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  • par (Libraire)
    19 mars 2016

    Tous les clichés de la misère humaine y sont rassemblés. Une lecture dont on ne sort pas indemne...
    Céline


  • par (Libraire)
    11 juin 2015

    En finir avec Eddy Bellegueule

    Critique sociale et familiale forte et subjective, un ouvrage à découvrir pour sa force de narration!


  • par (Libraire)
    15 mai 2015

    La fuite

    Auto-fiction ? Roman social ? Difficile de poser une étiquette sur le premier roman de cet auteur de 22 ans, étudiant de philosophie et de sociologie à l'Ecole Normale Supérieure.

    C'est l'histoire d'une enfance gâchée. L'intrigue se passe quelque part dans un petit village de Picardie à la fin des années 90 - milieu des années 2000. Parce qu'il est efféminé, le petit Eddie subit quotidiennement les reproches de ses parents, les sarcasmes de ses frères et la violence (effarante) de ses camarades de collège. Devenu adulte, le narrateur tente de comprendre pourquoi il a été stigmatisé au point de devoir prendre la fuite. On sait dès les premières pages qu'il va s'en sortir mais jusqu'à la fin, l'auteur tient le lecteur en haleine car rien ne semble pouvoir arrêter sa descente en enfer.

    Un roman difficile mais aussi plein d'espoir et d'humanité. Bref, j'ai beaucoup aimé.


  • 4 février 2014

    On n'en a pas fini avec Edouard Louis

    Tout petit déjà, Eddy Bellegueule, prend " des airs " comme disent ses parents. Il parle avec des intonations féminines, agite les mains dans tous les sens, " se comporte comme une gonzesse ". Avant même de comprendre ce qui lui arrive, les dés sont jetés. Il est efféminé comme d'autres sont gauchers. C'est comme ça, on n'y peut rien. Très vite, à l'école, il devient le souffre- douleur de deux brutes et la scène qui ouvre le livre est d'une violence, plus psychologique que physique, presque insoutenable. Les parents sont gentils, mais ils vivent dans un immense dénuement englués dans le chômage et l’alcool. Il est écrit qu'ils ne s'en sortiront jamais. Alors l'éventuelle homosexualité de leur fils ne leur traverse pas l'esprit, même s'ils voient bien qu'il n'est pas tout à fait comme ses copains. Et s'ils sont fiers de ses résultats scolaires, ils ne comprennent pas à quoi cette excellence lui servira.

    Ce que décrit Edouard Louis dans ce roman, un des événements de la rentrée, c'est une famille aimante mais paumée. Miséreuse, mais solidaire. Un monde où même si l’on est très pauvre, on trouve encore plus pauvre que soi à quelques mètres de la maison. Ce livre crée le buzz et il est entré illico dans la liste des meilleures ventes (le tirage s’élève déjà à 70.000 exemplaires). Pourquoi ? D’abord, pour ses indéniables qualités littéraires. Difficile d'imaginer que cette prose d'une belle et percutante sobriété est signée d'un jeune homme de 21 ans. Ensuite, parce qu'il s'agit d'un récit d'inspiration extrêmement autobiographique: Eddy Bellegueule s'est transformé en Edouard Louis, mais cette enfance-là, il l'a vécue, avant de pouvoir s'échapper d'Hallencourt, d'aller au lycée où il devient interne, et plus tard, d'entrer à Normale Sup sans même passer par les cases khâgne et hypokhâgne. Dans le " Courrier Picard " du 2 février, la famille d'Edouard Louis se dit dévastée par le livre. On peut comprendre. Un peu comme lorsqu'on se regarde dans un miroir grossissant. La vérité passée à la loupe reste difficile à accepter. Pourtant, ce roman traduit aussi l'amour et l'affection. Malgré toutes les différences (sexuelles, intellectuelles) sa famille ne l'a jamais rejeté. Edouard Louis décrit cette France d'en-bas avec lucidité et empathie. Et une chose est certaine: on n'en a pas fini avec lui.

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