Né d'aucune femme

Né d'aucune femme

Franck Bouysse

Manufacture de livres

  • par (Libraire)
    18 février 2019

    Nous l'avons véritablement adoré !

    Appelé pour bénir un corps dans un asile, un prêtre récupère des cahiers, cachés sous la robe de la défunte, racontant l’histoire d’une vie, celle de Rose vendue par son père lorsqu’elle avait 14 ans. Dans sa chronique du Monde des livres, Claro écrit que ce roman « tutoie la perfection ». Et c’est exactement cela : l’écriture de Franck Bouysse est sublime et, tel un conte, Né d’aucune femme est à la fois sombre et éblouissant. Nous l’avons véritablement adoré !


  • par (Libraire)
    16 février 2019

    Du romanesque noir, et un tour de force

    Le roman type que j'adore ! Franck Bouysse nous prend par la main pour nous faire assister à une sacrée autopsie des âmes humaines. Et moi je l'ai suivi, même quand ça faisait mal.


  • par (Libraire)
    15 février 2019

    Dans la noirceur d'un asile, le père Gabriel va trouver les carnets griffonnés de Rose et c'est toute une vie de douleur qui va alors s'imposer à lui.
    Frank Bouysse sait dire la cruauté, la beauté et l'amour.
    Dans ce roman ensorcelant à la sensibilité inouïe, il raconte la douleur d'être né du mauvais côté...

    Gilbert


  • par (Libraire)
    13 février 2019

    Dans la pénombre d'un asile, la découverte de deux carnets près du corps d'une femme interrogent le sens d'une vie et son mystère. Un roman d'une beauté sans équivalent en littérature française contemporaine et à l'égal des classiques, d'Emily Brontë à Shakespeare, pas moins !

    Chef d’œuvre

    Damien


  • par (Libraire)
    1 février 2019

    On aime !

    Prenant, implacable, glaçant et bouleversant : Franck Bouysse ne nous laisse aucun répit en nous entraînant à la suite du destin de Rose.


  • par (Libraire)
    29 janvier 2019

    Vous voulez des émotions ? En voilà !...
    Livre douloureux, extrêmement original :
    - des personnages hors normes
    - un univers impitoyable, difficilement imaginable...
    et pas un chapitre pour que le lecteur y trouve une certaine sérénité...


  • 27 janvier 2019

    La jeune fille et la noirceur du monde

    L’auteur l’admet lui-même : « il est plus facile d’aborder les combats de femmes, la notion de l’identité…avec le recul et la pudeur que permet l’ancrage dans un autre temps. » Pour camper Rose, sa nouvelle héroïne, Franck Bouysse compose un roman qui aurait pu être écrit il y a un siècle, tant par le choix de ses personnages, celui de l’univers choisi, que par l’utilisation d’une langue que l’on associerait plus volontiers aux romanciers du début du 20e siècle, voire du 19e.

    Gabriel, un jeune curé, est appelé dans un asile pour bénir le corps d’une défunte. Il s’y rend avec le jeune Charles, son bedeau et sait qu’il va trouver sous les plis de la tenue de la femme morte « les cahiers de Rose », comme le lui a annoncé l'infirmière venue le prévenir. Gabriel devient donc le porte-voix de l’histoire de Rose, une jeune fille vendue par Onésime, un père essayant de sortir les siens de la misère.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    25 janvier 2019

    Par des moyens détournés le père Gabriel se retrouve en possession du journal intime de Rose internée depuis des années dans un asile d'aliénés. Il découvre son histoire incroyable et comprend petit à petit, comme le lecteur, comment une jeune femme saine d'esprit peut de retrouver internée contre son gré. Après 3 romans policiers, Franck Bouysse se lance dans une histoire très romanesque inspirée du sort de ces femmes qui osaient se rebeller face à leur sort et se sont retrouvées enfermées. Un roman fort sur la condition des femmes à la fin du XIXème début XXème siècle.
    Valérie


  • par (Libraire)
    23 janvier 2019

    Un roman NOIR fascinant !

    Franck Bouysse nous fascine à nouveau avec ce roman NOIR, ciselé au couteau, et de main de maître ! Une sordide histoire : celle de Rose, vendue par son père à un châtelain, elle conte sa vie dans des carnets retrouvés par le narrateur. Une écriture magistrale !


