Le commis

Le commis

Bernard Malamud

Rivages

  • par (Libraire)
    25 novembre 2016

    Crimes, amours et caisse enregistreuse

    Il y a quelque chose de la tragédie classique dans ce roman pénétrant écrit en 1957 et que les éditions Rivages ont l'excellente idée de ressortir aujourd'hui.

    Tragédie dans la trajectoire de ses personnages équivoques, bourrés de bonté, d'amour et d'amertume, dont les secrets poussent à la catastrophe ; tragédie aussi et maîtrise narrative dans cette presque parfaite unité de lieu respectée, cette petite épicerie en perdition, nichée au cœur de Brooklyn, et qui sera le théâtre de passions bien plus grandes qu'elle.
    Sans emphase, humblement, l'écriture de Malamud construit une architecture psychologique d'une profondeur et d'une justesse étonnante en même temps qu'un portrait joliment brossé de cette petite communauté d'immigrés (Juifs, Italiens) qui cherche sa place dans un New-York en perpétuelle mutation.
    Discret, c'est un roman modeste ; une fois terminé, il est grand.


  • par (Libraire)
    24 novembre 2016

    Morris Bober est un épicier juif new yorkais. Les affaires vont mal, il faudrait peut-être modifier le mobilier, donner un coup de peinture mais Morris Bober est fatigué, ses jambes sont lourdes et son esprit tout entier tourné vers son lit et le très attendu repos quotidien. Pour ne rien arranger, il se fait braquer sa misérable recette : quand ça veut pas, ça veut pas.

    Et pourtant, contraint de garder le lit, il engage malgré les protestations de sa femme, suspicieuse, un commis. Franck Alpine - Alpino même. Origine italienne. Contre toute attente, les affaires reprennent...

    Bernard Malamud signe un roman d'une forte intensité dramatique où chaque personnage, chaque événement semblent engager beaucoup plus qu'eux-mêmes. C'est un roman sur le rêve américain des immigrés et sur l'identité juive. Passionnant de bout en bout, surprenant jusqu'au dernier paragraphe, Le Commis, publié en 1957 démontre plus que jamais que les grandes œuvres littéraires sont intemporelles.