<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Obliques - Librairie - Auxerre</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><description>Nos derniers avis, nos derni&amp;quot;eagrave;res lectures</description><copyright> Librairie Obliques</copyright><language>fr</language><item><title>Notre avis sur "Hongrie-Hollywood express" d'Eric Plamondon</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-06-06 00:08:24</pubDate><description><![CDATA[Il a été Tarzan et il a fini presque personne. Le destin tragique de Johnny Weissmuller, champion de natation et star de Hollywood, sert de matière première à ce roman inclassable, intelligent et bigarré, qui mélange les genres, passe d'une forme à une autre dans un génial patchwork sans équivalent dans la littérature actuelle.<BR>
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"Hongrie-Hollywood Express" n'a pas grand chose à voir avec l'image qu'on se fait d'une biographie. Depuis les premières pages incroyables, résumé en accéléré de la vie du narrateur, alter-ego de Plamondon, c'est à bord d'un grand huit délirant que nous sommes conviés, faisant entrer en collision dans sa course folle anecdotes et coïncidences, touchantes histoires et pathétiques évocations. L'expérience de lecture est ébouriffante, l'impression hautement rafraîchissante et quand on sait qu'il ne s'agit là que du premier volet d'un triptyque, on ne peut qu'applaudir des deux mains en attendant avec impatience les deux volumes suivants consacrés respectivement à Richard Brautigan puis à Steve Jobs.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "33 leçons de philosophie par et pour les mauvais garçons" d'Alain Guyard</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-05-19 10:22:54</pubDate><description><![CDATA[Ennuyeux, la philosophie ? Attention, vous risquez d'être surpris ! Car les cours d'Alain Guyard n'ont franchement pas grand chose à voir avec l'image poussiéreuse qu'on se fait de l'art majeur de la pensée. Tout au long de ces 33 leçons et exercices de travaux pratiques, le plus iconoclaste des professeurs dévoile la face cachée des maîtres de la discipline. Des antiques bastoneurs aux modernes manifestants, tous ces portraits vous démontreront qu'une grande partie de la philosophie s'est écrite en prison ou en cavale, et sûrement pas sur les bancs des universités conservatrices.<BR>
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Et que dire du style, personnage à part entière de ce texte inclassable ? D'une affolante inventivité, c'est du lourd, du teigneux, du en sueur, en bref, c'est le phrasé inimitable d'Alain Guyard, entre argot des bas-fonds et harangue de camelot, bourré de mots que vous ne trouverez jamais dans le dictionnaire. Une nouvelle preuve, inscrite noire sur blanc, que c'est bel et bien hors des sentiers battus et rebattus qu'on trouve la vie et la richesse. Et peu importe si ça grince, pourvu que ça bouge !]]></description></item><item><title>[carnets] Mais au fait ? Pourquoi Obliques ?</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-05-12 10:00:00</pubDate><description><![CDATA[Quand la librairie Obliques ouvre en 1978 à Auxerre, son nom évoque immédiatement quelque chose aux amateurs de littérature.<BR />Créée en 1971 par Roger Borderie et Henri Ronse, la revue Obliques a en effet déjà publié une dizaine de numéros et s'est faite une réputation dans le monde littéraire.<br /><br />Malgré plus de 2000 abonnés, ce projet éditorial étonnant s'achèvera toutefois en 1981 après 25 numéros, des expositions et des rencontres organisées à Paris.<br /> A noter que la librairie Obliques d'Auxerre n'a jamais eu aucun rapport avec la direction de la revue. Le nom n'était alors qu'un humble hommage à une époque où la propriété des marques posait moins de problèmes qu'aujourd'hui.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/revue_obliques1.jpg" width="400"></p>

Selon son importance, le prix d'un numéro d'Obliques variait entre 45 et 250 francs. Chacun était consacré à un artiste (auteur, dramaturge, musicien) avec plusieurs inédits, des interventions d'auteurs, des illustrations rares et plusieurs rubriques récurrentes chroniquaient l'actualité culturelle sous un angle critique assez pointu.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/revue_obliques3.jpg" width="400"></p>

Un numéro double, comme celui consacré à Alain Robbe-Grillet en décembre 1978, pouvait compter jusqu'à 350 pages richement illustrées. Il pouvait aussi arriver que les couvertures en couleurs des premières éditions soient ensuite remplacées par des illustrations moins coûteuses, ce qui fait de ces numéros des pépites pour les collectionneurs. Ne parlons même pas des tirages de tête, comportant des lithographies signées et numérotées.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/revue_obliques2.jpg" width="400"></p>

