La Faim blanche

La Faim blanche

Aki Ollikainen

Héloïse d'Ormesson

  • par (Libraire)
    19 septembre 2016

    Glacial

    Partant d'un fait historique méconnu, la famine qui frappa la Finlande au milieu du XIXe siècle, Aki Ollikainen construit un roman condensé et incisif d'une beauté glaciale.

    Et il fallait un réel talent pour porter le lecteur dans ces zones sombres et terribles, territoires de la faim, du froid, et de la survie à tout prix ; un talent inouï pour créer de la grâce et de la beauté à partir de cette histoire tragique où une mère n'a d'autre solution que celle de se jeter sur les routes avec ses deux enfants, le ventre vide, les membres transis par un hiver interminable.

    Sans larmoiements, sans pathos, l'écriture d'Ollikainen réussit à transporter le lecteur dans des zones sombres où il ne se serait pas aventuré seul, par la force de la poésie, la fulgurance et la pertinence de ses portraits humains. En filigrane, on lira aussi dans cette Faim blanche le fossé qui semble séparer les pouvoir politique des populations qui en subissent les décisions ainsi qu'une réflexion puissante sur les thèmes de la survie, de la solidarité, de l'au-delà.

    Qu'on ne se méprenne pas : c'est un livre dur, pas une comédie, pas une partie de plaisir, mais la finesse de l'écriture, l'éclat de certaines phrases, parviennent à transcender ce récit et en font un bijou brut, coupant mais définitivement lumineux.


  • par (Libraire)
    19 septembre 2016

    Glacial

    Partant d'un fait historique méconnu, la famine qui frappa la Finlande au milieu du XIXe siècle, Aki Ollikainen construit un roman condensé et incisif d'une beauté glaciale.

    Et il fallait un réel talent pour porter le lecteur dans ces zones sombres et terribles, territoires de la faim, du froid, et de la survie à tout prix ; un talent inouï pour créer de la grâce et de la beauté à partir de cette histoire tragique où une mère n'a d'autre solution que celle de se jeter sur les routes avec ses deux enfants, le ventre vide, les membres transis par un hiver interminable.

    Sans larmoiements, sans pathos, l'écriture d'Ollikainen réussit à transporter le lecteur dans des zones sombres où il ne se serait pas aventuré seul, par la force de la poésie, la fulgurance et la pertinence de ses portraits humains. En filigrane, on lira aussi dans cette Faim blanche le fossé qui semble séparer le pouvoir politique des populations qui en subissent les décisions ainsi qu'une réflexion puissante sur les thèmes de la survie, de la solidarité, de l'au-delà.

    Qu'on ne se méprenne pas : c'est un livre dur, pas une comédie, pas une partie de plaisir, mais la finesse de l'écriture, l'éclat de certaines phrases, parviennent à transcender ce récit et en font un bijou brut, coupant mais définitivement lumineux.