La princesse de Clèves

Madame de La Fayette, Claire Bouilhac, Cathy Muller

Dargaud

  • 14 avril 2019

    Plutôt mourir que tromper

    Tous les moyens sont bons pour nous faire lire les classiques et celui-ci en
    est un excellent : la bande dessinée. Claire Bouilhac et Catel Muller se sont
    attaquées à l’un des joyaux du genre, « La Princesse de Clèves » de Madame de
    la Fayette, le plus grand roman d’amour de tous les temps pour l’écrivain et
    critique littéraire Antoine Compagnon.

    Les deux comparses se sont partagé le travail ainsi : à Catel le prologue et
    l’épilogue dans lesquels elle raconte les dessous du livre, à Claire le résumé
    de l’histoire de cette princesse peu banale, qui poussa la morale à son
    paroxysme et préféra mourir que tromper.

    C’est une histoire que l’on a peine à concevoir aujourd’hui : une très jeune
    femme, Mademoiselle de Chartres, épouse le prince de Clèves alors qu’elle a
    seize ans et ne connaît bien sûr rien de la vie.

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  • par (Libraire)
    12 avril 2019

    Il semble a priori difficile de représenter par des images, « La princesse de Clèves », premier roman psychologique de l'histoire littéraire. En effet, quoi de plus compliqué à représenter que l'enchevêtrement des sentiments ? C'est pourtant ce que parviennent à faire Catel et Bouilhac. La palette de couleurs comme légèrement passée donne le sentiment de la première impression de lecture du roman, un certain hiératisme qui explose sous la force des passions. Le dynamisme du récit est parfaitement rendu lui aussi par le choix des dialogues extraits du texte original, rendant palpable la tournure d'esprit de Madame de la Fayette.
    Une excellente BD pour découvrir ou se remémorer l'un des chefs d’œuvre de notre littérature.