Il y a quelques années, un client a offert à la boutique le numéro spécial consacré à Wagner et depuis ce jour, nous nous efforçons de réunir l'intégralité de la collection. La plupart des numéros valent aujourd'hui entre 25 et 150 euros. Les plus rares sont les numéros double consacrés à Boris Vian et à Sade que nous ne possédons pas encore. Toutefois, si vous voulez jeter un oeil à quelques autres de ces magnifiques ouvrages, n'hésitez pas à nous demander. Ils ne sont pas à vendre, mais vous pouvez les consulter librement sur place.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le brouillard" de Henri Beugras</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-05-03 00:06:10</pubDate><description><![CDATA[En une lancinante parabole, Henri Beugras brode un texte parfait, allégorie tragique et philosophique sur la condition humaine, un livre dont on s'étonne qu'il ait mis si longtemps à nous parvenir. Initialement publié dans les années 60, Le Brouillard avait en effet sombré dans l'oubli, oeuvre unique d'un écrivain devenu peintre par la suite, sans jamais reprendre la plume. Mais quelle stupéfiante maîtrise en ces quelques pages où le héros hébété se débat avec une ville qu'il ne voudra jamais faire sienne, peuplée d'insouciants fêtards aux visages constamment dissimulés. Pour vivre ici, apprendra-t-il, il faut renoncer à qui l'on est réellement et mettre un loup entre soi et les autres. Renoncer aussi à tout espoir de fuite. Mais fuite pour aller où ? Quel est exactement ce lieu qu'on imagine être "chez nous" ?<BR>
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Le Brouillard vous laissera probablement avec plus de questions que de réponses, mais n'est-ce pas le propre des bons livres que de compter bien plus de pages qu'ils n'en contiennent ?]]></description></item><item><title>[carnets] 9791092145014</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-04-19 20:26:30</pubDate><description><![CDATA[Amateurs de sensations fortes, tremblez, car vous venez de trouver votre maître. Ou plutôt votre maîtresse, car nous parlons ici de la jeune russe Anna Starobinets dont le premier recueil de nouvelles vient d'être traduit en français.<BR>
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Inquiétantes, troubles, ou franchement glauques, ces histoires explorent nos obsessions, nos phobies, dans un décor de Russie contemporaine en pleine déliquescence. <BR>
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Avec ces textes courts, surprenants, virtuoses et qui mettent bien souvent mal à l'aise, quand ils ne soulèvent pas le coeur, purement et simplement, Anna Starobinets invente un genre inédit, reflet de l'inquiétude qui sourd de nos sociétés ultra-aseptisées. "Je suis la reine," c'est une main poisseuse dans un gant de terreur, c'est "Eraserhead" filmé par Cronenberg, et ça fonctionne à la perfection.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Une fille bien" de Holly Goddard Jones</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-04-19 19:49:43</pubDate><description><![CDATA[Roma, Kentucky, petite ville du sud des USA comme il en existe des milliers. C'est ce cadre familier qu'a choisi Holly Goddard Jones pour ces huit nouvelles d'une bouleversante justesse. Dans chacune de ces histoires, on fait la connaissance intime de personnages confrontés aux tournants radicaux de la vie, aux coups durs, aux choix cornéliens, aux passions impossibles.<BR>
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Salué par la critique américaine, ce recueil est d'une maîtrise remarquable et le talent de cette jeune auteure indéniable. En quelques pages, dans un style simple et puissant, avec une sensibilité éclatante et un art du détail inouï, Holly Goddard Jones produit ici les textes les plus poignants qu'on ait lu depuis longtemps.]]></description></item><item><title>[carnets] Le conseil régional de Bourgogne subventionnera-t-il un stand Amazon au salon du livre de Paris ?</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-04-11 09:00:00</pubDate><description><![CDATA[<b>[Association des libraires de Bourgogne]<br />
[Communiqué du 11 avril 2013]<br /><br />
Le conseil régional de Bourgogne subventionnera-t-il un stand Amazon au salon du livre de Paris ?</b><br /><br />

Après avoir voté une subvention d'un million d'euros à Amazon, le conseil régional de Bourgogne vient de confirmer qu'il réduisait le budget du Centre régional du livre de Bourgogne de 6%. Concrètement, entre autres privations, cela signifie qu'en 2014, il n'y aura pas de stand Bourgogne au salon du livre de Paris. Tous les petits éditeurs de qualité qui étaient présentés aux professionnels et au public à cette occasion sont donc aimablement appelés à payer eux-mêmes leur stand, ce qui bien évidemment, ne sera pas possible.<br /><br />

En tant que libraires, nous n'avons aucun intérêt particulier dans la tenue de ce stand mais une fois de plus, nous nous étonnons de la politique du conseil régional de Bourgogne en faveur du livre. Cette baisse, nous dit-on, est unilatérale et concerne toutes les lignes budgétaires de la région.<br /><br />

D'une part, on ne peut que constater que les géants luxembourgeois ne sont à l'évidence pas concernés par ces restrictions. D'autre part, face aux difficultés que connaît le monde du livre, comment peut-on justifier une telle mesure qui est exactement le contraire de la politique ? La politique, c'est faire des arbitrages, des choix, et c'est aussi être le garant d'une action juste qui protège les structures fragiles et précieuses. La filière culturelle en Bourgogne dans son ensemble et la filière du livre en particulier est fragile et précieuse. Si comme il se targue de le faire, le conseil régional de Bourgogne souhaite l'aider, comment se fait-il qu'il soit incapable de lui octroyer 15 000 euros, une somme que l'actualité récente rend tristement insignifiante.<br /><br />

C'est pourquoi nous demandons solennellement à François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne et à sa majorité qu'ils reviennent sur cette décision aveugle qui met en péril la représentation de la Bourgogne au niveau national mais fragilise aussi une structure indispensable à l'organisation de la vie du livre dans notre région. Toute l'année, le CRL Bourgogne fédère, aide, communique et demeure le seul interlocuteur attentif dans des métiers où nous sommes souvent isolés.<br /><br />

