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  • 29 octobre 2017

    autisme, Grèce

    Grèce, de nos jours, sur une île proche d’Athènes. Des promoteurs immobiliers ont un projet d’envergure de l’autre côté de l’île pour faire venir des touristes dans un Resort avec casino. Fie de l’écologie et de la préservation du site, le nouveau palace offrira des emplois.
    Pourtant, tout le monde sur l’île ne voit pas ce projet d’un bon œil.
    C’est le cas d’Eliot Peters, américain de 60 ans d’origine grecque, venu sur l’île après le décès de sa fille. Il se prend d’amitié pour le fils de sa voisine qui est autiste. Sur l’île, tout le monde respecte les lubies qui calment Yannis, mais seul Eliot sait pénétrer son univers et lui apprendre, petit à petit, que le monde change.
    J’ai aimé le personnage de la mère, pêcheuse volontaire qui se démène seule avec son fils. Tout doit être parfait pour que Yannis ne fasse pas de crises, et pourtant, parfois, elle craque.
    Pourtant, j’ai trouvé que le récit était long à se mettre en place. Seul l’histoire du projet m’a intéressé.
    Une lecture en demi-teinte.


    L’image que je retiendrai :

    Celle des bols de couleur dans lesquels mange Yannis : une couleur pour chaque type d’aliment.

    http://alexmotamots.fr/lenfant-qui-mesurait-le-monde-metin-arditi/


  • par (Libraire)
    27 septembre 2016

    De courts chapitres racontent la vie de trois personnages sur une petite île grecque où tous les gens se connaissent et vivent dans une proximité harmonieuse.
    Yannis est un jeune garçon à l'apparence sauvage, qui possède une étonnante faculté à mémoriser et à manier les chiffres. Il mène des rituels compliqués qui ont pour objet de conserver l'ordre du monde. Maraki, sa mère, a une barque et va chaque jour à la pêche à la palangre. Elle élève seule son fils. Elliot, son voisin, est un architecte qui a fait sa vie au États-Unis et qui revient dans son pays après la mort accidentelle de sa fille, dont il découvre qu'elle était très attachée à cette île. Il mène des recherches sur le nombre d'Or et sur les nombreux sites archéologiques grecs. Il consulte le père Kosmas qui est pope et s'inspire de ses précieux conseils.
    Voisin de Maraki, Elliot va lui rendre le service de s'occuper un peu de son fils, puis va s'y attacher peu à peu, lui racontant des histoires mythologiques qui vont contribuer à l'épanouissement du garçon.
    L'île est touchée par la crise grecque. Alors, quand arrive un promoteur qui propose de construire un grand complexe hôtelier dans la plus belle crique de l'île, les habitants sont séduits et conquis. Sauf quelques-uns comme Kosmas et Elliot qui fait connaître une idée de sa fille, de construire une école philosophique à l'ancienne qui accueillerait des étudiants du monde entier. Une journaliste, Théofani, introduit le doute en publiant des informations sur des pratiques douteuses du promoteur.
    Alors, que vont faire les habitants de l'île ? Céder aux sirènes de la richesse et de la vie facile en acceptant la construction d'un hôtel qui défigurera définitivement l'île ? Ou refuser l'indignité de la richesse qui corrompt en préférant l'école pour se réinscrire dans l'histoire grandiose de leur pays et retrouver ainsi l'honneur et la fierté ?
    Et qu'en serait-il de l'harmonie de l'île, du respect affectueux qui entoure Yannis ? Sans qu'il soit jamais désigné comme autiste, on comprend vite ce qui rend le garçon différent et on s'attache à comprendre comment les relations respectueuses et chaleureuses des habitants et d'Elliot jouent un rôle déterminant dans l'épanouissement du garçon et de son génie.
    Une très belle écriture pour un livre qui aborde avec pudeur le thème de la différence, de la dignité, de l'amitié, de la vie modeste et de la beauté du paysage, qui affirme la grandeur de la démocratie et qui montre que la Grèce n'est pas qu'une économie, qu'elle est aussi un pays d'hommes à la recherche de paix, d'harmonie et d'une vie qui fasse sens.


