Jardins de sagesse en Chine et au Japon
EAN13
9782021081565
ISBN
978-2-02-108156-5
Éditeur
Seuil
Date de publication
Collection
RELIGION
Nombre de pages
144
Dimensions
19 x 16 x 1 cm
Poids
450 g
Code dewey
712.095
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Jardins de sagesse en Chine et au Japon

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Religion

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Présentation de la série « Jardins de sagesse »

Lieu de recueillement, de culture, de cheminement, d’ouverture au monde, le jardin se présente comme un lieu privilégié de quête spirituelle aussi bien en Asie, en Occident qu’en terres arabo-musulmanes. Trois livres illustrés exploreront la façon dont l’art du jardin propre à ces trois territoires culturels et religieux sert une telle quête. À paraître :Jardins de sagesse d’OccidentetJardins de sagesse d’islam.

L'ouvrage : En Chine et au Japon, le jardin est par excellence le lieu de la sagesse, et l’art du jardin tourné vers la création des conditions de sa réalisation. La sagesse est en effet décrite comme un cheminement : suivre la voie, et le sens premier d’« art » en chinois et japonais, est « planter, cultiver ». Le jardin est ainsi le lieu de la « culture de soi », ou « du cœur », ce que cet essai illustré montre à travers de nombreux exemples. Espace clos constitué par la montagne et l’eau, qui incarnent les principes cosmogoniques opposés et complémentaires dont les interactions donnent naissance à tous les phénomènes, le jardin est un microcosme qui met en relation avec le macrocosme, ouvrant à la quête d’une harmonie avec lui. En un parcours à la fois physique, sensoriel et spirituel, son organisation, ménageant scènes et déplacements, guide l’homme vers un état de disponibilité intérieure et de non-attachement. La prédominance des rochers, formés de mutations telluriques profondes, ouvre l’esprit à l’impermanence, élément essentiel des conceptions bouddhiste, taoïste et confucianiste. Les arbres, ridés, tordus – inutiles – sont l’incarnation même du sage et de ses valeurs morales : rectitude, fermeté d’âme, solitude, etc. Et, plus généralement, l’esthétique du brut et du simple, expression du naturel par opposition à l’artificiel, insère l’homme au sein du tout.

Yolaine Escande est sinologue, spécialiste de la peinture et de l’art des jardins en Chine, directrice de recherche au CNRS. Elle a notamment publié : Résonance intérieure. Dialogue sur l’expérience artistique et l’expérience spirituelle en Chine et en Occident, Klincksieck, 2003.
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