Le monde du livre connaît des difficultés, et contrairement à certaines régions, l'édition en Bourgogne est le fait de petites structures, majoritairement auto-diffusées et auto-distribuées dont le nombre de salariés est rarement supérieur à une paire de passionnés acharnés. Quel message le conseil régional souhaite-t-il faire passer aux acteurs du livre en Bourgogne ? Si les élus bourguignons ne reviennent pas sur leur décision, nous serons vite fixés.<br /><br />

Grégoire Courtois<br />
Président de l'association des libraires de Bourgogne]]></description></item><item><title>[carnets] Un dépliant ne fait pas le printemps</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-04-07 09:00:00</pubDate><description><![CDATA[<a href="./files/depliant_2013_printemps.pdf" target="_blank"><img src="./img/une_depliant2013_2.jpg" align="left" border="0" hspace="8" vspace="5" width="80px"></a>

Il est sorti en version papier depuis quelques semaines mais nos fans du monde entier ne pouvaient encore le <a href="./files/depliant_2013_printemps.pdf" target="_blank">télécharger au format PDF</a>. C'est désormais chose faite !<br /><br />

Sur notre dépliant de printemps, gros plan sur l'exceptionnel recueil de nouvelles de la jeune américaine Holly Goddard Jones (chronique à venir sur ce site), mais aussi sur "<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782330014094">Un écrivain, un vrai</a>" de Pia Petersen, "<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782843046063">Phrixos le fou</a>" de Miquel de Palol, "<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782864249047">A la fin d'un jour ennuyeux</a>" de Massimo Carlotto, "Porcelaine" d'Estelle Faye et le mystérieux "<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782930601069">6</a>" aux éditions Zones Sensibles.<br /><br />

Obliques déclare le printemps 2013 ouvert !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "6" d'Anonyme</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-17 18:35:15</pubDate><description><![CDATA[Aussi instructif qu'effrayant, cet exposé ultra-documenté et particulièrement limpide va vous faire découvrir le concept de trading à haute fréquence, autrement dit, la manière de faire du business aujourd'hui.<BR>
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Subtilité de cet essai pas comme les autres : l'auteur n'est pas un homme mais un algorithme, l'un de ces programmes informatiques qui brassent des milliards d'euros en vendant et en achetant automatiquement des titres sur toutes les places boursières du monde.<BR>
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Au fil des pages, cet étrange narrateur va vous faire découvrir son univers, son quotidien, ses patrons, son histoire, depuis les prémices du concept à la fin des années 80 jusqu'à son explosion durant les années 2000, laquelle mènera, le 6 mai 2010, au premier krach éclair de l'histoire de l'économie.<BR>
Un document fascinant et terrifiant.]]></description></item><item><title>[carnets] Soirée sport &amp;quot; littérature : l'intégralité de la rencontre en vidéo</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-15 20:00:00</pubDate><description><![CDATA[Un grand merci à Auxerre TV qui a permis l'enregistrement de cette rencontre passionnante qui a eu lieu le jeudi 14 mars 2013 sur la scène du théâtre d'Auxerre.<br /><br />
Première partie : Eugène Saccomano et Louis-Ferdinand Céline<br />
<iframe frameborder="0" width="480" height="272" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xy7myb"></iframe>
<br /><br />
Deuxième partie : la revue Desports et Guy Roux<br />
<iframe frameborder="0" width="480" height="272" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xy7txs"></iframe>]]></description></item><item><title>[carnets] Initiales demande les mêmes conditions commerciales qu'Amazon</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-15 09:00:00</pubDate><description><![CDATA[<p>La librairie indépendante française génère chaque année un chiffre d'affaires supérieur aux opérateurs de vente en ligne, et de fait, largement supérieur à celui d'Amazon. Par conséquent, l'association Initiales (à laquelle appartient Obliques) demande aux fournisseurs (éditeurs, distributeurs) de lui concéder les mêmes conditions commerciales, ce qui est bien loin d'être le cas aujourd'hui. Ci-dessous, le communiqué complet de l'association.</p>

<B>Communiqué des libraires Initiales</B><br /><br />

C'est un secret de Polichinelle, éditeurs et diffuseurs, les uns et les autres, les uns ou les autres, consentent à Amazon des remises commerciales a minima de 40% allant certainement jusqu'à 50%. (cf. le témoignage des éditions Pourpenser dans ActuaLitté le 25 février 2013). À cette vérité inavouée que nous tendons tel un miroir déformant à nos interlocuteurs (représentants, chef des ventes, directeurs commerciaux), il nous est répondu la main sur le cœur que c'est faux, qu'au grand jamais cela ne sera et que ce grand marchand de livres en entrepôt bénéficie des mêmes conditions commerciales que les librairies indépendantes. Partons du vertueux principe que c'est vrai, que l'on ne nous ment pas. La librairie française, au prétexte qu'elle représente plus qu'Amazon pour la vente de livres (autour de 40%, mais jusqu'à quand ?) devrait bénéficier, dans sa grande disparité, de conditions commerciales bien plus favorables.<br /><br />
 
