J'aurais voulu pouvoir vous les montrer
Éditeur
G3J Éditeur
Date de publication
Langue
français
Langue d'origine
anglais
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J'aurais voulu pouvoir vous les montrer

G3J Éditeur

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  • AideEAN13 : 9791092267082
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    20.30
Satyajit Ray, feu mon père, publia en 1976 son premier recueil d'articles en anglais. Our Films. Their Films demeura son unique livre sur le cinéma en cette langue jusqu'à la parution du présent volume – qui comprend des articles écrits à partir de 1949, donc avant qu'il ne devienne cinéaste. Il y avait déjà quelque temps que notre Société avait décidé de réunir en un livre (ou plusieurs) les articles de mon père publiés, de manière dispersée, dans différents journaux et magazines dans notre pays et à l'étranger. Mais nous n'avions pas la moindre idée de leur nombre exact. Mon père n'a jamais pris un soin méticuleux de ses textes publiés. Nous avions, toutefois, dans nos archives, un petit nombre d'articles. Pour les autres, nous avons lancé une recherche qui s'est avérée difficile car la plupart des quotidiens et périodiques où ils avaient paru avaient cessé d'exister. Au bout du compte, nos efforts nous ont permis de retrouver un certain nombre d'essais et d'entretiens, de longueur variable, qui semblaient fournir, par leurs qualités, la matière d'un livre digne de ce nom. La recherche se poursuit. Ces textes, qui étaient depuis longtemps inaccessibles aux lecteurs contemporains, offrent des aperçus révélateurs sur l'évolution de la pensée de mon père sur certains aspects du cinéma comme art visuel, sur son propre métier de cinéaste et sur son point de vue sur ces autres grands réalisateurs que sont Chaplin, Bergman, Godard et Antonioni. Sandip Ray « C'est vrai. Pendant un an, j'essayais de vendre le scénario, de démarcher. Personne ne voulant l'acheter, je décidai finalement de me lancer car nous voulions quelques séquences pour prouver que nous n'étions pas incapables de faire des films. Je retirai donc de l'argent de mon compte-épargne. Nous commençâmes à tourner et tombâmes rapidement à court d'argent. Je revendis ensuite des livres d'art, des disques et quelques bijoux appartenant à mon épouse. Nous rassemblâmes ainsi un peu d'argent, qui s'ajoutait au salaire que je gagnais en qualité de directeur artistique. Tout passa en produits de première nécessité, la location d'une caméra, les transports et ainsi de suite. Je n'avais plus rien à revendre. » Satyajit Ray, à propos de la difficulté à tourner son premier film Pather Panchali (La Complainte du sentier) en 1955 qui le rendra célèbre dans le monde entier.
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