NOUVEAU : Pour le retrait de vos commandes déjà payées, ouverture d'un accès indépendant place du Maréchal Leclerc. Sonnez à la porte rouge.

La Comédie Screwball hollywoodienne 1934-1945, Sexe, amour et idéaux démocratiques
Éditeur
Artois Presses Université
Date de publication
Collection
Lettres et civilisations étrangères
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

La Comédie Screwball hollywoodienne 1934-1945

Sexe, amour et idéaux démocratiques

Artois Presses Université

Lettres et civilisations étrangères

Offres

  • AideEAN13 : 9782848324326
    • Fichier PDF, libre d'utilisation
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    12.99

Autre version disponible

Comment expliquer le succès considérable des comédies loufoques américaines
des années 1930 ? Rencontres, coups de foudre, ruptures, divorces,
remariages... Ces vaudevilles sentimentaux ont répondu aux attentes d’une
classe moyenne en plein essor, avide de libéralisation des mœurs, par des
intrigues audacieuses, un humour verbal et le recours aux recettes du
burlesque muet. Dirigées par des spécialistes du comique (Hawks, LaCava,
Leisen, Ruggles...), incarnées par les stars les plus marquantes de cette
décennie (Claudette Colbert, Irene Dunne, Clark Gable, Cary Grant, Katharine
Hepburn... ), elles forment la comédie screwball, « sous-genre » prolifique de
l’entre-deux-guerres, qui continue d’inspirer aujourd’hui la « comédie
romantique » au cinéma. Elle s’est fixée deux missions contestataires :
railler les normes sociales et les représentants de l’ordre établi, et faire
un sort aux clichés de la représentation du masculin et du féminin. À la
croisée des travaux récents sur le classicisme hollywoodien et le genre au
cinéma, cette étude appuyée sur un corpus de cent trente films replace la
comédie screwball dans son contexte institutionnel et l’envisage sous son
aspect le plus marquant : sa fonction communicationnelle et sociale.
Sévèrement contrôlés par la censure interne hollywoodienne, ces films ont
développé une esthétique verbale et visuelle spécifique, qui se traduit par
une rhétorique du contournement et de l’atténuation. Le genre délivre aussi un
message politique, en participant au débat démocratique avec ses
interrogations sur les questions d’intimité, d’espace privé et public. Le
discours amoureux et conjugal y réaffirme les valeurs fondatrices de la
société américaine : la liberté d’expression, le libre consentement et
l’engagement contractuel.
S'identifier pour envoyer des commentaires.