La patience des traces

Jeanne Benameur

Actes Sud

  • par (Libraire)
    4 mai 2022

    Il suffit d'une petite brèche, un événement anodin. Simon est psychanalyste, il écoute les patients, des voix sont plus intéressantes que d'autres. Un matin il ramasse les 2 parties d'un bol qui lui a échappé des mains, il décide alors de tout quitter, la petite ville au bord de l'océan, son cabinet, ses amis, lui qui ne voyage jamais. c'est un Japon inconnu qui l'accueille, un couple d'artistes auprès desquels il retrouvera peut-être sa propre voix. Un roman d'une immense subtilité, un instant de calme et d'introspection.
    Delphine


  • par (Libraire)
    19 mars 2022

    On aime Jeanne Benameur pour sa bienveillance envers ses personnages. Simon n'échappe pas à la règle : on l'aime, on l'accompagne à l'autre bout du monde (sur une île du Japon) sur le chemin de l'acceptation de soi. Une lecture apaisante.

    Laëtitia


  • par (Libraire)
    1 mars 2022

    La patience des traces

    Simon est devenu psychiatre puis psychanalyste. Au présent du récit, il éprouve le besoin impérieux de faire une pause dans l'exercice de sa profession. Après s'être concentré sur son travail à écouter les autres, il sent la nécessité de se pencher sur sa propre histoire, sur ses blessures passées qui l'ont fait devenir ce qu'il est aujourd'hui ; un être bloqué. Pour se faire, il demande à son ami Hervé de lui organiser un séjour ailleurs où il pourrait se laisser porter par le lieu, les êtres rencontrés, la vie qui s'y déroulerait.
    Il part au Japon, plus particulièrement, se rend aux îles subtropicales de Yaeyama, où il rencontre un couple délicieux, Madame et Monsieur Itô, réparateurs d'âmes dans l'exercice de leurs passions et d'autres êtres hauts en couleurs.
    Rien n'est laissé au hasard dans la mise en oeuvre de l'histoire qui nous est poétiquement contée par Jeanne Benameur. Les êtres effleurés qui sont de l'histoire de Simon, nous sont livrés en profondeur. Les signes, a priori anodins, délivrent peu à peu tout leur sens. Les bessures s'apaisent dans la douceur, dans la lenteur, dans les silences, dans la beauté des gestes et la patience.
    C'est un texte qui touche une forme d'idéal, qu'on aimerait percevoir mieux dans la réalité.


  • par (Libraire)
    20 février 2022

    Partir au loin pour mieux se retrouver c'est le choix que fait Simon Lhumain après une vie à écouter les autres. Il choisit le Japon traditionnel comme terre d'exil. Un voyage intime, délicat emprunt de poésie. Un délice


  • par (Libraire)
    19 février 2022

    Simon est psychanalyste et décide de faire un pas de côté en partant au Japon. Là-bas, au contact de Akiko et de son mari Daisuke il peut réfléchir aux raisons de son départ, se souvenir de Mathieu et Louise ses amis d’enfance. Daisuke lui fait découvrir le Kintsugi, l’art de réparer les céramiques brisées en recouvrant les fissures d’un trait d’or. Et si au lieu de cacher les blessures il ne fallait pas plutôt les mettre en valeur ? Un très beau roman d’introspection, tout en pudeur et délicatesse. Coup de cœur !
    Valérie


  • Il faut prendre son temps pour lire et apprécier la beauté de la plume de Jeanne Benameur

