Bullshit Jobs
Éditeur
Éditions Les Liens qui libèrent
Date de publication
Collection
Les Liens Qui Libèrent
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Fiches UNIMARC
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  • Aide EAN13 : 9791020906342
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  • Aide EAN13 : 9791020906359
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Alors que le progrès technologique a toujours été vu comme l’horizon d’une
libération du travail, notre société moderne repose en grande partie sur
l’aliénation de la majorité des employés de bureau. Beaucoup sont amenés à
dédier leur vie à des tâches inutiles, sans réel intérêt et vides de sens,
tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution
à la société.

C’est de ce paradoxe qu’est né et s’est répandu, sous la plume de David
Graeber, le concept de « bullshit jobs » – ou « jobs à la con », comme on les
appelle en français.

Dans son style unique, virulent et limpide, l’auteur procède ici à un examen
poussé de ce phénomène. Il soutient que, lorsque 1 % de la population contrôle
la majeure partie des richesses d’une société, ce sont eux qui définissent les
tâches « utiles » et « importantes ». Mais que penser d’une société qui, d’une
part, méprise et sous-paie ses infirmières, chauffeurs de bus, jardiniers ou
musiciens ‒ autant de professions authentiquement créatrices de valeur ‒ et,
d’autre part, entretient toute une classe d’avocats d’affaires, d’actuaires,
de managers intermédiaires et autres gratte-papier surpayés pour accomplir des
tâches inutiles, voire nuisibles ? Graeber s’appuie sur les réflexions de
grands penseurs, philosophes et scientifiques pour déterminer l’origine de
cette anomalie, tant économique que sociale, et en détailler les conséquences
individuelles et politiques : la dépression, l’anxiété et les relations de
travail sadomasochistes se répandent ; l’effondrement de l’estime de soi
s’apparente à « une cicatrice qui balafre notre âme collective ».

Sa démonstration est émaillée de témoignages éclairants envoyés par des
salariés de tous pays, récits tour à tour déchirants, consternants ou
hilarants. Il y a le consultant en informatique qui ne possède aucune des
qualifications requises pour le poste, mais qui reçoit promotion sur
promotion, bien qu’il fasse des pieds et des mains pour se faire virer ; le
salarié supervisé par vingt-cinq managers intermédiaires dont pas un seul ne
répond à ses requêtes ; le sous-sous-sous-contractant de l’armée allemande qui
parcourt chaque semaine 500 kilomètres en voiture pour aller signer un papier
qui autorisera un soldat à déplacer son ordinateur dans la pièce d’à côté…

Graeber en appelle finalement à une révolte du salarié moderne ainsi qu’à une
vaste réorganisation des valeurs qui placerait le travail créatif et aidant au
cœur de notre culture et ferait de la technologie un outil de libération
plutôt que d’asservissement, assouvissant enfin notre soif de sens et
d’épanouissement.
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