  • par (Libraire)
    18 janvier 2019

    Puissance noire

    Un roman aussi puissant que les précédents, aussi noir et aussi trouble, aussi troublant. Franck Bouysse puise au fond de l'âme humaine dans ce qu'il y a parfois de pire, de plus cruel. Il interroge aussi la lâcheté, celle qui naît face à la terreur, celle qui accable et soumet les êtres au silence sous le poids des secrets familiaux. Roman sur la filiation, sur les trahisons, emporté par une narration littéraire soutenue qui rappelle l'univers romanesque de Georges Bernanos. Un roman noir extraordinaire dans une ambiance de fin de siècle (19e) qui laisse le lecteur abasourdi.


  • 14 janvier 2019

    violences domestiques

    Rose, quel joli prénom pour une vie de violence.

    Elle a 14 ans, l’aînée de la fratrie, quand son père la vend au Maître des Forges. Dans cette grande maison, elle devient la domestique du Maître et de sa mère acariâtre.

    Heureusement, Edmond est là, l’homme à tout faire qui la prévient de ce qui l’attend et qui lui offre un peu, si peu, de réconfort.
    Je n’en dis pas plus, il y a tellement d’autres personnages dans ce roman : le curé Gabriel qui découvre les cahiers de Rose, le médecin à la botte du Maître, la femme du Maître, Génie l’infirmière… Je vous laisse le plaisir de plonger dans ces pages comme une immersion en pleine nature, celle que l’on respire à pleins poumons. Mais également une immersion cruelle en pleine nature humaine, la violente, celle prête à tout pour garder la tête haute. À vraiment tout. Certaines pages m’ont soulevé le cœur par leur violence et leur réalisme. Et pourtant, Rose ne baisse jamais la tête.

    Si j’ai trouvé la fin un peu gentille par rapport à la tonalité générale du roman, j’ai aimé le dernier geste du prêtre. J’ai aimé l’alternance des voix qui raconte leur histoire, avec leur vocabulaire propre, comme une respiration différente.

    Un auteur que je qualifierais de sensuel, car dans ses lignes, je sens l’humus et les saisons. L’homme n’est que de passage.

    L’image que je retiendrai : celle de la mousse, détail qui revient souvent.

    Quelques citations : "Les rêves ne sont rien que les rêves, et que ceux qu’on nous vend sans qu’on les rêve soi-même, il faut les fuir à tout prix." (page 77)
    "Surtout marcher droit devant. De toute son existence, il n’avait jamais vu un oiseau reculé." (page 276)

    https://alexmotamots.fr/ne-daucune-femme-franck-bouysse/


  • par (Libraire)
    11 janvier 2019

    Gabriel, fidèle serviteur de l’Église, est appelé pour bénir le corps d’une femme à l’asile. Sous sa robe sont cachés des cahiers, ceux de Rose.
    Une toute jeune fille quitte Les Landes accompagnée de son père, vers un destin incertain. Au delà du roman noir, Franck Bouysse nous entraîne dans les méandres d’une intrigue romanesque où l’inhumanité épouse la force de vivre. Ayant rarement rencontré une héroïne de cet acabit, les mots me manquent pour parler de ce livre extraordinaire, de cette Rose inoubliable. Ce livre va au-delà d’un modeste résumé, il se ressent !
    Delphine


  • par (Libraire)
    2 janvier 2019

    Coup de coeur du Passage Culturel

    Le roman débute quand une femme demande à Gabriel, un jeune prêtre, de récupérer des carnets cachés sous la robe d’une femme, décédée, qu’il devra bénir le lendemain à l’asile. Les carnets de Rose. Celle-ci grandit à la campagne, fin XIXe, dans une famille pauvre. Son père décide un soir de la vendre à une famille bourgeoise pour qu’elle devienne domestique, l’argent lui servant à faire vivre le reste de sa famille. Cet acte signe le début du cauchemar pour l’ensemble de la famille.

    La tension est insoutenable dans ce roman noir impossible à lâcher. Bouysse nous pousse dans nos retranchements. Il joue avec les styles et les vocabulaires et sculpte des ambiances qui font froid dans le dos. Rose est ancré en chacun des lecteurs et pendant longtemps résonnera en nous la parole nue et forte de Rose, et l’intemporalité de son destin.