôle. Ce fut le cas une fois, lors de l’enterrement du premier jeune homme décédé.

Mais j’ai trouvé le récit trop descriptif : l’origine des personnes qui montent dans le bus ; ce qu’ils mangent ; les noms des animaux qu’ils croisent dont je ne connaissais pas la moitié (le chien viverrin, entre autre).

Leur route offre certes un joli panorama du pays, mais les derniers rebondissements ont eu raison de ma patience et j’ai fini en avance rapide car aucun des personnages n’était attachant.

https://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-7/

Grand frère / roman
7,90
3 septembre 2020

abandon de lecture

Grand frère est chauffeur de VTC. Enfermé onze heures par jour dans sa « carlingue », branché en permanence sur la radio, il rumine sur sa vie et le monde qui s’offre à lui de l’autre côté du pare-brise.

Petit frère est parti par idéalisme en Syrie depuis de nombreux mois. Engagé comme infirmier par une organisation humanitaire musulmane, il ne donne plus aucune nouvelle.

Le sujet était intéressant. Mais les ruminations en mode parlé des cités ont eu raison de ma patience.

Je l’ai terminé en diagonale pour savoir comment le récit se terminait.

https://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-7/

Marseille 73
20,00
3 septembre 2020

abandon de lecture

Le sujet était alléchant : Onze ans après la fin de la guerre d’Algérie, les nervis de l’OAS ont été amnistiés, beaucoup sont intégrés dans l’appareil d’État et dans la police, le Front national vient à peine d’éclore. Des revanchards appellent à plastiquer les mosquées, les bistrots, les commerces arabes. C’est le décor.

Le jeune commissaire Daquin, vingt-sept ans, a été fraîchement nommé à l’Évêché, l’hôtel de police de Marseille, lieu de toutes les compromissions, où tout se sait et rien ne sort. C’est notre héros.

C’est une histoire vraie. C’est une guerre des polices sur fond d’attentats d’extrême droite.

Mais le style sec et sans bavure, sans fioriture, a eu raison de ma patience.

Des descriptions de faits, des enchaînements de rencontres, rien de bien alléchant pour moi.

Une rencontre manquée avec l’auteure.

https://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-7/

L'Herbe de fer

Kennedy William

Belfond

18,00
3 septembre 2020

abandon de lecture

Pourtant un classique de la littérature américaine, je me faisais une joie de lire ce Grand roman.

J’ai tenu une centaine de pages avant d’abandonner.

Il faut croire que j’ai passé l’âge de lire des récits sur les vagabonds magnifiques.

Des dialogues sans queue ni tête, des personnages tellement avinés qu’ils se font manger par les bêtes sauvages.

J’ai refermé le livre sans regret.

https://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-7/