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Ici ça va

Ici ça va

Thomas Vinau

10-18

  • par (Libraire)
    9 juin 2020

    A

    Tourner en rond. Scruter les tranches des livres de sa bibliothèque. Hésiter. Attendre. Tourner en rond. Sortir. Prendre l'air. Avoir une heure pour s'asseoir le long du Tarn, observer une spatule blanche arpenter l'écluse du Sapiacou sous les yeux de deux goélands. Se dire que le héron n'était pas ce jour-ci au rendez-vous. Rentrer. Attraper « Ici ça va » de Thomas Vinau. L'ouvrir au hasard. Lire.

    S'y sentir bien, chez soi, à la maison. Relire. S'y replonger. Avoir envie de partager.
    Voir plus loin que la fenêtre. L'élargir. Même si dehors a le petit goût âcre de l'incertitude. Avoir envie de préparer les jardinières pour les aromatiques, de nettoyer le moulin à café de mes grands-parents, de le remercier pour les dizaines d'années de bons et loyaux services matinaux en lustrant son bois. Huile d'olive et citron.

    Un couple s'installe à la campagne dans une maison de famille abandonnée, l'homme a besoin de se reconstruire. Débarrasser, rénover, défricher, planter. Vivre au rythme de la lumière, des saisons, de la terre, du ciel, de la rivière toute proche. La prose épurée et poétique de Thomas Vinau dit les absences, la fragilité, et petit à petit la réconciliation, la renaissance : ce moment où on commence à nouveau à croire à demain.
    Je vous invite vivement à découvrir l'univers et l'écriture de Thomas Vinau, soit avec ce roman ou un de ses nombreux recueils de poésie.

    Aude S.


  • par (Libraire)
    16 octobre 2015

    A petits pas

    Planter ses mains dans la vase, entendre craquer l’herbe sèche du mois d’août, avoir les mains noires à force de ramasser des noix... Le second roman de Thomas Vinau est plein de ces gestes premiers et de ces pensées pleines. En une succession de tableaux impressionnistes, il brosse le quotidien infime et apaisé d’un jeune couple qui réapprend à vivre au rythme des saisons avec, en filigrane, le murmure lancinant d’un passé douloureux.

    On ne sait pas exactement comment l’auteur réussit ce tour de force, mais de ces touches légèrement brossées et de ces événements minuscules, il parvient à extraire, comme un alchimiste son élixir, une fabuleuse odyssée microscopique, un magnifique voyage vers l’essentiel dont la charge émotionnelle finit par prendre à la gorge.