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Esquisses martiniquaises
Éditeur
La Gibecière à Mots
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Esquisses martiniquaises

La Gibecière à Mots

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  • AideEAN13 : 9782374636023
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    1.99
**Lafcadio Hearn** (1850-194)

"Lorsque vous vous trouvez pour la première fois, par un jour sans ombres, à
Saint-Pierre, la délicieuse ville des Antilles, pour peu que vous ayez le sens
de la poésie et des souvenirs classiques, il se glissera dans votre
imagination une impression de « déjà vu » il y a très, très longtemps de cela,
vous ne sauriez dire où. Cette sensation est comparable à celle d’un rêve,
d’un rêve très heureux, dont vous n’avez gardé qu’un souvenir imprécis. La
simplicité et la solidité de l’architecture bizarre, l’excentricité des rues
gaies et étroites tout embrasées de chauds coloris, les teintes des toits et
des murs, vieillis par des striures et des tâches vertes et grises de
moisissures, l’absence surprenante de châssis aux fenêtres, de vitres, de becs
de gaz et de cheminées, la délicatesse de fleur du ciel bleu, la splendeur de
la lumière tropicale et la chaleur du vent tropical, – tout cela vous produira
moins l’impression d’une scène d’aujourd’hui que la sensation de quelque chose
qui a été et qui n’est plus. Lentement ce sentiment se précise avec le plaisir
que vous prenez dans l’éclat coloré des costumes, dans la demi-nudité des
silhouettes des passants, dans la grâce puissante des torses basanés comme le
métal de statues, dans la courbe arrondie de bras et de jambes dorés comme des
fruits tropicaux, dans la grâce des altitudes, dans l’harmonie inconsciente
des groupements, dans les draperies et les plis des robes légères qui
oscillent au balancement des hanches libres, dans la symétrie sculpturale des
pieds nus. Vous regardez les rues citrines de haut en bas, là-bas vers
l’éblouissante clarté bleue, où la mer et le ciel se confondent, là-haut vers
la verdure perpétuelle des montagnes boisées, – et vous vous émerveillez du
moelleux des tons, de la netteté des lignes dans la lumière, de la diaphanéité
des ombres colorées..."

Lafcadio Hearn, charmé par l'île et ses habitants, a vécu deux ans à la
Martinique. Il trace un portrait de "l'île des revenants", comme il la
surnommait, mêlant ethnographie, folklore et bien d'autres choses...
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