    Simon l’humain va partir, quitter la Bretagne qu'il aime depuis l'enfance. Il a besoin de commencer un autre chemin. Il a été un psychanalyste honnête, pas un faiseur de miracles. Se retrouver à l'aéroport avec une valise et un sac, juste un billet aller.
    Simon se retrouve au Japon, dans les îles Yaemana. Un pays de traditions. Madame Itô tient une maison d'hôtes et collectionne les tissus anciens. Daisuke, son mari, répare les céramiques brisées, un peu comme Simon qui essayait de réparer des êtres brisés. Mais comment être sûr qu'un être humain a retrouvé une vie plus sereine ?
    L’auteur nous offre un récit tout en délicatesse. Son choix de nous emmener au Japon n'est sans aucun doute pas anodin. Pour Simon, ce pays est l'occasion de faire face à sa propre histoire, de faire une analyse personnelle sur son métier, ses amitiés, ses amours. Il va trouver une paix infinie, toucher la beauté du doigt. Les saveurs délicates des repas, les bienfaits des sources chaudes où l'on se baigne nu, la douceur des étoffes. Savoir écouter, ne pas poser de questions inutiles, laisser le silence prendre sa place naturellement dans une conversation. Une écriture, douce, sensuelle, poétique et élégante. Il faut prendre son temps pour lire et apprécier la beauté de la plume de Jeanne Benameur. Une fois de plus elle sait explorer l'âme humaine avec bonheur.


  • 10 février 2022

    Magnifique !

    Entre poésie et introspection, Jeanne Benameur nous livre ici un roman magnifique.
    Nous partons avec Simon, au Japon, et vivons avec lui. Un moment entre parenthèses du monde qui nous entoure.


  • 8 février 2022

    psychanalyse, vie moderne

    Il n’est pas commun de trouver un personnage principal qui soit un psychanalyste. Le dernier roman de Jeanne BENAMEUR ose ce pari et réussi à merveille.
    Simon est un psychanalyste qui vient de laisser partir son dernier patient. Il n’en prendra pas d’autre. Dire qu’il part à la retraite serait mentir car son métier continue de lui poser questions.
    Il faut dire que Mathieu, son ami d’enfance lui revient sans cesse en mémoire, et on sent que Simon élude ces souvenirs.
    Il se prend d’amitié pour une nouvelle consœur mais choisi tout de même de partir sur une envie subite suite à la cassure de son bol du matin. Son voyage l’entraînera au Japon, sur une petit île et chez un couple éprit de traditions.
    J’ai aimé suivre Simon au Japon, découvrir des techniques ancestrales sur la coloration du tissu ou la réparation de la vaisselle (kintsugi).
    J’ai aimé découvrir sa mère qui, une fois par an, sortait le costume de son mari décédé pour le faire aérer.
    J’ai aimé cette patiente qui quitte brusquement sa thérapie suite à une phrase de Simon : « Pour cela, il va falloir faire du ménage ». Simon repensera souvent à elles.
    J’ai aimé la symbolique de l’eau omniprésente, et Simon qui nage à côté d’une raie manta.
    Une atmosphère de douceur, de calme et de simplicité se dégage de ces pages, comme pour nous rappeler qu’au-delà de la course folle de notre civilisation, il y a la vraie vie au fil de nos émotions et des saisons.
    Des citations à foison :
    C’est peut-être ça une analyse réussie après tout. Accepter, au plus profond de soi, qu’on est limité et que pourtant, il y a de l’infini. (p.18)
    Tu vois, moi j’aimerais ça comme unique meuble si un jour j’ai une maison, une table où on fait tout, on mange, on travaille seul, on peut jouer aux échecs, lire, poser ses coudes et discuter avec des amis toute la nuit. Une maison, c’est une table, non ? (p.76)
    Dans tout ce qui n’a pas été fait. (p.97)
    La mort de Mathieu n’appartient qu’à Mathieu. Elle n’appartient ni à lui ni à Louise. On s’empare des actes qui nous font du mal. On croit, on voudrait, y avoir jouer le rôle principal, même si ça fait mal, juste pour ne pas être totalement impuissant face à ce qui arrive. (p.192)
    Trouver l’élan qui fait prendre le risque de quitter son eau. L’élan qui rassemble tout. (p.196)
    L’image que je retiendrai :
    Celle de Simon, mettant à jour son traumatisme et l’acceptant.

    https://alexmotamots.fr/la-patience-des-traces-jeanne-benameur/


  • par (Libraire)
    7 février 2022

    En quête "d'une vie désencombrée"...