La récente déclaration sans ambages du président du S.N.E, M. Vincent Montagne, lors de la présentation du Salon du livre 2013, est à ce titre instructive. Regrettant l'absence du géant de la vente en ligne pour l'édition 2013, celui-ci a déclaré : "Amazon n'est pas simplement un opérateur dans le monde numérique mais surtout un libraire". Nous espérons que cette remarque n'engage que lui mais nous n'y croyons guère. Cette délicate sortie en dit long sur la fracture désormais consommée entre l'édition et la librairie indépendante. Mais ce monsieur se berce d'illusions s'il pense qu'il va pouvoir garder sa place, celle d'éditeur et celle de sa filière. Jeff Bezos l'a dit "les seules personnes nécessaires dans l'édition sont l'écrivain et le lecteur". Si le libraire disparaît, la mort de l'éditeur suivra.<br /><br />
 
Nous ne voulons pas prendre cette déclaration pour une déclaration de guerre. Cependant, puisque la remise maximale concédée aux libraires n'est qu'au plus de 40 %, invitons éditeurs, diffuseurs et distributeurs à consentir à la librairie indépendante au moins la même remise commerciale qu'à Amazon.<br /><br /> 
 
Enfin exigeons d'eux qu'ils œuvrent au raccourcissement des délais de livraison qui à l'heure du 48h et bientôt du 24h, font passer les libraires qui n'y sont pour rien, pour des commerçants d'un autre temps.<br /><br />

<b>Stéphane Émond, président de l'association des librairies Initiales</b>]]></description></item><item><title>Notre avis sur "A la fin d'un jour ennuyeux" de Massimo Carlotto</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-10 23:03:25</pubDate><description><![CDATA[Escort-girls, mafia calabraise et notables corrompus sont au menu de ce très noir roman du maestro Carlotto, fin observateur de la politique et de la société italienne d'aujourd'hui. Une vision terrible et radicale, une histoire sans concession où Carlotto réussit à nous passionner pour un personnage sans morale, capable des pires horreurs pour sauver sa peau.<BR>
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Tout le contraire d'un jour ennuyeux, ce livre est plutôt une course contre la montre et un jeu de massacre machiavélique entre une ordure et une autre. Âmes sensibles s'abstenir.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La disparition de Jim Sullivan" de Tanguy Viel</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-10 22:49:11</pubDate><description><![CDATA[On ne saura finalement jamais si ce roman est un éloge respectueux à la littérature américaine ou un pastiche moqueur et ironique. Mais qu'il soit les deux en même temps reste l'option la plus probable et la plus réjouissante. Tanguy Viel, en facétieux narrateur, met en effet en abyme son propre ouvrage et nous le raconte du début à la fin... sans jamais nous le donner à lire.<BR>
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Ce grand roman américain donc, écrit par un Français, l'auteur nous en commente la genèse et les choix particuliers, chapitre par chapitre. On y retrouve les passages obligés de la littérature US (le campus, la serveuse, le divorce, ...) et les uns après les autres, chaque poncif y est ferré, sorti de l'eau et nonchalamment jeté dans l'épuisette comme ferait un pêcheur du Montana avec ses truites.<BR>
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Projet narquois et parfaitement maîtrisé, cette "disparition de Jim Sullivan" est un vivifiant pied-de-nez à la fascination aveugle pour tout ce qui vient de l'autre côté de l'Atlantique mais aussi un exercice de style exécuté avec brio qui mettra le lecteur face à ses propres affinités culturelles. Mais oui, pourquoi un grand roman universel ne pourrait-il pas se passer au Mans ?]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Phrixos le fou" de Miquel De Palol</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-05 00:26:35</pubDate><description><![CDATA[A l'heure où ces lignes sont écrites, le public français ne connaît même pas la fin de ce roman-fleuve (et nous non plus) mais sans risque on peut déjà annoncer que c'est un coup de génie. "Phrixos le fou" n'est en effet que le premier des trois tomes qui composeront "Le Jardin des sept crépuscules", roman vertigineux en forme de poupée russe, sorte de "Mille et une nuits" contemporaine où chaque récit n'est que la serrure d'un nouveau coffre fermé à double tour. Intriguant, mystérieux, insaisissable, aussi étrange à la page 10 qu'à la page 300, on ne peut pas vous en dire beaucoup plus pour le moment, mais si vous aimez qu'on vous raconte des histoires, bien calé au coin d'un âtre, un verre de champagne à la main, alors n'hésitez plus et laissez-vous envoûter par le plus labyrinthique des romans à tiroirs.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Un écrivain, un vrai" de Pia Petersen</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-03-03 22:16:52</pubDate><description><![CDATA[Un artiste peut-il être vraiment libre ? Et à l'inverse, peut-on être artiste dès lors qu'on accepte sans broncher toutes les concessions ? Voici les questions posées par cet excellent roman, intelligent et profond.<BR>
