Van der Meersch au plus près
Éditeur
Artois Presses Université
Date de publication
Collection
Études littéraires
Langue
français
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Van der Meersch au plus près

Artois Presses Université

Études littéraires

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  • AideEAN13 : 9782848324289
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Très au-delà de cette région du Nord dont il est l’écrivain emblématique, les
romans de Maxence Van der Meersch ont été les livres-cultes de toute une
génération dans l’entre-deux-guerres : La Maison dans la dune (1932),
L’Empreinte du dieu (Prix Concourt 1936), Corps et Âmes (1943) connurent une
fulgurante popularité – au meilleur sens du mot – avant une éclipse tout aussi
soudaine. Mais, au-delà des légendes, des mineurs, des cabales et des
controverses – au-delà des silences, surtout – qui entourent sa personne et
son œuvre, Van der Meersch reste aujourd’hui encore très largement une énigme.
C’est dans le secret de cet homme et de cette œuvre que nous emmène l’essai de
Térèse Bonte, qui a partagé l’intimité familiale de l’écrivain et retrace ici,
de façon enfin sûre, complète et précise, l’itinéraire biographique mais aussi
intellectuel et spirituel de Van der Meersch, ainsi que la genèse de ses
œuvres, de La Fille pauvre à La Petite Sainte Thérèse. De l’évocation du bébé
Max à celle de l’écolier Vander, de l’étudiant au visage tout droit sorti d’un
tableau de Vélasquez à l’amoureux de vingt ans, de l’avocat fragilisé par sa
propre véhémence à l’agonisant dans le secret des dunes, une figure beaucoup
plus complexe surgit alors, grave et ardente, entière et nuancée à la fois, à
l’image de cette œuvre qu’on a trop vite démodée en la réduisant à sa charge «
moraliste », à sa vision « manichéenne », ou en la reléguant au magasin de
curiosités régionales, rayon « folklore et traditions du Nord »...
Savoureusement reconstitués grâce à une enquête alimentée par des documents et
témoignages de première main auxquels l’auteur a eu un accès privilégié, mais
aussi par les souvenirs personnels puisés dans la saga familiale, c’est toute
une époque, toute une histoire et tout un pays que fait revivre Térèse Bonte.
À travers les évocations pittoresques ou pathétiques des scènes, des
ambiances, des décors, des personnages et des épisodes les plus marquants de
la vie et de l’œuvre de Maxence Van der Meersch, voici d’abord le Roubaix
d’Invasion 14 ou de Quand les sirènes se taisent, avec ses cafés-concerts et
ses luttes sociales, sa misère et sa liesse. Et Dunkerque la frontalière, et
Anvers l’opulente, et Bruges la vive de La Maison dans la dune, de Maria fille
de Flandre ou de L’Empreinte du dieu – et tant d’autres décors, de Flandre ou
d’Artois, amoureusement arpentés par Van der Meersch. Mais c’est surtout un
magnifique portrait que l’on va trouver dans cet ouvrage : celui d’un homme et
d’un écrivain animé par la plus liante exigence et la plus parfaite intégrité
dans ses convictions, dans ses passions, dans ses combats, dans son art – dans
son destin incandescent ici retracé au plus près.
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