Les Buveurs de lumière

Les Buveurs de lumière

Jenni Fagan

Anne-Marie Métailié

  • 4 décembre 2017

    Découverte Etrangère

    " Le monde décline, le soleil se divise, le froid s'installe…Jenni Fagan nous conte la fin du monde avec poésie et fracas. Les paysages se cristallisent de beauté sous sa plume, alors que des blocs de grossièretés viennent se fracturer sur les lignes, et l'Ecosse devient plus belle encore, dans ce silence absolu, qui prend tout l'espace…"


  • 1 décembre 2017

    Alors que la planète entre dans une période glaciaire, les habitants d'un camp de caravanes situé dans le nord de l'Ecosse s'organisent afin de lutter contre les intempéries qui s'annoncent.

    Parmi eux, Constance, sorte de survivaliste et bricoleuse hors pair qui veille sur sa fille Stella en pleine transformation identitaire. C'est là que débarque Dylan, géant tatoué au coeur tendre qui transporte les cendres de sa mère et de sa grand-mère décédées récemment.
    Récit tendre et poétique autant que déjanté et drôle, ce roman de Jenni Fagan est une belle surprise.

    Au sortir du récit, un seul désir: partager un coin de caravane, un verre de gin avec ces personnages hauts en couleur et merveilleux , se réchauffer au contact de leur humanité.


  • 30 novembre 2017

    fin du monde, hiver, transgenre

    Oui, ce roman raconte la fin de notre monde par l’Hiver. Il fait froid, dans ces pages. D’abord tout doucement, la neige qui tombe en douceur, les provisions que l’on fait en attendant le printemps. Puis il faut dégager les routes et prévoir des abris de secours pour les moins prévenants. L’électricité fonctionne encore et on peut se rendre à l’hôpital. Et l’iceberg qui s’approche dangereusement des côtes d’Écosse.

    Puis le froid s’installe vraiment, et certains hommes choisissent de mourir dehors.

    Enfin le gel arrive, et sa vague ravage tout. J’ai aimé, en relevant le nez de ma lecture, m’apercevoir que la maison n’était pas sous la neige : l’auteure sait nous imprégner de l’Hiver.

    Comment lutter contre le froid : Dylan choisit la méthode de sa grand-mère et fabrique du gin chez lui avec des ingrédients folkloriques.

    Et puis il y a Stella, né Cael, mais qui se sent si fille qu’il décide de changer de sexe, ce qui ne va pas sans quelques complications au collège. Et comment faire pour qu’elle ne mue pas et que sa pilosité ne se développe pas ?

    J’ai aimé la mère de Stella qui répare des vieux meubles trouvés à la déchetterie et qui accepte les changements de sa fille, elle qui ne s’est jamais mariée et vit dans une caravane.

    J’ai été moins sensible au secret de famille que Dylan tente de percer, mais j’ai adoré qu’il mette les cendres de sa mère et sa grand-mère dans un pot de glace faute de place dans sa valise.

    Un style avec quelques maladresses (ou d’erreurs de traductions ou d’impression), mais tellement évocateur.

    Une lecture qui m’a poursuivi longtemps.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la légende des Buveurs de lumière et des trois soleils visibles par effet de réverbération.

    Une citation :

    « Ces morts égoïstes qui se tirent comme ça en nous laissant avec des semi-vérités, des questions, des relations aléatoires, des faillites et des dettes, des cœurs fragiles, des gènes douteux, des habitudes idiotes et des codes ADN prédisposant à certaines maladies.»

    http://alexmotamots.fr/les-buveurs-de-lumiere-jenni-fagan/


  • par (Libraire)
    30 septembre 2017

    On aime !

    "Winter is coming..."

    La Terre s'apprête à connaître l'hiver le plus froid jamais subi. Au milieu de cette débâcle, on fait la connaissance de trois personnages originaux et attachants : pris chacun dans leur propre tourmente, ils vont apprendre à se connaître, s'organiser, s'entraider.


  • par (Libraire)
    25 août 2017

    Glacé

    Ce livre est si fragile qu'on ne sait même pas comment il fait pour tenir debout. Et pourtant ça fonctionne. Tout est beau, tout est crédible, même le fait que la Terre soit plongée subitement dans une nouvelle ère polaire. Pourquoi pas ? Vous êtes climatologue, vous ?

    Est-ce que c'est l'écriture de Jenni Fagan qui nous fait accepter ça, sa manière si particulière de révéler le fond des êtres, le cœur palpitant de ses personnages ? Ou bien les personnages eux-mêmes, ces trois destins, sublimes et déglingués, liés par une envie furieuse de tendresse ? On ne sait pas. Mais le fait est que le roman est en vie, par un étrange processus magique, il respire et on s'y attache, on ne veut plus s'en séparer, simplement rester là à écouter encore quelques heures les dialogues futiles et profonds qui s'en échappent, admirer les images féeriques et terribles qui l'émaillent, aurores boréales, icebergs géants, armées de givre. Il y a bien une intrigue, des secrets de famille, des accidents de la vie, mais est-ce vraiment le plus important quand tout autour de vous est en train de geler ? Simple, mystérieux et poignant, ce livre est un ami qu'on veut protéger.


  • par (Libraire)
    21 août 2017

    Nous sommes en 2020 en Angleterre, il fait -20° et Trafalgar square ressemble à une sculpture de glace...
    Dylan, un géant barbu de 35 ans, arrive en Ecosse dans un parc de caravanes où vivent quelques marginaux. En effet, sa mère lui a laissé en héritage les clés d'une caravane, loin de tout. A la mort de celle-ci il est obligé de quitter Londres et le petit cinéma d'art et d'essai où il a toujours vécu. Il l'abandonne aux créanciers.
    En Ecosse, une nouvelle vie s'offre à lui faite d'étonnantes rencontres dont une voisine qu'il voit comme une créature céleste.
    Un livre magnifique et lyrique.


  • par (Libraire)
    21 août 2017

    A la mort de sa mère Dylan hérite d’une caravane installée dans le nord de l’Ecosse. Malgré l’hiver qui arrive et s’annonce particulièrement rigoureux en ce début de nouvel âge glaciaire, il décide de s’y installer. La rencontre avec ses voisines Constance et sa fille Stella lui redonne espoir. L’écriture de Jenni Fagan est d’une beauté magique.
    Tout est crédible dans ce futur apocalyptique qu’elle décrit : la neige omniprésente et ses milles nuances de couleurs, les pénuries, une vie quotidienne possible malgré les conditions extrêmes.
    Ce roman est un éclat de lumière en pleine obscurité. Gros coup de cœur, à ne pas rater !!
    Valérie