Lire, copier, écrire, Les bibliothèques manuscrites et leurs usages au XVIIIe siècle
Éditeur
CNRS Éditions via OpenEdition
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Les bibliothèques manuscrites et leurs usages au XVIIIe siècle

CNRS Éditions via OpenEdition

Histoire

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L’histoire de la lecture fait désormais partie des domaines privilégiés de la
recherche en sciences humaines. Or un aspect majeur de cette histoire est
resté jusqu’ à ce jour peu exploré : la tradition des cahiers « d’extraits » -
autrement dit l’art de constituer une bibliothèque choisie à partir de notes
de lecture recopiées. Depuis la Renaissance, ces recueils d’extraits font
office d’anthologies personnelles dans lesquelles le lecteur stocke, selon des
règles plus ou moins précises, les expressions et les idées des auteurs
consultés, constituant par là un butin de citations directement utiles à ses
propres productions. Substituts commodes de bibliothèques plus vastes, ces
recueils de notes ont exercé une influence cruciale sur la littérature
européenne moderne. Le XVIIIe siècle joue un rôle ambigu dans l’histoire de
cette pratique. D’un côté, il soumet l’art de l’extrait à une critique acérée.
D’un autre, il continue à se livrer avec application à cet exercice. C’est
donc l’exploration d’un paradoxe qu’entend engager le présent ouvrage, en
analysant la tradition culturelle qui sous-tend la pratique de l’extrait et en
étudiant les bibliothèques manuscrites de quelques écrivains caractéristiques
(Shaftesbury, Montesquieu, Winckelmann, Lichtenberg, Hamann, Herder, Jean
Paul, Heinse, Louis Sébastien Mercier).
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