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Grâce au prétexte de l'émission de télé-réalité, Pia Petersen construit autour de son personnage un étau infernal constitué de toutes les pressions qui pèsent sur l'écrivain, éditeurs, famille, public, sans oublier la pire de toutes : l'écrivain lui-même et le manque de confiance qui mène à l'auto-censure.<BR>
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Porté par une écriture qui a su trouver le ton juste, entre le dynamisme du monde médiatique et la mélancolie du personnage principal, le roman réussit à traiter plusieurs sujets complexes sans tomber dans la thèse ennuyeuse. Bien au contraire, on est happé par l'intrigue, spectateur voyeur à notre tour de ce programme littéraire on ne peut plus original. Une réussite.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Monsieur Ho" de Max Férandon</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-02-07 21:16:01</pubDate><description><![CDATA[Compter les Chinois ? Un peu long et fatigant comme tâche ! C'est pourtant le métier de Monsieur Ho, agent du recensement consciencieux qui s'apprête à faire le plus riche des voyages. Pour se déplacer, le gouvernement chinois prête à notre homme un train antique qui doit lui servir à sillonner l'Empire du Milieu à la rencontre de ses compatriotes.  Et plus Monsieur Ho prend son travail à coeur, plus la vieille locomotive l'emmène loin, aux confins de l'administration, là où même la frontière s'est perdue.<BR>
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Cette extraordinaire épopée est magnifiquement servie par l'écriture imaginative et poétique de Max Férandon, français installé au Québec dont les traits d'esprit et le sens de la formule laissent présager un bel avenir littéraire. Un très beau premier roman comme un paysage mélancolique qui défile derrière une vitre.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Un blanc" de Mika Biermann</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-02-01 23:43:46</pubDate><description><![CDATA[Attention température polaire et second degré Celsius conseillé ! Car même si l'auteur nous assure que cette expédition est véridique, on a bien du mal croire un traître mot de ce périple en direction du continent Antarctique semé des péripéties les plus incroyables.<BR>
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Relaté à la manière d'un journal de bord, ce fiasco intégral donne tour à tour la parole aux scientifiques et aux membres d'équipage de l'Astrofant, navire scientifique qui s'échoue dès les premières pages sur le premier iceberg qu'il croise. Et ce n'est que le début ! Folie cannibale, nain volant et autres délires givrés sont au menu de ce petit roman irrésistible qui pourrait ressembler à un épisode du Commandant Cousteau piraté par les Monty Python.<BR>
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Au coeur de l'hiver, un choix de lecture idéal pour se dire que finalement, d'autres ont encore plus froid que nous !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La servante et le catcheur" de Horacio Castellanos Moya</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-01-24 00:49:30</pubDate><description><![CDATA[Castellanos Moya assène un roman mené à 100 à l'heure, en apnée, secoué d'explosions et inondé de gaz lacrymogène, au coeur de la guerre civile où la mort rôde à chaque coin de rue. Le rythme est haletant, les évènements s'enchaînent dans une ambiance tendue à l'extrême et un réalisme étonnant. C'est bouleversant, c'est sans pitié, c'est souvent terrible mais l'écriture lapidaire et la construction dramatique implacable parviennent à capturer le lecteur pour le jeter aux côtés de Maria Elena, superbe personnage de femme, petite servante qui s'avère plus courageuse et digne que tous les combattants sauvages que le chaos a engendré. Si elle n'avait pas été là pour nous accompagner dans les rues martyrisées de cette ville, pas sûr que nous aurions eu les tripes de nous y aventurer seuls. Un livre dur et cinglant sur la folie d'un peuple en lutte contre lui-même.]]></description></item><item><title>[carnets] Habillés pour l'hiver</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-01-18 10:00:00</pubDate><description><![CDATA[<a href="./files/depliant_2013_hiver.pdf" target="_blank"><img src="./img/une_depliant_2013_1.jpg" align="left" border="0" hspace="8" vspace="5" width="80px"></a>

