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De Charcot à Charlot, Mises en scène du corps pathologique
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Spectaculaire | Cinéma
Langue
français
Fiches UNIMARC
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De Charcot à Charlot

Mises en scène du corps pathologique

Presses universitaires de Rennes

Spectaculaire | Cinéma

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  • AideEAN13 : 9782753561618
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De Charcot à Charlot : Mises en scène du corps pathologique, publié en anglais en 2001, est le premier livre à proposer une analogie entre le spectacle populaire et l'hystérie à l'hôpital dans le dernier tiers du XIXe siècle. Il met en lumière un rapport direct entre la gestuelle des hystériques et celle des artistes du café-concert et du cinéma burlesque. Chanteurs et comiques s'emparent du langage corporel de l'hystérie avec ses mouvements saccadés, automatiques et convulsifs, rehaussés de tics et grimaces, pour inventer un nouveau répertoire gestuel. De nouveaux genres sont créés : le Chanteur Agité, le Comique Idiot ou encore la Chanteuse Épileptique (dont Mistinguett). Les symptômes psychopathologiques sont ainsi à la source d'une esthétique nouvelle, perçue comme l'incarnation de la modernité. Les premiers films comiques français reprennent ce répertoire de mouvement frénétique. Il s'agit d'un moment culturel en France où l'imprégnation de la culture populaire par le savoir médical est exceptionnelle, vulgarisé par maints articles sur l'hystérie et l'hypnose dans la presse. Le livre s'attache aussi – et c'est une deuxième contribution majeure – à repérer et analyser les réactions physiologiques des spectateurs. Dès 1880, les expériences en psychophysiologie sur les phénomènes d'imitation démontrent en effet que la simple vue d'un mouvement chez autrui donne lieu à l'ébauche du même mouvement chez le spectateur (ce que confirmera la découverte récente des « neurones-miroirs »). Explorant les ramifications de cette imitation inconsciente chez les spectateurs autour de 1900, l'auteure propose ainsi une nouvelle théorie de la réception du spectacle par le public, tant au café-concert que dans les numéros de magnétiseurs et dans les premiers films burlesques.
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