Faïence fine et porcelaine, Les hommes, les objets, les lieux, les techniques
Éditeur
Presses universitaires du Midi
Date de publication
Collection
Méridiennes
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Faïence fine et porcelaine

Les hommes, les objets, les lieux, les techniques

Presses universitaires du Midi

Méridiennes

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  • AideEAN13 : 9782810710157
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Au XIXe siècle, progrès techniques et mutation des goûts provoquent le déclin
de la faïence stannifère. L’invention de nouvelles pâtes cuisant blanc et
l’introduction au milieu du XVIIIe siècle en Angleterre des procédés de décor
par impression ouvrent la voie à la mécanisation de la fabrication, au passage
de l’artisanat à l’industrie, qui marqueront durant un siècle l’âge d’or de la
faïence fine. Parallèlement, la mode pour les arts d’Extrême-Orient pousse
aussi les céramistes à s’intéresser aux matières dures tels les grès et les
porcelaines encore au détriment de la faïence stannifère. Toutefois, cette
dernière ne disparaît pas pour autant ; aux ouvriers se joignent les peintres
de renom qui optent aussi pour ce support et la main des maîtres artisans ou
artistes demeure irremplaçable face à la machine qui reproduit à l’infini des
motifs jugés sans âme. Négligée par les historiens pour lesquels elle a le
défaut de ne pas appartenir aux secteurs leaders de ce qu’il est convenu de
nommer « révolution industrielle », qualifiée longtemps « d’art mineur » par
les historiens de l’art, la faïence fine – comme une partie de la porcelaine
du XIXe siècle – portait en elle le discrédit qui touche le produit
industriel. Oubliée par la recherche institutionnelle – comme le reste de la
céramologie – délaissée par les érudits locaux et les amateurs d’art qui lui
préféraient les céramiques aux couleurs chatoyantes, elle connaît aujourd’hui
un regain d’intérêt et prend sa place dans les collections.
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