Une mort dans la famille
EAN13
9782267021431
ISBN
978-2-267-02143-1
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
TITRES (titre 127)
Nombre de pages
443
Dimensions
18 x 11 x 2 cm
Poids
320 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
850
Fiches UNIMARC
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Une mort dans la famille

De

Traduit par

Christian Bourgois

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Largement autobiographique – James Agee a perdu son père à l’âge de six ans - ce texte saisissant raconte la douleur et les sentiments confus des membres d’une famille à la mort tragique de l’un d’entre eux dans un accident de voiture.

Le livre est divisé en trois parties. La première nous présente la famille: Jay le père, Mary la mère, Rufus (James Agee), Catherine la petite sœur, les grands-parents, des oncles, des tantes... Tous vivent ensemble et en harmonie. La deuxième partie est conçue comme un huis-clos. Mary et sa tante Hannah, dans l'angoisse de l'attente, s’interrogent sur le fait de savoir si Jay est mort ou non. Lorsque la funeste nouvelle est confirmée, les parents d’Hannah et son frère Andrew se joignent à elles. La première soirée de deuil, où les pleurs se mêlent aux fous rires, est d'un réalisme incroyable. La troisième partie commence le lendemain du décès et s’intéresse plus particulièrement aux enfants, Rufus et Catherine, la façon dont ils vivent cette perte, dans leurs moindres gestes.

Une Mort dans la famille constitue un face-à-face soudain et inattendu avec la mort qui dévoile chacun aux autres et provoque la confrontation de réactions opposées, entre croyants fatalistes noyant leur peine dans la confiance en la décision divine et agnostiques révoltés en lutte contre l’absurdité et l’incohérence du sort.

James Agee est né à Knoxville, Tenessee, en 1909. Après la mort de son père, il a effectué ses études dans différents états des États-Unis, les achevant à l’Université de Harvard. En 1936, le magazine Time-Life lui commande un reportage sur les conditions de vie des pauvres de l’Alabama. Il le réalise en compagnie du photographe Walker Evans. Finalement refusé par le journal, ce texte inclassable, devenu un classique, est publié en 1940 sous le titre Louons maintenant les grands hommes. James Agee est également l’auteur de nombreux autres ouvrages, aussi bien de poésie, de recueils de nouvelles, de romans que d’essais critiques. En 1958, il a reçu le Prix Pulitzer pour Un mort dans la famille, dans lequel il fait écho à son enfance. Il a par ailleurs été un critique de cinéma influent pour les magazines Time et The Nation et a collaboré à l’écriture des scénarii de The African Queen de John Huston et de La nuit du chasseur de Charles Laughton. Il est mort en 1955 d’une crise cardiaque dans un taxi new yorkais.

James Agee a reçu le prix Pulitzer en 1958, à titre posthume, pour Une mort dans la famille

« Exceptionnellement lyrique, délicate et introspective, l’écriture intuitive d’Agee n’est pas sans évoquer l’art cinématographique : au gré de "scènes-chapitres" (pour reprendre l’expression de Queval) construites par l’amoncellement systématique de détails et d’impressions visuelles, s’illustre ce souci permanent d’objectivité et de perfection par lequel il semble vouloir donner corps au fictif. Le plus important n’est toutefois pas là : le texte tout entier est animé d’une force lyrique, poétique et romantique à laquelle, à l’instar d’un William Blake (dont il citait un long extrait dans Louons maintenant les grands hommes), Agee semble accorder un statut presque magique. De là, peut-être, l’intensité et la puissance d’émotion de ce roman exalté et fascinant où se mêlent, dans une ronde étourdissante le tragique, le comique et l’absurde. Empruntant à la technique d’Henry James, le romancier relate les événements au travers du prisme autobiographique du regard d’un enfant de six ans (l’âge d’Agee lui-même lorsqu’il perdit son propre père) ; magnifié par la bousculade de ses sensations (lucidité précoce et conscience de la mort d’une part, mais aussi difficulté à prendre réellement conscience des faits et, même, fierté pathétique de ce statut d’orphelin), l’autoportrait est d’une force saisissante. Lecture […] inoubliable, Une Mort dans la famille donne toute la mesure du talent de James Agee, figure singulière et méconnue de la littérature américaine contemporaine. » (Bernard Quiriny, Chronic’art)

« Dernier livre de l'auteur, Une mort dans la famille est autobiographique. Un homme se tue dans un accident de voiture, laissant une femme et deux enfants en bas âge. Comment un enfant perçoit-il la mort ? Le thème n'est pas nouveau, et pourtant les dialogues entre adultes et enfants, les monologues, tout ce qui peut hanter l'esprit d'un petit garçon – religieux – confronté à la disparition de son père semblent n'avoir jamais eu de précédent. La structure du livre, où textes en italiques et chapitres narratifs alternent de façon à créer de judicieux effets de flash-back ou de changements de point de vue, contribue à cette réussite. À tout niveau donc, un très beau livre. » (Isabelle Rossignol, Livres Hebdo)

Sur Brooklyn existe :

« Cette œuvre est à la fois descriptive, panoramique et composée comme une symphonie ou un set de jazz. James Agee glisse d'une rue à l'autre, d'une allée bourgeoise à un terrain vague. [...] Un magnifique carnet de voyage polyphonique. » (Christine Ferniot – Télérama)
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