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La crête des damnés

La crête des damnés

Meno, Joe

Agullo

  • par (Libraire)
    24 octobre 2019

    Un roman qui déchire

    Chicago, 1990. Brian a 17 ans et il est toujours puceau. Brian adore le punk et il est fou amoureux de sa meilleure pote Gretchen mais il n'ose pas lui dire.
    Brian est émouvant et énervant comme tous les ados en fait.
    Un roman gentiment punk, bourré de références musicales et cinématographiques (enfin surtout des films d'horreur) et déjanté qui raconte les doutes, les peines, les bêtises et les joies d'un presque adulte qui n'a pas trop envie de grandir mais un peu quand même.


  • 16 septembre 2019

    Adolescence, États-Unis

    De Joe MENO, j’avais beaucoup aimé "Le blues de la harpie", très lent.

    Puis vint "Prodiges et miracles" qui m’avait emporté par sa plume narrative.

    L’auteur change encore une fois complètement de décor : nous sommes à Boston dans une banlieue blanche en 1991.

    Brian Oswald rêve d’emmener Gretchen au bal de la saison, mais ne sait pas comment lui demander. Car Gretchen est amoureuse d’un autre garçon, mais ne le lui dit pas. Qui plus est, elle est un peu forte et aime bien la bagarre, ce qui n’est pas le cas de Brian, plutôt tête de turc.

    Pourtant, Gretchen n’a de cesse de lui offrir des compiles de chansons de ses groupes rock préférés (souvenez-vous, on utilisait encore des cassettes dans ce temps-là).

    Si je n’ai absolument rien saisi des allusions à la musique punk, bien loin de mon univers musical, j’ai aimé suivre Brian dans sa découverte des filles, ces êtres bien mystérieux.

    C’est aussi le moment où les parents se déchirent et divorcent, abandonnant leurs enfants à leur adolescence compliquée ; le temps de la découverte de la drogue et de l’alcool.

    Le quartier de Brian est-il pour autant représentatif de l’Amérique de ces années-là : raciste et conformiste ?

    Je me suis retrouvée dans cet adolescent qui se cherche, se distingue mais veut tout de même faire partie du groupe.

    Mais j’ai été presque déçu que Brian ne veuille pas grandir, « parce que ça fait trop bizarre ». Á l’image de son pays, veut-il rester un éternel adolescent ?

    Un roman lent, au rythme des atermoiements du cœur de Brian, qui ne se décide jamais vraiment.

    L’image que je retiendrai :

    Gretchen, après moult essais, a enfin la technique pour se teindre elle-même les cheveux en rose (et c’est pas facile pour une brune).

    https://alexmotamots.fr/la-crete-des-damnes-joe-meno/