Née contente à Oraibi

Née contente à Oraibi

Bérengère Cournut

Le Tripode

  • 25 août 2017

    A travers la description de son enfance, Tayatitaawa, une jeune indienne hopi nous initie aux us et coutumes de son peuple. En nous faisant partager son quotidien, elle dévoile des traditions sociales et culturelles complexes, profondément imprégnées de croyances magiques qui lui font envisager la vie d'une façon tout à fait particulière. Si Tayatitaawa ne révèle pas tous les secrets de son clan, elle nous donne quand même l'occasion de vivre une extraordinaire expérience chamanique lorsqu'une vielle blessure mal cicatrisée réveille en elle une immense douleur. Une douleur que seul un guérisseur peut essayer de cerner pour la calmer.
    Le récit de la vie de cette jeune fille nous entraîne dans un voyage fascinant en territoire inconnu. Enfin... inconnu pour moi dont les connaissances en matière d'amérindiens se limitent à ce que m'ont montré les westerns de mon enfance. c'est à dire n'importe quoi.

    Bérengère Cournut, elle, nous transmet son savoir sur le peuple hopi sans aucun folklorisme de mauvais aloi mais avec un grand respect.
    L'absence de repères dans le temps mis à part quelques petits détails qui permettent de situer l'histoire à notre époque,le côté intact des traditions et des croyances ancestrales vierges de toute empreinte laissée par les missionnaires, donnent au récit la dimension intemporelle des belles histoires qu'on oublie pas.


  • par (Libraire)
    3 avril 2017

    Un pur bonheur littéraire

    Il est rare qu'un livre puisse mêler aussi bien simplicité et profondeur.
    Ce roman d'apprentissage d'une jeune fille indienne Hopi est un pur bonheur littéraire.


  • par (Libraire)
    11 mars 2017

    On aime !

    Le destin décidé d'une amérindienne incroyable ! Tayatitaawa ne fera rien comme les autres ; hors de question qu'on lui impose sa vie, celle qui est née en riant devant le soleil choisira elle-même son chemin de vie.
    Un régal de liberté !


  • 10 mars 2017

    la tête dans les étoiles

    Ce très beau roman vous entraîne loin, très, très loin dans le désert aride d'Arizona, chez les Hopis, peuple légendaire qui vit de croyances où chacun peut se retrouver entre vie et mort, terre et ciel. Pour avoir rencontré des Hopis et avoir vécu avec eux des moments merveilleux, je peux vous assurer que le roman est fidèle et qu'il décrit parfaitement bien les sentiments mais également les espérances de ce peuple. Après cette lecture, vous aurez envie de lire leurs légendes, leurs textes sacrés et peut-être, irez-vous à Oraibi. Je vous le souhaite !


  • 18 février 2017

    "Née contente à Oraibi" est sans doute la plus belle surprise de ce début d'année. L'auteur nous convie en territoire amérindien à la rencontre du peuple Hopi.
    Dans les pas de la jeune Tayatitaawa, nous découvrons des rites étranges, une cosmogonie
    fabuleuse, une organisation du clan étonnante, et surtout, un rapport au monde et à la terre
    fascinant.
    Le chemin de Tayatitaawa, notamment, jeune orpheline de père, nous interpelle. Sa quête,
    ses errances, le corps qui parle quand la douleur de l'absence se fait trop intense, sa nécessaire résilience enfin, pour avancer et grandir raconte le deuil de manière universelle.
    Enfin, le regard que pose Bérengère Cournut, bienveillant, pudique, jamais savant ni folklorique en fait un récit lumineux et poétique.


  • 22 janvier 2017

    Un papillon dans le désert

    Au départ, l’écrivaine Bérengère Cournut dit avoir eu l’idée d’un roman sur l’absence ; c’est à la faveur d’un voyage aux Etats-Unis qu’elle découvre les Hopis, une tribu indienne d’Arizona. Elle se prend de passion pour ce peuple et trouve son paysage romanesque sur les « mesas », ces immenses plateaux désertiques. Voilà comment est « Née contente à Oraibi » : dépaysant et magnifique.

    **Une histoire intemporelle**

    Fondée vers 1150, Oraibi serait la plus vieille ville habitée des Etats-Unis, mais chez les Hopis (littéralement « peuple de la paix »), il n’y aurait pas de mot exprimant le temps, et de fait l’histoire de la narratrice est intemporelle.

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