L'appel

L'appel

Fanny Wallendorf

Finitude

  • par (Libraire)
    22 mars 2019

    Sport, amour et succès

    Richard est un tout jeune homme un peu empoté, pas très à l’aise avec son corps. Il fait du saut en hauteur depuis des années au grand désespoir de ses entraineurs et sous le regard moqueur de ses camarades. Il rit d’ailleurs également de lui-même.
    Mais à force d’entrainement, d’entêtement, il découvre une nouvelle façon de sauter, il affine sa technique. Il se bat contre tous et impose coûte que coûte son saut. Il a une grande confiance en lui. Cette confiance le mènera loin, jusqu’aux compétitions les plus reconnues.
    Je recommande vivement la lecture de ce roman initiatique où l’on rencontre un adolescent américain dans les années 60 qui découvre l’amour, se jette à corps perdu dans la pratique de son sport et échappe de peu à la guerre du Vietnam.


  • par (Libraire)
    26 février 2019

    Coup de coeur de la chouette

    Quelques pages pour l'échauffement, puis on enchaîne sur des petites foulées, et assez rapidement on se rend compte que l'élan est pris : on ne quitte plus ce roman dont le personnage central est le saut.
    Mais pas n'importe lequel : celui de Dick Fosbury, qui se cache derrière le personnage de Richard imaginé par Fanny Wallendorf. Alors qu'il plafonne à 1,62m depuis des années, Richard découvre "par hasard" un saut original, dorsal, qui révolutionnera la pratique du saut en hauteur dans la fin des années 60. Tour à tour décrié et encensé, Richard n'en a cure. Il veut juste voir "jusqu'où il peut aller". Un texte magnifique sur la recherche du geste parfait, sur le dépassement de soi, la persévérance, mais aussi sur les premières amours et amitiés, les liens familiaux, l'entrée dans l'âge adulte... On vous encourage à y plonger la tête la première !


  • par (Libraire)
    5 janvier 2019

    Sur le dos

    Très bien mené, très finement écrit, ce premier roman de Fanny Wallendorf surprend par sa liberté. Certes, la figure historique de Dick Fosbery, inventeur du saut en hauteur qui porte son nom, est présente, mais elle ne sert que d'appui à une figure littéraire bien plus aérienne.

    Ici, il sera question de l'adolescence, de l'amour, du sport, de la persévérance, de la voie qu'on se cherche et qu'on finit par trouver, parce qu'on ne renonce pas, parce qu'on est concentré sur maintenant et pas nécessairement sur demain, parce que l'enjeu, c'est précisément la course d'appel et pas le saut.

    Il y a entre ces lignes une belle philosophie de vie, une quiétude, une tempérance, une humilité qui rend plus grand, et qui peut faire sauter plus haut que tout le monde. Mais il y a surtout cette idée que tout ça n'est pas si important. Et si le jeune Richard n'avait pas orienté son bassin de cette manière, s'il n'avait pas courbé sa course dans les derniers pas, s'il n'avait pas inventé le saut dorsal et révolutionné son sport, alors oui, il aurait continué à stagner à 1m62 toute sa vie. Mais ça ne l'aurait pas empêché d'être heureux.