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Et après ? #15 Contre l'esprit de défaite, l'esprit de conquête
Éditeur
Humensis
Date de publication
Collection
Et après ?
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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Et après ? #15 Contre l'esprit de défaite, l'esprit de conquête

Humensis

Et après ?

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  • AideEAN13 : 9791032916551
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    1.99
« La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre » : cette
formule que le général de Gaulle fit placarder sur les murs de Londres à l’été
1940 résume pour nous, Français, l’esprit de résistance. Lorsque tout est
perdu, il reste l’espérance. Lorsque l’espérance demeure, le combat reste
possible.À partir de l’été 2020, il était prévu de commémorer les appels du
général de Gaulle à la résistance et au combat pour en retrouver l’élan. Nul
n’avait prévu que quatre-vingts ans plus tard presque jour pour jour, ces
actes de mémoire seraient obscurcis par un autre combat : celui que nous
menons, à l’instar de toutes les nations, contre la pandémie.L’usage par le
président de la République française de la métaphore guerrière pour décrire ce
combat a été contesté. Destinée à frapper les esprits (ce qu’elle fit), cette
métaphore sembla ensuite exagérée. La mobilisation de ressources techniques,
scientifiques, humaines, morales et patriotiques qu’exige la lutte contre le
coronavirus ressemble pourtant aux moyens que requiert une guerre. Le
consentement du peuple français à la suspension de libertés fondamentales,
l’intensité des efforts des soignants, leur corps-à-corps quotidien avec la
mort dessinent des conditions point éloignées de l’état de guerre. Aucun
soldat du reste ne songerait à placer le courage et le dévouement des
soignants dans la course de vitesse contre la maladie en deçà des vertus
démontrées par les militaires sur les théâtres d’opération.Sans doute la
métaphore présidentielle n’allait-elle pas jusqu’à faire référence à un autre
état de guerre qu’avait connu notre pays : celui de juin 1940. Alors comme
maintenant, l’effondrement des capacités opposées à l’ennemi fut rapide,
brutal et sidérant. Il a suffi de quelques jours à la France de 1940 pour
constater qu’elle s’était fourvoyée depuis des années dans ses anticipations
stratégiques et n’avait pas installé un dispositif à la hauteur de la
menace.De même, en 2020, l’épidémie a frappé une France qui se croyait prête
mais qui ne l’était pas. Pour des raisons qui restent à déterminer, nous avons
confié la santé publique aux épigones du général Gamelin. Surpris de ne
pouvoir s’appuyer sur un appareil administratif qu’il croyait paré, le
gouvernement français a chancelé, comme le randonneur qui n’aperçoit pas le
trou sous la couche de feuillage faisant paraître ferme le chemin.Le
gouvernement dut construire en temps de crise l’arsenal qu’il est de bonne
gouvernance de préparer par temps calme. Le pays dut se résigner à accepter de
la part de son système de santé publique ce que jamais il n’aurait accepté de
ses armées.Alors oui, nous avons perdu une bataille. Nos lignes ont été
transpercées. Il a fallu déclencher un niveau d’alerte sans précédent.La
ressemblance va plus loin encore. Présentation de la collection : Et après ?
Notre monde post-coronavirus ne sera sans doute plus le même. Quel sera le
rôle de l’État ? Doit-on remettre en cause la mondialisation ? Doit-on se
méfier ou s’appuyer davantage sur les scientifiques ? Autant de questions, et
bien d’autres, sur lesquelles il faudra se pencher.Les Éditions de
l’Observatoire, depuis leur création, ont l’ambition d’anticiper et de créer
les débats d’idées. Nous continuons donc notre mission dans cette période
propre à la réflexion en publiant de courts livres numériques qui amorcent
déjà les thèmes de ce « monde d’après ». Nos auteurs ont répondu présents,
conscients de former au sein de leur maison d’édition une véritable communauté
de pensée. Muriel Beyer Directrice des Éditions de l’Observatoire
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