    Un incident d’apparence anodine – un bol cassé – vient soudainement perturber la vie de Simon, psychanalyste accompli et solitaire. Une brèche s’ouvre… et le besoin de partir va très rapidement s’imposer à lui. Et ce sera loin, sur les îles de Yaeyama, au Japon. Et survient alors le temps de l’introspection et de son acceptation, d’une quête de soi et d’une certaine vérité, la sienne…
    Jeanne Benameur analyse avec finesse et poésie les tourments de l’âme, dans une ambiance ouatée, quasi onirique. Un roman d'introspection, captivant, sensible et sensoriel !


  • par (Libraire)
    1 février 2022

    Coup de cœur de Cyril

    Un psychanalyste abandonne son office et décide de partir au Japon après avoir cassé son bol favori. Pour la première fois, il devra affronter le silence, ses propres mots et sa propre histoire.
    Avec une poésie savamment dosée Benameur nous entraine dans un voyage dans les profondeurs de l'être et au cœur de la philosophie nippone.
    Librairie la Promesse de l'Aube


  • par (Libraire)
    31 janvier 2022

    Psychanalyste, Simon a passé sa vie à écouter les autres. Mais un petit rien, un bol cassé, chamboule tout son quotidien. Il est temps de laisser la place à sa propre écoute. Alors il part. un voyage comme une fuite ou un voyage pour mieux se retrouver … se trouver ?
    Sa rencontre au Japon avec un couple tenant une chambre d’hôte va l’aider dans sa quête, pleine de silences et de contemplation.
    Comme l’art du Kintsugi, Simon va assembler et recoller les bouts de sa vie.
    Portrait tout en justesse d’un homme, qui accepte enfin le jeune adolescent qu’il a été.


  • 27 janvier 2022

    kintsugi

    « Depuis qu'il a laissé tomber le bol, il a laissé tomber quelque chose »
    Oui, ce matin, Simon a laissé tomber le bol bleu qu'il utilise chaque matin.
    Ce bol, dernier souvenir de son ami d'enfance.
    Et ce bol cassé va déclencher en lui un tsunami.
    Psychanalyste attentif, il décide de tout laisser tomber et de partir loin, seul, pour tenter de se comprendre, comme toute sa vie il a tenté de comprendre les autres.
    Et le voilà parti sur une petite île japonaise, hôte d'un couple délicieux.
    C'est un texte tout en sentiments, tout en douceur, tout en introspection.
    Le rythme est lent, enveloppant.
    Il faut beaucoup de patience pour retrouver ses traces, pour se retrouver.
    Akiko et Daisuke seront une merveilleuse rencontre pour aider Simon à y parvenir.
    L'ambiance est prégnante, la mer, les jardins, la source chaude, la végétation, la magie des tissus, les céramiques, les nuits envoûtantes...
    C'est l'histoire d'une renaissance, la renaissance de Simon.
    Les blessures enfouies, celles de l'amour et de l'amitié vont s'estomper et lui redonner sa liberté.
    Le kintsugi, l'art de réparer les poteries avec un fil d'or, va l'aider à se réparer.
    Sur le coup il m'a semblé ressentir moins d'émotion que dans les précédents livres de Jeanne Benameur, mais plus le temps passe après ma lecture, et plus l'atmosphère poétique et sereine subsiste et je me dis qu'elle a encore réussi un superbe livre.
    Un livre plein de beauté et d'espoir.
    Un livre apaisant.


  • par (Libraire)
    26 janvier 2022

    On aime !

    Un magnifique texte de Jeanne Benameur, qui nous plonge encore une fois dans les remous de nos questionnements personnels. Qu'est-on devenu et qui veut-on devenir ? Simon, psychanalyste en plein doute, va partir au Japon, sortir de sa zone de confort, pour trouver des réponses à ces questions.
    Là-bas, tout s'éclaircit au fur et à mesure de sa rencontre avec un couple d'hôtes qui l'accueille et l'apprivoise avec calme et sérénité.


  • par (Libraire)
    25 janvier 2022

    Une renaissance

    Simon, psychanalyste envisage de prendre sa retraite. Un matin il décide de tout quitter, un aller sans retour défini. Il a besoin de renouveau et surtout de se recentrer, sur lui, sur sa vie, sur son passé. Besoin de se réparer.

