NOUVEAU : Pour le retrait de vos commandes déjà payées, ouverture d'un accès indépendant place du Maréchal Leclerc. Sonnez à la porte rouge.

Trégor, Goëlo, Penthièvre, Le pouvoir des Comtes de Bretagne du XIe au XIIIe siècle
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Trégor, Goëlo, Penthièvre

Le pouvoir des Comtes de Bretagne du XIe au XIIIe siècle

Presses universitaires de Rennes

Histoire

Offres

  • AideEAN13 : 9782753567276
    • Fichier PDF, libre d'utilisation
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    10.99
Le destin des Comtes de Bretagne (ou Eudonides), branche cadette de la
dynastie ducale des comtes de Rennes, conduit à s’interroger sur l’unité
politique et juridique de la Bretagne de l’an mil à l’intégration de cette
principauté dans l’ordre capétien au début du XIIIe siècle. À l’instar de
celle du royaume de France, une unité politique ne fut guère possible tant que
les forces centrifuges l’emportaient sur les éléments de réassociations. En
l’occurrence, la rivalité qui opposa les Eudonides à la dynastie ducale dès le
second XIe siècle ne fut définitiviment réglée que par Philippe Auguste qui
permit à un duc capétien désormais incontesté de construire une « identité »
bretonne autour de sa maison. Ce serait cependant à tort que l’on
considèrerait la Bretagne traverser aux XIe-XIIe siècles une période
d’anarchie : les lignages comtaux surent globalement conserver le contrôle de
leurs ressorts respectifs face aux velléités d’indépendance des châtelains.
Dominant les comtés de Guingamp et de Lamballe en Bretagne nord soit les
territoires du Trégor, du Goëlo, de Penthièvre et celui de Richmond outre-
Manche, les Eudonides offrent l’image d’une noblesse de Bretagne étroitement
liée à celle des principautés et royaumes voisins. Cette interdépendance de la
noblesse d’Occident interdit d’opposer une Bretagne méridionale, proche de la
Loire, supposée « ouverte aux influences extérieures », et une Bretagne
septentrionale considérée comme « davantage refermée sur elle-même ». Outre
l’implication des Eudonides dans les grandes affaires politiques de l’Occident
chrétien, l’émergence des comtés de Guingamp, Lamballe et Richmond n’est pas
sans rappeler celle d’autres « comtés castraux » en Normandie, Flandre ou au
sud de la France. De même, les pratiques successorales des Eudonides
témoignent d’un « esprit communautaire » observable dans bien d’autres hauts
lignages du royaume.
S'identifier pour envoyer des commentaires.