Une forêt d'arbres creux

Une forêt d'arbres creux

Antoine Choplin

Fosse aux ours

  • 17 décembre 2015

    camp de concentration

    Une forêt d’arbres creux entoure le camp de Terezin, camp « modèle » dans lequel sont déportés des artistes. Bedrich y arrive avec sa femme et son jeune fils. Dessinateur, il est affecté aux bureaux des dessins, surtout chargé d’architecture.

    Mais Terezin est avant tout un camp : les détenus tombent malades, sont peu nourris, hommes et femmes sont séparés la journée.

    Malgré tout, en silence et dans la nuit, les dessinateurs expriment la réalité du camp pour tenter de la faire connaître à l’extérieur.

    Un texte plein d’émotions sur des petits riens qui font une vie ou un embryon de résistance.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la cachette des dessins, au creux d’un mur, derrière trois planches de bois.

    http://alexmotamots.wordpress.com/2015/12/10/une-foret-darbres-creux-antoine-choplin


  • 15 septembre 2015

    Le dessin ou la vie

    Mourir d’avoir dessiné l’inconcevable réalité d’un camp de concentration. Dans « Une forêt d’arbres creux », texte court et percutant, Antoine Choplin retrace en le fictionnant, le destin tragique de l’artiste caricaturiste tchèque, Bedrich Fritta. En décembre 1941, il fut déporté avec sa femme, Johanna, et leur fils de moins d’un an, Tomi, dans la ville-ghetto de Therisienstadt (aujourd’hui Terezin en République tchèque). Nommé à la direction du service de dessin technique de ce camp, que les nazis voulaient faire passer pour une colonie juive modèle, l’artiste fut accusé en juin 1944 de « propagande de la terreur », transféré et exécuté à Auschwitz pour avoir caché et fait passer clandestinement des croquis représentant l’horreur concentrationnaire.

    Il faut autant de talent que d’humilité pour s’emparer d’une histoire qui n’est pas la sienne quand elle touche à la Shoah. Tenter de témoigner de l’inimaginable quand on ne l’a pas vécu est un exercice à haut risque qu’accomplit et réussit Antoine Choplin. Son regard d’auteur sur cette histoire parvient à atteindre une forme de vérité et à nous bouleverser. De ses mots sensibles, il dessine les contours de cette tragédie entre création et destruction. Son personnage était un dessinateur caricaturiste, tendance expressionniste et le talent d’Antoine Choplin c’est justement de ne jamais forcer le trait, de veiller à ce que sa touche reste délicate.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    8 septembre 2015

    Vous allez adorer!

    Bedrich Fritta, caricaturiste tchèque ayant participé au journal satirique Simplicus, arrive avec sa femme et son fils dans le ghetto de Terezin en décembre 1941. Il est affecté à l'atelier dessin du camp. Les membres du bureau vont se retrouver en cachette la nuit pour dessiner la réalité du camp dans l'espoir d'informer le monde sur leurs terribles conditions de vie. Ayant réussi à faire sortir les dessins du camp, il va se faire arrêter par les nazis et être déporté à Auschwitz, condamné pour "propagande de terreur". Antoine Choplin nous émerveille une fois de plus avec un texte fort, beau et poétique où l'art est à nouveau présent.
    "Voilà peut-être pour ce qui est de ce regard du premier jour porté par Bedrich sur les deux ormes de la place de Terezin. S'y entrelacent, en lisière de cette désolation, l'élan et la contrainte, la vérité et l'illusion, le vivant et le mort. A eux seuls, les barbelés ne disent rien, pas plus que les arbres; ce sont les deux ensembles qui témoignent de l'impensable."

    Marie Nawrot


  • par (Libraire)
    8 septembre 2015

    Admirable !

    Un texte rare et précieux d’une grande finesse et subtilité pour dire l’indicible. Admirable !


  • par (Libraire)
    3 septembre 2015

    Choplin à son meilleur

    Pied mesuré. Verbe serré. L'empreinte d'Antoine Choplin se pose aujourd'hui dans la neige de Terezin, ghetto froid où une demi-vie s'organise en attendant pire. Un livre noir ? Non, il est blanc, étincelant, et plein de couleurs, celles qu'appliquent clandestinement les compagnons d'infortune de Bedrich sur des toiles interdites, au nez et à la barbe des nazis.
    Les obsessions de l'auteur sont là : l'art, la peinture, la petite histoire qui entre en collision avec la grande. Et le style se déploie avec minutie, sûr de son fait, chaque mot pesé pour dire précisément ce qui pèse, la pression des silences et des regards échangés, la peur. Sensible.
    Antoine Choplin a atteint une maîtrise qui force le respect et tous ceux qui ont aimé "Le héron de Guernica" et "La nuit tombée" retrouveront ici le même souffle, la même étonnante précision à dire ces émotions qu'on pensait trop fortes pour être écrites.


  • par (Libraire)
    17 août 2015

    Notre irréductible part d'humanité

    Dans le ghetto de Terezin où ils sont enfermés par les nazis, l'artiste Bedrich Fritta et ses compagnons dessinent chaque jour clandestinement la réalité brutale du camp. Résistants par l'art et la création, ils témoignent et affirment ainsi la part irréductible de leur humanité que la barbarie cherche à nier et à détruire. Avec pudeur et retenue, avec sobriété et douceur, Antoine Choplin pose un regard touchant et émouvant sur ces hommes, révélant leur courage et leur force d'âme face la violence qu'ils subissent. Magnifique.