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Itinéraire de Buenos-Aires à Lima
Éditeur
Éditions de l’IHEAL
Date de publication
Collection
Travaux et mémoires
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Itinéraire de Buenos-Aires à Lima

Éditions de l’IHEAL

Travaux et mémoires

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Le Lazarillo de ciegos caminantes, malgré le premier mot de son titre, n'a
rien de commun avec Lazarillo de Termes, si ce n'est que ce malicieux héros
sert à dénommer la profession par laquelle il débuta. Le guide d'aveugle est,
dans le cas présent, le « guide des voyageurs inexpérimentés » de Buenos-Aires
à Lima. C'est un itinéraire. Il a fait son apparition à Lima au début de 1776
avec une fausse indication de lieu et de date : Gijón 1773. Bien qu'il ait
pris sa place dès O. Rich (1835) dans la bibliographie américaine, il a été
réimprimé pour la première fois en 1908 par la Junta de Historia y Numismática
Americana de Buenos-Aires, avec une préface de Leguizamón. Il restait un livre
rare. En 1938, Ventura Garcia Calderón l'a inclus dans sa Biblioteca de
Cultura Peruana publiée à Paris. Depuis, on l'a réimprimé trois fois, dont
deux en de populaires collections espagnoles. Le voici offert aux lecteurs de
langue française. Or pour la première fois, en conclusion des recherches qui,
depuis un demi-siècle, l'ont rendu moins énigmatique, ce livre est
irrévocablement rendu ici à celui que de bons juges, comme F. Monjardin et R.
Porras Barrenechea, considéraient déjà comme son seul et unique auteur : Don
Alonso Carrió de la Vandera (ou Bandera). Nous laissons pourtant à celui-ci le
drolatique sobriquet dont il a affublé le personnage mêlé à sa mystification :
les éditeurs récents ont à bon droit retenu Concolorcorvo comme un nom de
guerre « sonore et significatif ». On doit louer le sûr instinct avec lequel
Argentins et Péruviens ont élu cet ouvrage comme un des monuments littéraires
représentatifs de leur XVIIIe siècle colonial. Mais le temps est venu de lui
ôter la douteuse auréole d'indigénisme qu'il devait à la supercherie de Don
Alonso. Cet inspecteur des Postes en mission n'a prêté ni sa plume ni son
journal au Don Calixto Bustamante Carlos Inga dont il a mis le nom au
frontispice de la première édition clandestine de notre Itinéraire. Il est
rare qu'une mystification ne réussisse pas, peu ou prou. Celle-ci a fait son
temps. Don Calixto, métis ou indien, dont nous ignorons quelle proportion de
sang royal coulait dans ses veines, n’a plus aucun titre à figurer dans
l'histoire littéraire du Nouveau Monde, même comme un parent pauvre de l’Inca
Garcilaso de la Vega, authentique fondateur de la littérature péruvienne.
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