Puisque le gel vous cloue à la maison, pourquoi ne pas voyager confortablement installé dans votre fauteuil ? Avec les titres de notre sélection d'hiver, l'embarquement est immédiat et le dépaysement garanti ! De l'Estonie magique à la Chine sauvage, de l'Antarctique à la Lune, il y a forcément une destination pour vous plaire. Découvrez-les <a href="selec_o.php">en ligne</a> et sur notre dépliant d'hiver, <a href="./files/depliant_2013_hiver.pdf" target="_blank">disponible en PDF</a> dès à présent et en version papier dès la semaine prochaine.<br /><br />

Découvrez aussi les premières dates de notre programme de rencontres 2013 que nous avons voulu aussi varié qu'inattendu : une soirée sport et littérature (<a href="http://librairie-obliques.fr/agenda.php?a=2013&amp;quot;m=3">avec Guy Roux et Eugène Saccomano</a>), les surprenantes éditions du Carnoplaste, le grand économiste <a href="http://librairie-obliques.fr/agenda.php?a=2013&amp;quot;m=2">Serge Latouche</a> ou encore Madame Claude Pujade-Renaud.<br /><br />Retrouvez le programme complet mis à jour en temps réel sur notre page <a href="agenda.php">Agenda</a>.

N'hésitez pas à nous demander et à distribuer nos dépliants. Joyeuse année à tous.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'homme qui savait la langue des serpents" d'Andrus Kivirähk</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-01-16 00:01:30</pubDate><description><![CDATA[Autrefois, tout le monde parlait la langue des serpents, chevauchait des loups et contrôlait les animaux. Mais ce savoir s'est perdu et bien peu comprennent désormais ce que sifflent les vipères. En ouvrant ce livre, vous n'imaginez pas l'aventure que vous allez vivre. Chronique de la fin d'un monde, quête initiatique du dernier de son espèce, satire comique et anticléricale, "L'homme qui savait la langue des serpents" est une merveille unique en son genre.<BR>
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On y rencontre Leemet, enfant au début du roman, héros brut de décoffrage profondément attachant et narrateur de ce qui s'avère être une véritable saga décalée dont chaque épisode fourmille d'inventions surprenantes et tellement bien vues.<BR>
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Mais à vrai dire, tout dans ce roman est bien vu et se déroule avec la plus grande fluidité, sans aucun temps mort ni aucune longueur, une gageure pour un ouvrage aussi dense. L'histoire elle-même, parfaitement construite, parvient sans peine à jouer sur tous les registres, entre épique et burlesque, aussi bien capable d'émouvoir à l'extrême que d'arracher un sourire carnassier quand notre héros coupe une oreille au vieux cinglé qui énervait tout le monde.<BR>
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Drôle, touchant, philosophique, magique, parfois mélancolique, parfois tragique, ni purement écologiste, ni vraiment nostalgique, le périple de Leemet nous met surtout face à la somme d'absurdités qui composent nos sociétés soit disant avancées. Mais rassurez-vous, car tout n'est pas perdu, et si nous sommes suffisamment nombreux à siffler, peut-être que la mythique Salamandre s'élèvera à nouveau dans les airs pour anéantir nos ennemis. Nous, on siffle déjà !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'étrange destin de Katherine Carr" de Thomas H. Cook</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-01-13 14:30:12</pubDate><description><![CDATA[D'une noirceur à couper au couteau, ce nouveau Cook est un pur roman d'ambiance, baigné de désespoir et de rage. Mais en plus de cette pesanteur émotionnelle aux accents bouleversants, l'auteur parvient aussi à nous embarquer dans les méandres d'un suspens lancinant grâce à son imparable sens du récit et à une intrigue complexe élaborée comme une famille de poupées russes.<BR>
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Ici, sous la pluie mordante de la Nouvelle Angleterre, chaque mystère en cache un autre, chaque personnage porte son fardeau, et ce tableau crépusculaire aux dominantes sombres se brosse subtilement jusqu'à une inquiétante révélation finale, dans les contorsions d'un fleuve sud-américain.<BR>
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Polar sur le deuil, sur la vengeance et l'impossible consolation au fond d'un double whisky, cet "étrange destin de Katherine Carr" est surtout un nouveau joyau vénéneux de celui qu'il faut désormais considérer comme un maître incontournable du gothique contemporain.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Sérénade Sélénite" de Jean-Luc Boutel</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-01-11 21:45:18</pubDate><description><![CDATA[Quand un transport de prisonniers venus de la Lune s'écrase sur Terre en 1920, c'est le début d'une aventure détonante où l'on croisera un chirurgien défroqué, un orphelin bionique, des extra-terrestres opticiens et même Georges Méliès en personne.<BR>
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A la manière des feuilletons du siècle dernier et inspiré par la superbe couverture de Marc Caro, Jean-Luc Boutel jongle brillamment avec clins d'oeil et trouvailles surprenantes pour livrer un court roman parfaitement troussé qui ravira Savanturiers en herbe, amateurs de science-fiction à l'ancienne ou plus généralement tous les lecteurs prêts à faire un réjouissant voyage dans notre imaginaire collectif en compagnie d'un expert du genre, grand érudit et par ailleurs rédacteur de l'incontournable site du <a href="http://www.merveilleuxscientifique.com/" target="_blank">Merveilleux scientifique</a>.<BR>
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[A noter qu'à l'instar de toutes les choses précieuses, les éditions du Carnoplaste sont rares. Pour vous procurer ces inimitables fascicules, rendez-vous dans les librairies d'avant-garde ou sur le site de l'éditeur : <a href="http://www.lecarnoplaste.fr/" target="_blank">http://www.lecarnoplaste.fr/</a>]]]></description></item><item><title>Notre avis sur "En ville" de Christian Oster</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2013-01-10 22:02:30</pubDate><description><![CDATA[Après "Rouler", qu'on avait déjà beaucoup aimé, Christian Oster revient avec un roman purement parisien, une démonstration étonnante que la littérature peut rendre épiques et vertigineux les plus petits détails du quotidien.<BR>
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Car racontée par n'importe qui d'autre, la vie de Jean, le narrateur, et de ses amis provoquerait probablement un ennui mortel. Pourtant c'est tout le contraire qui se produit ici et l'effet hypnotique est saisissant.<BR>
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Grâce à une écriture unique, épousant le flot ininterrompu de la pensée, avec son lot de collisions comiques ou touchantes, on entre littéralement dans la tête de notre héros malgré lui. A ses côtés, on vit sincèrement ses peurs, ses angoisses, ses doutes, ses joies. Une partition subtile et finement jouée par un virtuose de la phrase.]]></description></item><item><title>[carnets] Avis de recherche : on a perdu le Petit Futé !</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-12-29 11:13:00</pubDate><description><![CDATA[<img src="./img/super_fute.jpg" align="right" width="180px">Un phénomène très étrange est en train de se produire chez Obliques... Alors que nous sommes censés mettre en rayons le Petit Futé consacré à l'Yonne la semaine prochaine, impossible de remettre la main dessus. Il est là, et pourtant, il est invisible. Il est en stock et pourtant, personne ne se souvient l'avoir vu ni même touché. <br />Devant un tel mystère, nous avons fait appel à plusieurs magnétiseurs, sourciers et autres radiesthésistes plus ou moins douteux, mais rien à faire. Tous sont revenus bredouilles.<br /><br />

