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Hommage à Alexandre Kojève, Actes de la « Journée A. Kojève » du 28 janvier 2003
Éditeur
Éditions de la Bibliothèque nationale de France
Date de publication
Collection
Conférences et Études
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Hommage à Alexandre Kojève

Actes de la « Journée A. Kojève » du 28 janvier 2003

Éditions de la Bibliothèque nationale de France

Conférences et Études

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Qui peut nier l’influence qu’exerça cet esprit supérieur sur sa génération,
tant sur son auditoire de l’École pratique des hautes études, lorsque, avant
1940, il proposa une lecture commentée de la Phénoménologie de l’Esprit de
Hegel, que sur les directeurs des plus hautes instances du monde économique,
après la guerre, auprès desquels il occupa une fonction de conseiller ?
Cependant, malgré cette réputation flatteuse et imposante de Kojève, malgré la
mise à disposition du public cultivé de ses textes et ouvrages majeurs, malgré
une série de travaux importants consacrés à cette figure et à cette œuvre par
des intellectuels de premier plan, malgré, enfin, la richesse d’informations
apportée par une première biographie globale due à Dominique Auffret, Kojève
reste méconnu. Certes, le personnage était énigmatique et cultivait le secret.
Il avait ses raisons, dont la moindre n’était pas qu’il était né russe et
demeura profondément attaché au peuple russe. Mais au-delà de ces
considérations, quel dialogue pouvait effectivement s’instaurer entre celui
qui fut considéré par certains (dont Raymond Aron) comme l’homme le plus
intelligent de sa génération et souffrit même, en quelque sorte, d’un excès
d’intelligence, et ses interlocuteurs, si éminents fussent-ils ? Le philosophe
américain Stanley Rosen, qui s’entretint toutes les semaines avec lui pendant
l’année universitaire 1960-1961 qu’il passa à Paris en tant que Fulbright
Research Professor à la Sorbonne, ne s’exprime autrement quand il dit de
Kojève qu’il était « the best stocked and best-functioning brain that I have
had the pleasure of observing ». L’homme Kojève est-il donc impénétrable ? Son
renom va-t-il définitivement se fonder sur une incommunicabilité sertie de
lumières fulgurantes ?
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