Le corps des bêtes, roman

Le corps des bêtes, roman

Audrée Wilhelmy

Grasset

  • par (Libraire)
    24 mars 2018

    Conte du réel

    Vous allez entrer dans un livre sensoriel. Vous allez tout voir, tout entendre, tout renifler, tout éprouver. L'écriture d'Audrée Wilhelmy, dont c'est le troisième roman, a ce pouvoir. Celui de vous transporter entièrement à l'intérieur même de ses personnages, dans la solidité et la mollesse de leurs corps.

    Sur ce coin de rivage où une famille vit à l'écart du monde, où les relations humaines sont synonymes de relations familiales, les passions forcément incestueuses et le quotidien rythmé par le mouvement de la mer, la vie se concentre sur les détails. Avec une poésie mais aussi une précision presque scientifique, la romancière québécoise vous fait découvrir ces personnages énigmatiques, profonds, complexes, dont l'animalité surgit parfois avec violence. De quel corps parle-t-on ? De quelles bêtes parle-t-on ?
    C'est un roman des bêtes, bien sûr, mais c'est viscéralement un roman des corps, et de ce qui en sort, sang, sueur, sécrétions, comme le ballet des fluides qui nous traversent et retournent à la terre ou à l'eau salée dans une vitale chorégraphie des saisons. Le corps des bêtes, c'est un conte du réel, plus réel probablement que n'importe quelle autre histoire urbaine, qui nous aurait été plus familière peut-être mais n'aurait jamais pu atteindre ce degré d'intimité de la phrase avec son lecteur.
    Peut-être ne trouverez-vous pas dans ce livre ce que vous y cherchez, mais comme des épaves rongées dans le sable, tant d'autres merveilles.