Écrire la frontière, Walter Scott ou les chemins de l’errance
Éditeur
Presses Universitaires de Provence
Date de publication
Collection
Textuelles
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Écrire la frontière

Walter Scott ou les chemins de l’errance

Presses Universitaires de Provence

Textuelles

Offres

  • AideEAN13 : 9791036550683
    • Fichier PDF, libre d'utilisation
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    9.99

Autre version disponible

Homme de la frontière, Walter Scott est bien placé pour écrire sur cette
limite à la fois concrète, topologique et abstraite, théorique. Né entre deux
âges, à Édimbourg, capitale écossaise aux deux visages divisée entre la
Vieille Ville et la Ville Nouvelle, il est issu d’une puissante famille
frontalière et a passé sa jeunesse dans les Borders, zone de marche entre
l’Angleterre et l’Écosse, avant de s’y installer définitivement. Structure
charnière et conjonctive, la frontière est la véritable héroïne de sa série
des "Waveley Novels" dont le nom est tiré du titre du premier roman publié il
y a deux cents ans. L’œuvre de Scott est d’entrée de jeu placée sous le signe
du déplacement et plus particulièrement de l’errance qui fait référence à un
voyage interminable et sans but précis. Waverley, le prénom du personnage
éponyme, vient en effet du verbe « waver » qui, certes, signifie hésiter en
anglais, mais qui a aussi le sens d’errer, de vagabonder en écossais
vernaculaire où il est employé comme un synonyme du verbe « wander ». Les
intrigues romanesques reposent sur ces jeux de traversées transfrontalières, à
la fois physiques et symboliques, qui sont l’occasion d’épreuves initiatiques
transgressives en accord avec l’autre sens du mot errance, synonyme de
défiance et d’erreur. Cette monographie s’interroge sur le rôle de la
frontière chez Scott dans le contexte littéraire des récits de voyage sur
l’Écosse avec Defoe, Pennant ou encore Johnson et Boswell, et dans le cadre
historique de la tradition du voyage au XVIIIe siècle. L’objet de cette étude
sur l’écriture de la frontière, et notamment du voyage erratique, est de
dégager une voie du milieu que nous qualifierons de scottienne, c’est-à-dire
propre à l’écrivain.
S'identifier pour envoyer des commentaires.