Cadavre exquis

Cadavre exquis

Agustina Bazterrica

Flammarion

  • par (Libraire)
    10 septembre 2019

    Perturbant !

    Les termes techniques (je parle en connaissance de cause !) donnent à ce roman un côté réaliste extrêmement glaçant. Le héros semble être le seul qui ait encore un peu d'humanité dans un monde en pleine dégénérescence...


  • par (Libraire)
    6 septembre 2019

    Terrifiant

    Un virus a décimé les animaux de la surface de la Terre. L'Homme s'adapte saute le pas et devient cannibale. Des élevages de "sous humains " apparaissent. Marcos travaille dans un de ces abattoir d'un nouveau genre bien que les méthodes n'ont que peu changés.Roman glaçant , roman d'anticipation et surtout réflexion sur nos besoins et notre consommation. A lire absolument !


  • par (Libraire)
    3 septembre 2019

    Endeuillé par la mort de son enfant, un homme tente de survivre dans un monde devenu fou. Un monde où les espèces animales se sont éteintes mais où les hommes n'ont pas pour autant renoncé à leur envie de consommer de la viande.
    Un livre puissant, aussi sensible que dérangeant, qui questionne notre rapport à l'humanité et aux animaux.
    Olivier LF


  • par (Libraire)
    3 septembre 2019

    Un virus ayant décimé les animaux, le gouvernement se retrouve face à un dilemme. Comment nourrir la population ? Plutôt que de forcer les citoyens à changer leurs habitudes alimentaires en adoptant un régime sans viande, les autorités décident de rendre légale la consommation de viande humaine. Le narrateur travaille dans une usine de traitement de viande d'être humain. Il rencontre une femme, destinée à être élevée pour sa viande, qui va remettre toute son existence et ses principes en question.
    Dérangeant et passionnant à la fois, ce roman d'anticipation, extrêmement bien ficelé, se lit d'une traite et ne vous laissera pas de marbre. Le style simple, brut parfois, mais toujours juste, nous plonge immédiatement dans ce monde dérangeant et effroyable pourtant si humain.


  • par (Libraire)
    31 août 2019

    Coup de coeur de Sophie

    Dans un proche avenir tous les animaux ont mystérieusement disparu suite à un virus. Pour faire face à la pénurie de viande des scientifiques ont réussi à partir du génome humain à fabriquer un nouveau « bétail » pour le consommer en viande …
    Premier roman à la fois percutant et glaçant de cette auteur argentine qui à travers cette « dystopie » nous montre les risques et les éventuels conséquences pour l’ homme du clonage et des manipulations génétiques mais elle dénonce aussi les méthodes « rationnelles » et cruelles des abattoirs ...
    Roman âpre, obsédant voir même violent qui nous pousse à réfléchir au respect que l’on doit à tout être vivant mais qui nous interroge aussi sur ce qu' est l « humanité »


  • 30 août 2019

    Conseillé par la Librairie Sorcière Le Bateau Livre à Lille

    Bonjour, monde cruel… Voilà une dystopie terrible et maléfique où les hommes se mettent à manger les hommes. Les animaux d'élevage sont tous morts d'une épidémie, et il fallait bien continuer, capricieusement, à manger de la viande ! On suit alors la vie d'un directeur d'abattoir, lui-même honteusement végétarien.
    Jamais un roman ne nous a fait autant réfléchir.

    Une affreuse et incroyable pépite.

    Conseillé par Nicolas, Librairie Sorcière Le Bateau Livre à Lille


  • par (Libraire)
    28 août 2019

    "Répugnant et magnétique"

    Glaçant et délicieux. Atroce et sublime. Un livre audacieux que vous haïrez ou que vous dévorerez d'une traite.
    Ce roman, que l'on peut qualifier de dystopie, est sublime par son écriture: le style, à première vue sec et froid, est empreint d'une telle poésie qu'on voudrait faire tourner certaines phrases dans sa bouche pour en conserver la saveur le plus de temps possible. La plume magistrale de l'autrice nous fait frissonner autant que les atrocités déroulées devant nos yeux à la façon d'une petite galerie des horreurs.
    Une lecture prenante qui met profondément mal à l'aise par son réalisme et fait raisonner d'une sombre note tout ce que notre société actuelle a de plus immonde.

    "Après tout, depuis que le monde est monde, nous nous mangeons les uns les autres. Quand ce n'est pas symboliquement, nous nous dévorons littéralement. La Transition nous a offert l'opportunité d'être moins hypocrites."


  • par (Libraire)
    24 août 2019

    C'est un livre fort, très fort;
    qui dérange, évidemment...
    Et c'est très bien comme ça!


  • 22 août 2019

    Dans cette histoire, le héros, Marcos, parle peu. Il économise ses mots car il n'y a pas de mots pour dire l'horreur. D'abord le virus qui a infecté les animaux et tué les hommes. La rage qui a saisi l'humanité jusqu'à décimer toute espèce animale. Puis le manque de viande. La faim. Le cannibalisme illégal... puis légal.
    Marcos travaille dans un abattoir. Tous les jours il voit des "produits" être tués puis découpés. On parle de "viande spéciale", lui voit des humains. Alors que le monde sombre dans la folie, il semble être le seul à voir cette mascarade pour ce qu'elle est vraiment : un massacre. Comme son personnage, Agustina Barretzica a un style très ascètique. Avec un vocabulaire sobre, elle décrit le quotidien de cette nouvelle société. Plus le récit avance, plus l'horreur grandit tout comme la violence des scènes avec une seule pensée : ça ne peut que mal se terminer... jusqu'aux dernières lignes qui vous font l'effet d'un coup de poing dans le ventre !


  • par (Libraire)
    8 août 2019

    À l'heure du CETA, où le terme "libre-échange" est sur toutes les lèvres, Agustina Bazterrica, autrice argentine, s'exporte sans barrière dans notre pays avec ce roman ultra réaliste.
    Consommons, mangeons, dans un monde pas si lointain, ces deux mots continuent à rythmer nos vies. Celle du héros, employé d'un abattoir, est ancrée dans ce système. Découper, trancher, ses actions et outils ont peu évolué au fil des années...Seule la chair qui passe sous ses yeux est différente... Humaine, la chair est humaine... Fascinant !


  • par (Libraire)
    27 juillet 2019

    Un roman comme un coup de poing

    Marcos travaille pour un abattoir, mais depuis la Grande Guerre Bactériologique, ce ne sont plus des animaux, devenus impropres à la consommation, mais des humains qu'on y achève.
    Dans ce contexte de cannibalisme légal, Marcos est pourtant tiraillé par sa conscience... et encore plus quand un fournisseur lui offre une "tête", c'est-à-dire une jeune femme d'élevage.
    Ce roman choc invite (entre autre) à la réflexion sur la condition animale et nos habitudes de consommation de façon intelligente, sans moralisme outrancier.
    Vous ne verrez plus le contenu de votre assiette de la même manière !