50 ans d'éducation au Québec
Éditeur
Presses de l'Université du Québec
Date de publication
Nombre de pages
312
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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50 ans d'éducation au Québec

Presses de l'Université du Québec

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**Extrait**

Au cours des 50 dernieres annees, le Quebec a connu une grande effervescence
en matiere d'education. Cette intense activite est, pour l'essentiel, le
produit de l'action de l'État, qui a assume, a compter du 13 mai 19641, la
maitrise d'oeuvre d'un systeme d'enseignement public dont il entendait etre
desormais l'architecte, le planificateur, le gestionnaire et le financier.
Certes, il n'a pas agi seul: d'autres acteurs avaient occupe le champ
auparavant, dont le gouvernement federal (en relation avec les universites et
l'enseignement professionnel), les commissions scolaires confessionnelles, a
l'oeuvre depuis le XIXe siecle, les communautes religieuses dans le secteur de
l'enseignement prive, les universites a charte, dont les plus anciennes datent
de l'epoque de la Nouvelle-France, les organisations communautaires en
education des adultes et j'en passe. Neanmoins, force est de constater que la
Revolution tranquille a fait de l'education et de sa democratisation une
priorite collective forte pour les Quebecois, et qu'en consequence, elle est
devenue un champ d'action de premiere importance pour l'État.
Qu'en est-il donc 50 ans plus tard? L'État occupe-t-il toujours la place
conquise dans les annees 1960? D'acteur central du champ qu'il etait, s'est-il
efface au profit d'autres acteurs prives ou civils? A-t-il troque son role de
maitre d'oeuvre pour un role plus efface, plus indirect? A-t-il cesse de
gouverner pour mieux participer a une gouvernance multipartite de l'education
(Lessard, 2006), a titre d'animateur, de chef d'orchestre ou d'arbitre? La
crise des finances publiques et la critique de la bureaucratie, desormais
integrees au discours dominant, ont-elles reussi a legitimer le fait que
l'État s'eloigne quelque peu du champ educatif ou y restreigne l'empan de son
action, faute d'y consentir des moyens credibles? La mondialisation et ses
agents - les organisations internationales, les groupes de reflexion influents
comme le Fraser Institute au Canada, et sa contrepartie quebecoise, l'Institut
economique de Montreal ainsi que les autres instances de coordination inter ou
supraetatiques, comme le CMEC2 ou l'ALENA3 - reduisent-ils la capacite
d'action autonome de l'État et forcent-ils des convergences pour minimiser le
role de l'État au profit des forces du marche? Enfin, l'effacement relatif de
l'État est-il responsable d'une remontee des inegalites en education et
temoigne-t-il d'un certain renoncement a la democratisation du savoir, si
chere a la Revolution tranquille?
Le present ouvrage, qui veut apporter des reponses aux questions precedentes,
est le fruit d'un colloque tenu en 2014 au congres de l'ACFAS, qui portait sur
les 50 ans du ministere de l'Éducation du Quebec. Dans l'esprit du colloque
qui a cherche a comprendre l'evolution du systeme educatif quebecois plutot
que de s'interesser au Ministere lui-meme, a son organisation et a ses
interventions, nous avons voulu degager quelques grands constats de cette
evolution en examinant differents aspects: les politiques, les evolutions au
sein des differents ordres d'enseignement, la gouvernance et les pratiques de
recherche dans l'enseignement postsecondaire.
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