    Destination les îles Yaeyama au Japon ou il va découvrir un couple qui lui permettra de retrouver la paix de l'esprit et la paix de l'âme. Une renaissance dans un environnement étranger et bienveillant.

    Le passé laisse des traces
    La patience les efface.


  • par (Libraire)
    21 janvier 2022

    FELURES

    Un roman d'une délicatesse extrême.
    Un homme confronté à ses questionnements, ses peurs, son passé va partir au Japon, un aller sans retour, un plongée dans l'intime.
    L'auteur nous parle de tissus ancestraux, de nature, d'amour, de réflexions sur soi... et nous lecteurs on retient son souffle pour mieux percevoir cette douce musique.
    Chapeau bas !!!
    Agnès


  • par (Libraire)
    20 janvier 2022

    Une vraie consolation !

    C'est avec beaucoup de poésie que Jeanne Benameur dresse ici le portrait d'un homme blessé, parti au Japon en quête de lui-même.

    Un livre comme une consolation.


  • 15 janvier 2022

    Simon psychanalyste, décide d'arrêter son activité et de quitter la France. Direction le Japon pour les îles de Yaeyama. Pourquoi ce départ ? Quelles raisons l'ont poussé à partir ?
    En arrivant dans ce pays inconnu, on découvre que de vieux démons le hantent, la perte de son meilleur ami Mathieu, la trahison de son premier amour. Auprès de ses hôtes japonais, il tisse des liens forts... Au point de désencombrer son cœur...
    .
    Ce texte riche et complexe nous amène à se questionner sur notre cheminement intérieur.
    .
    Conseillé par Chloë


  • par (Libraire)
    12 janvier 2022

    Poétique Benameur

    Après "Ceux qui partent", qui était déjà un roman empreint d'une grande poésie sur le déracinement, Jeanne Benameur signe avec "La patience des traces" un livre d'une sensibilité qui touche au coeur. Son héros Simon est psychanalyste, il a fait profession d'écouter les autres. A un tournant de sa vie, il estime s'être perdu. Son grand amour s'est fêlé et la patiente étrange qui ressentait le besoin de déménager continuellement l'a perturbé quand elle a cessé du jour au lendemain de venir le consulter... Cette jeune confrère qui l'attire ne pourrait-elle - pour une fois - n'être qu'une simple amie ? Destination le Japon et les îles subtropicales de Yaeyama pour notre narrateur. Là-bas, tout n'est que luxe, calme et volupté. Les mots ne sont pas nécessaires. Saura-t-il écouter sa voix intérieure qui lui dit que la vie redémarre parfois ? Lentement, doucement, mais sûrement aussi. Toute la poésie de Jeanne Benameur est bien présente dans ce nouveau roman. La psychanalyse n'est là que pour s'approcher au plus près de ses personnages...


  • par (Libraire)
    11 janvier 2022

    Réparer les vivants !!!

    Un livre hors du temps. L'histoire d'un homme qui prend enfin le temps de s'écouter et part en quête de réponses au Japon. Il essaye de réparer sa vie à l'image du Kintsugi, cet art ancestral japonais qui consiste à réparer des pièces de porcelaine avec de l'or et ainsi, redonner vie à des objets ébréchés. Il y fait la connaissance d'une femme collectionneuse de tissus qui va la guider dans tous les sens du terme. Jeanne Benameur démontre une nouvelle fois son talent de brodeuse des mots et de conteuse hors-pair.


  • par (Libraire)
    11 janvier 2022

    Magnifique !

    Le magnifique récit d'un homme en quête de sens, un départ pour le Japon où de belles rencontres et un art de vivre vont l'aider à atteindre la liberté.

    Coup de cœur !


  • 7 janvier 2022

    Coup de coeur !

    Jeanne Benameur promène dans ses livres et encore plus dans La patience des traces son amour de la liberté et son humanisme. L’écrivaine offre à son lecteur une histoire pleine d’espoir où il n’est jamais trop tard pour accomplir son désir personnel et singulier et l’assumer, rechercher la joie de l’échange et accepter l’apaisement que procure la contemplation méditative de la nature. Une bien belle façon de commencer l’année : Un vrai coup de cœur !