Afin d'expliquer ce curieux phénomène, il nous a donc fallu prendre notre courage à deux mains et nous rendre dans l'une des féeriques grandes surfaces culturelles auxerroises (n'ayons pas peur des adjectifs). Et là, on a compris !<br />
A la page "librairies", pour la ville d'Auxerre, on peut lire dans cette nouvelle édition : "Espace culturel Leclerc", "Cultura" et.... c'est tout. Ni nos confrères de RUC, ni la Pieuvre, ni aucune librairie du centre ville n'est présente. Mieux, Cultura fait partie du "Palmarès du Petit Futé".<br /><br />

Si on ne peut que saluer ce choix particulièrement anti-conformiste et politiquement très incorrect, on comprendra aussi pourquoi désormais le Petit Futé est introuvable chez Obliques. Tout simplement parce que Obliques est introuvable chez le Petit Futé !<br /><br />

La bonne nouvelle, c'est que nous possédons en rayons de nombreux autres guides de bien meilleure qualité. Et si vous nous demandez, nous pouvons aussi vous conseiller toute une liste d'excellents commerçants et artisans du centre-ville qui n'apparaissent dans aucun guide. En voilà une idée futée, non ?]]></description></item><item><title>[carnets] 9791020900142</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-12-09 20:01:05</pubDate><description><![CDATA[Derrière le mot barbare d'obsolescence programmée se cache une réalité très concrète : celle qui vous oblige à changer d'imprimante alors que la garantie vient juste d'expirer. C'est la faute à pas de chance, pensez-vous. Sauf que non. C'est la faute de théoriciens de l'économie qui ont constaté que plus un produit est fiable, moins on le vend souvent. Alors pour doper la croissance, mieux vaut fabriquer des appareils conçus pour tomber en panne. Cet essai magistral remonte aux origines de cette idée et de son application pour démontrer de manière incontestable à quel point l'économie actuelle a renoncé à toute morale. Salutaire !]]></description></item><item><title>[carnets] Et si on essayait les essais ?</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-12-08 00:17:00</pubDate><description><![CDATA[Quand on pense à un beau cadeau, on pense souvent à un beau livre. Mais cette année, pourquoi ne pas sortir des sentiers battus et profiter des longues soirées pour explorer le monde des idées ? Ci-dessous, une petite sélection d'incontournables, érudits tout en restant faciles d'accès, et qui surtout ne laisseront personne indifférent.<br /><br />
<table cellspacing="5">
<tr><td VALIGN="TOP"><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782864248415"><img src="./img/essais_porte.jpg"></a></td><td valign="top"><b>"Ethnologie de la porte"</b><br />
de Pascal Dibie (Métailié)<br />
Après s'être intéressé à la chambre à coucher, Pascal Dibie prend la porte et se lance dans une aventure millénaire à la recherche de toutes les portes possibles. Du néolithique à nos jours, sur les cinq continents et dans toutes les cultures, le rôle social de la porte est ici étudié avec toujours cette même érudition facétieuse à laquelle l'auteur nous a habitué. Comment protège-t-on une porte du mauvais sort ? D'où vient le mot "sortie" ? Quels étaient les ancêtres des colonnes grecques ? Dans ce livre, vous trouverez les réponses à ces questions ainsi qu'un millier d'autres. Encore une pépite de Maître Dibie.<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782864248415">Fiche détaillée</a></td></tr>

<tr><td VALIGN="TOP"><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782707168849"><img src="./img/essais_mots.jpg"></a></td><td valign="top"><b>"Ces mots qui meurent"</b><br />
de Nicholas Evans (La Découverte)<br />
Tous les quinze jours, une langue disparaît et la diversité linguistique mondiale s'amenuise. Si on en croit le mythe de la tour de Babel, il faudrait s'en réjouir. Car moins de langues, c'est plus de compréhension, non ? Pas du tout, répond Nicholas Evans, linguiste spécialisé dans les langues aborigènes d'Australie. Avec ce livre riche, accessible et bouleversant, vous ferez en effet la connaissance de dizaines de langages et d'autant de manière de penser le monde. Si nous parlons tous pareil, alors nous pensons tous pareil, et toute la richesse qu'on retire de nos différences s'évanouit. Un ouvrage indispensable.<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782707168849">Fiche détaillée</a></td></tr>

