La noblesse et la croisade à la fin du Moyen Âge, France, Bourgogne, Bohême
Éditeur
Presses universitaires du Midi
Date de publication
Collection
Méridiennes
Langue
français
Fiches UNIMARC
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La noblesse et la croisade à la fin du Moyen Âge

France, Bourgogne, Bohême

Presses universitaires du Midi

Méridiennes

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  • AideEAN13 : 9782810709663
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Encore au XIXe et au XVe siècle, la croisade garde une vivacité étonnante dans
la mémoire des hommes et dans leurs projets. Naturellement, la noblesse se
révèle le groupe social le mieux disposé à son égard : le combat contre les
infidèles est devenu un ornement chevaleresque. Les romans s’emplissent du
récit des exploits de Charlemagne et de Godefroi de Bouillon, les ordres
militaires conservent un prestige bien supérieur à ce qu’on écrit parfois, et
les nobles de tout l’Occident s’en vont sur les frontières de la chrétienté,
en Prusse ou en péninsule Ibérique, éprouver leur valeur face aux ennemis de
la Croix. Faute de pouvoir embrasser le phénomène dans toute l’étendue de sa
géographie, nous avons fait le choix de ne traiter, dans ce volume, que de la
France, de la Bourgogne et de la Bohême. Pour les contemporains, la France, et
plus encore son souverain, sont naturellement associés à l’idée de croisade,
qu’il s’agisse de la récupération de la Terre sainte ou de la défense de la
chrétienté contre les Ottomans. Aux côtés de la France, la Bourgogne tient un
rang privilégié car, profitant de la faiblesse de leurs voisins, ses ducs ont
opéré une translatio qui leur a permis de se présenter comme les plus aptes à
relever le défi turc. Enfin, la Bohême mérite une attention toute
particulière. Dans les années 1420, les nobles hussites se trouvent dans la
situation inédite de devoir défendre par les armes leurs choix religieux et de
conduire une guerre qu’ils jugent sainte face aux croisés mandatés par
l’autorité pontificale. Confrontés à l’hostilité du pape, sans subir
directement le péril musulman, ils ne tournent pourtant pas le dos à la
chrétienté latine et manifestent, au contraire, le désir de prendre leur part
de sa défense. En Bohême se trouvent ainsi noués beaucoup des enjeux qui sous-
tendent le problème des conflits interconfessionnels en Europe à la fin du
Moyen Âge.
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