Le Jeu d'échecs
  •  
EAN13
9791097417109
ISBN
979-1-09-741710-9
Éditeur
Viviane Hamy
Date de publication
Collection
Domaine Français - les Aînés
Nombre de pages
197
Dimensions
22 x 14 x 1 cm
Poids
240 g
Fiches UNIMARC
S'identifier

Offres

Autre version disponible

« Lorsque tu m'as demandé, Stevan, si je t'écrirais, je t'ai dit que je répondrais à tes lettres, mais que je ne t'écrirais plus la première. »



Un soir que nous étions devant le feu, Claude me dit : « Si j’étais un homme, je t’épouserais. » Je m’entendis lui répondre : « Si j’étais un homme, je t’épouserais, mais pas si j’étais une femme. » Pourquoi ? « Parce que nous sommes dans le temps. Parce que nous ne pouvons pas nous défaire du temps et que nous ne pourrions rien construire ensemble de durable. Si tu étais un homme et que je fusse une femme, je ne pourrais pas accepter d’être définie par toi. » Il m’était douloureux de prononcer ces mots qui rompaient l’enchantement. Mais ce qui faisait le prix de notre rencontre, c’est qu’aucun mensonge ne pouvait se glisser entre nous, fût-ce au prix de notre déchirement.

Dans ce Jeu d’échecs, publié pour la première fois en 1970, l’écrivain pratique une archéologie multiple, d’elle-même, de son époque et de sa psyché. L’alchimie entre sensibilité et intelligence à fleur de mots suscite le choc et le vertige.

Édith Thomas fut de tous les combats du XXe siècle : la guerre d’Espagne, le communisme, la Résistance, l’Algérie. À l’inverse de Dominique Aury – dont elle fut l’amante – et de Simone de Beauvoir, sa discrétion l’a enfouie dans l’anonymat. Rééditer Le Jeu d’échecs lui rend enfin justice en mettant notamment en lumière sa parole prophétique quant à la lutte des femmes pour leur identité, leur indépendance, leurs droits…
S'identifier pour envoyer des commentaires.

Commentaires des lecteurs

16 juin 2018

combats de femmes

Dans ce texte écrit en 1970 et fort heureusement à nouveau publié, Edith Thomas parle de sentiments et de l'amour impossible. Celui que l'on aimerait pouvoir rattraper afin de changer le cours des choses, mais rien à faire, l'autre ne ...

Lire la suite