  • par (Libraire)
    21 septembre 2016

    A travers trois personnages principaux, solitaires et malmenés par la vie, Metan Arditi nous dresse le portrait d'une Grèce contemporaine accablée économiquement et socialement.
    Ce livre est un bel hommage à ce pays, son histoire, sa mythologie, ses paysages et surtout à ses habitants.


  • par
    10 septembre 2016

    Il y a longtemps que je voulais lire Metin Arditi, suite à beaucoup d'articles élogieux sur ses livres. Manifestement, je n'ai pas choisi le bon titre, parce que je m'y ennuie ferme. Les personnages sont intéressants, les paysages itou, mais le tout traîne en longueurs... Le romancier tourne en rond et fait tourner ses héros de la même manière -ce qui est fort logique, me direz-vous car tourner en carré, ce n'est guère aisé. Je ne parviens pas à m'intéresser aux vies décrites, ni aux relations entre les protagonistes, ni au pays et aux modes de vie, ni même à l'écriture de Metin Arditi que je trouve classique -pour ne pas dire banale-, sans profondeur. Rien, absolument rien ne me retient dans cet ouvrage. Dommage, mais je n'ai pas dit mon dernier mot avec cet auteur.


  • par (Libraire)
    2 septembre 2016

    Yannis et l’ordre du monde

    Quand les histoires intimes rencontrent la grande Histoire du monde. Face à un dilemme, les habitants de l’île de Kalamaki submergés par la crise, s’affrontent pour la survie de l’île.
    De nos jours, sur une petite île fictive au large du Péloponnèse, Maraki élève seule son fils, un enfant différent. Yannis est retranché dans un isolement profond et ne supporte aucun changement. Sa mémoire extraordinaire des nombres et ses capacités de calculs incroyables lui permettent de chiffrer l’ordre du monde. Ses rituels sont quotidiens, Yannis relève les quantités de poissons pêchés et le nombre de client au café du village. Toute la communauté respecte l’enfant et l’entoure d’une gentillesse et d’une protection sans limite. Eliot, architecte grec américain, ne s’est jamais remis de la mort sur l’île de sa fille unique. Tout en poursuivant ses recherches sur le Nombre d’or, Eliot se rapproche de Yannis en lui racontant les mythes antiques. Kalamaki, comme toute la Grèce est en survie, la crise a plongé ses habitants dans la misère. La plus belle crique de l’ile séduit les investisseurs qui envisagent d’y construire un palace. Pourtant un projet d’école de philosophie semblerait plus adapté à l’histoire et aux valeurs du pays. Le choix des habitants met-il en danger l’harmonie de l’île ? Sur quel chemin, la bouleversante amitié qui grandit entre Yannis et Eliot va-t-elle les conduire ? L’extrême sensibilité et l’intelligence de Yannis prouveront à tous qu’il est un petit génie. cf PAGE Rentrée 2016


  • 24 août 2016

    Une petite île, pas très loin d'Athènes, au sud du Péloponnèse, qui a tout de la carte postale, baie superbe, ruines antiques, pêcheurs ... mais le décor ne reste pas idyllique longtemps.

    C'est la crise. L'économie est en berne, le moral aussi.
    Les principaux héros ont leur lot de problèmes personnels en prime. La mort d'un enfant pour l'un, un enfant différent pour l'autre.
    Et c'est pourtant ce petit Yannis qui détient les clés de l'équilibre. Équilibrer le monde. A coups de chiffres, de calculs savants, et de pliages.
    Il y a de très belles pages sur les liens des habitants de l'île avec cet enfant si fragile, l'aide apportée...

    Si j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire (je me suis quelque peu perdue au début dans les personnages, je n'étais pas complètement disponible au début de l'histoire, je l'ai repris tranquillement un peu plus tard, et j'ai cette fois apprécié sans réserve ! ), j'ai beaucoup aimé ensuite les références à la fois philosophiques, architecturales et mathématiques, un bel hommage à la Grèce, et quelques pistes pour faire face au chaos du monde...