Edmonde, l'envolée
EAN13
9782234086906
Éditeur
Stock
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français
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Edmonde, l'envolée

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Edmonde, la jeune effrontée née sous une bonne étoile, délivrée de la 5e
division blindée du Général de Lattre, sort de la guerre, vivante. Quoique
surnommée « Edmondaine », la fille de l’ambassadeur François Charles-Roux, la
sœur de la trop belle Cyprienne Del Drago, la complice de son frère Jean, qui
n’est pas encore entré dans les ordres, quitte le clan familial que nous
avions si superbement rencontré dans le premier tome de Dominique de Saint
Pern.

Qui est-elle alors, en 1945, à 25 ans, les pommettes hautes, le feu au cœur,
ni mariée ni fiancée, ni soumise ni offerte ? On lui donnerait le Bon Dieu
sans confession. Elle sourit : voilà que les Lazareff, le couple qui fait la
presse et les dîners parisiens les plus courus, lui offre son premier emploi à
Elle. Elle cligne des yeux sous les flashs de son ami Robert Doisneau : voilà
que le puissant groupe Condé Nast lui déroule le tapis de Vogue, dont elle
prendra la direction, et dont seule l’arrachera en 1966 une cover avec un
mannequin trop noir et très Pop Art. Elle dénude une épaule : voilà le lit où
tombent les hommes de pouvoir et d’importance, les lions qui s’apaisent en se
frottant à une tigresse, Orson Welles, André Derain, François-Régis Bastide,
Maurice Druon, et chut ! les redoutés orientaux, le Général Oufkir et l’alors
fréquentable Kadhafi. « Il faut que le cœur se brise ou se bronze », a écrit
un moraliste. Le cœur d’Edmonde se brise parfois.

Mais l’année 1966, où elle remporte le prix Goncourt avec Oublier Palerme, son
cœur bat la chamade en croisant le maire de Marseille, Gaston Defferre,
l’homme au chapeau et au groupe de presse. La demoiselle a fait sa
métamorphose : Edmonde en dame de fer, en compagnon de route du socialisme, en
Marseillaise parfois éprise du peuple qui l’amuse, cumule les contradictions :
Yves Saint-Laurent et François Mitterrand, les chauffeurs et les fêtes du
parti communiste, le poing levé et les ors de la République, l’amitié d’Aragon
et le couvert au Goncourt, l’amour toujours et le chagrin noir après la mort
si brutale de Gaston, le cœur des siciliens et la vengeance d’une femme, la
joie d’écrire et l’Orient redécouvert : cet Orient qui lui va si bien, avec
ses ombres et ses cruautés.

Edmonde s’envole. Où ? Elle veut tout, elle aura tout.

Dominique de Saint Pern nous raconte cette femme hors du commun, en
technicolor. Un livre exceptionnel, un roman vrai, une femme libre.
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