Vivre de la mer, vivre avec la terre… en pays kanak, Savoirs et techniques des pêcheurs kanak du sud de la Nouvelle-Calédonie
Éditeur
Société des Océanistes
Date de publication
Collection
Travaux et documents océanistes
Langue
français
Code dewey
306.099
Fiches UNIMARC
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Vivre de la mer, vivre avec la terre… en pays kanak

Savoirs et techniques des pêcheurs kanak du sud de la Nouvelle-Calédonie

Société des Océanistes

Travaux et documents océanistes

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Si, en Nouvelle-Calédonie, exemple type d’une civilisation de l’igname, les
Kanak assuraient leur autosubsistance essentiellement par l’horticulture des
plantes à tubercules, la pêche n’y jouait pas moins un rôle important.
Activité presque exclusivement masculine, elle était surtout le fait de
certains groupes de parenté, les clans dits pêcheurs, qui pratiquaient
généralement ensemble cette activité coutumière pour nourrir la population et
assurer les échanges coutumiers, même si une autre pêche, plus individuelle et
d’autosubsistance, pouvait être pratiquée par tout un chacun à la condition
qu’elle ne vise pas les poissons coutumiers. Détenteurs des pouvoirs rituels
indispensables à la pratique de la pêche, les clans pêcheurs avaient également
en charge la fabrique des engins nécessaires à la pratique de leur activité,
pirogues comprises. Dans cet ouvrage d’anthropologie maritime, l’auteur nous
présente un inventaire des techniques de pêche traditionnelle et leurs
évolutions techniques depuis la colonisation. Elle en replace les pratiques
dans l’organisation sociale de l’île des Pins et de Goro (au sud de la Grande
Terre), de façon à mettre en lumière les rôles et les fonctions des clans
pêcheurs au sein des ensembles sociopolitiques dans lesquels ils s’inscrivent,
chaque unité de parenté étant détentrice d’un rang et d’une responsabilité
sociale, politique et religieuse (maître de la terre, guetteur-messager,
gardien de magies, orateur, etc.). La fonction de pêcheur peut être détenue
par des groupes de différents statuts politiques (chef, ancien, guerrier...),
dont l’autorité vient de la possession des rituels et magies propitiatoires
correspondantes. Elle semble être la seule à reposer sur une spécialisation
purement technique. Cet ouvrage donne une large place à l’anthropologie, des
techniques et comporte un grand nombre d’illustrations qui, jointes au texte,
décrivent de manière détaillée les divers procédés de pêche et de fabrication,
mais aussi une partie de la vie quotidienne de ces deux sociétés kanak de
l’extrême Sud. Qu’en sera-t-il de ces pratiques dans un avenir proche ?
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