L'appel

L'appel

Fanny Wallendorf

Finitude

  • par (Libraire)
    5 janvier 2019

    Sur le dos

    Très bien mené, très finement écrit, ce premier roman de Fanny Wallendorf surprend par sa liberté. Certes, la figure historique de Dick Fosbery, inventeur du saut en hauteur qui porte son nom, est présente, mais elle ne sert que d'appui à une figure littéraire bien plus aérienne.

    Ici, il sera question de l'adolescence, de l'amour, du sport, de la persévérance, de la voie qu'on se cherche et qu'on finit par trouver, parce qu'on ne renonce pas, parce qu'on est concentré sur maintenant et pas nécessairement sur demain, parce que l'enjeu, c'est précisément la course d'appel et pas le saut.

    Il y a entre ces lignes une belle philosophie de vie, une quiétude, une tempérance, une humilité qui rend plus grand, et qui peut faire sauter plus haut que tout le monde. Mais il y a surtout cette idée que tout ça n'est pas si important. Et si le jeune Richard n'avait pas orienté son bassin de cette manière, s'il n'avait pas courbé sa course dans les derniers pas, s'il n'avait pas inventé le saut dorsal et révolutionné son sport, alors oui, il aurait continué à stagner à 1m62 toute sa vie. Mais ça ne l'aurait pas empêché d'être heureux.