<tr><td VALIGN="TOP"><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9791020900142"><img src="./img/essais_latouche.jpg"></a></td><td valign="top"><b>"Bon pour la casse"</b><br />
de Serge Latouche (Les Liens qui Libèrent)<br />
Derrière le mot barbare d'obsolescence programmée se cache une réalité très concrète : celle qui vous oblige à changer d'imprimante alors que la garantie vient juste d'expirer. C'est la faute à pas de chance, pensez-vous. Sauf que non. C'est la faute de théoriciens de l'économie qui ont constaté que plus un produit est fiable, moins on le vend souvent. Alors pour doper la croissance, mieux vaut fabriquer des appareils conçus pour tomber en panne. Cet essai magistral remonte aux origines de cette idée et de son application pour démontrer de manière incontestable à quel point l'économie actuelle a renoncé à toute morale. Salutaire !<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9791020900142">Fiche détaillée</a></td></tr>

<tr><td VALIGN="TOP"><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782916940922"><img src="./img/essais_conversations.jpg"></a></td><td valign="top"><b>"Conversations : Burroughs / Warhol"</b><br />
de Victor Bockris (Inculte)<br />
Quand on connait les deux personnages, on pourrait craindre de la la teneur de ces conversations. Rassurez-vous, c'est bien pire ! Comme deux ados qui parlent de la pluie et du beau temps, du sexe, de l'art et de l'avenir en rigolant, ces deux figures cultes des années 60 nous dévoilent un pan de leur histoire et de leur intimité. Encore mieux qu'une biographie, presque le dialogue d'un huis-clos déjanté, ces conversations sont un régal à conseiller à tous les amoureux de la Factory et du vieux Bill.<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782916940922">Fiche détaillée</a></td></tr>

<tr><td VALIGN="TOP"><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782361060220"><img src="./img/essais_animal.jpg"></a></td><td valign="top"><b>"L'homme, cet étrange animal"</b><br />
de Jean-François Dortier (Sciences Humaines)<br />
Bien malin le libraire qui aura trouvé dans quel rayon ranger ce livre ! Car pour relever le défi qu'il lance, il faut bien plus d'une discipline. De l'éthologie à l'anthropologie, de la neurologie à l'archéologie, Jean-François Dortier cherche à comprendre comment un jour, l'animal est devenu Homme. Paru initialement en 2004, ce texte fait ici l'objet de révisions et d'ajouts prenant en compte les dernières découvertes scientifiques. Et si la seule chose qui nous séparait des bêtes, c'était l'imagination ?<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782361060220">Fiche détaillée</a></td></tr>
</table>
Rendez-vous en boutique pour découvrir tous ces livres, ainsi que tous les autres que nous conseillons dans notre rayon "sciences humaines".]]></description></item><item><title>[carnets] Le prix Mémorable 2012 pour Karoo</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-11-25 09:00:00</pubDate><description><![CDATA[Les librairies Initiales ont rendu leur verdict et récompensent le génialissime "Karoo" de Steve Tesich aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.<br /><br />

<b>Le prix Mémorable, c'est quoi ?</b><br /><br />

Créé par l'association de libraires Initiales, le prix Mémorable récompense un ouvrage correspondant aux critères suivants :<br />
- la réédition d'un auteur malheureusement oublié,<br />
- d'un auteur étranger décédé jamais encore traduit en français,<br />
- ou d'un inédit ou d'une traduction révisée complète d'un auteur.<br /><br />

Il a fait l'évènement de l'année 2012 en librairies, dépassant les 40 000 exemplaires vendus, un exploit pour un livre de 600 pages édité par une petite structure indépendante, et c'est tout naturellement qu'il reçoit désormais le seul prix littéraire qui pouvait le couronner.<br />Bravo à Monsieur Toussaint Louverture, bravo à Steve Tesich qui ne peut malheureusement plus nous entendre, et si vous avez la chance de ne pas avoir lu ce livre, foncez nous voir, on continue à le conseiller chaudement !<br /><br />

<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782953366495">Notre chronique de "Karoo" de Steve Tesich.</a><br />
<a href="http://www.initiales.org/" target="_blank">Le site de l'association Initiales</a>]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Descendre en marche" de Jeff Noon</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-11-19 18:57:03</pubDate><description><![CDATA[A contre-courant d'une science-fiction technique et pointilleuse, Jeff Noon creuse depuis quelques années le sillon métaphysique du genre, comme autrefois Philip K. Dick. Et comme dans les romans les plus cérébraux du maître, ne cherchez pas les vaisseaux spatiaux, car ils sont restés au garage. Ici, c'est du mental qu'on vous parle, et de langage aussi, du tourbillon de charabia dans lequel le monde s'enfonce inexorablement.<BR>
<BR>
Comme souvent en SF, ce sont les idées les plus simples qui sont les meilleures et ce fameux virus qui frappe l'Angleterre, privant ses victimes du sens des choses, mots, images, sons, visages, ce n'est rien d'autre qu'une version cauchemardesque de notre monde à nous, gavé de signaux, à tel point qu'il en devient possible de s'y noyer, hagards, benêts, léthargiques, légumes humains soumis au bombardement du marketing. Mais suivant le destin de Marlene, héroïne brisée par le décès de sa fille, on pourra aussi lire dans l'inconsistance de toute parole la terrible métaphore du deuil et de la solitude inconsolable dans laquelle il plonge. Et plus rien n'est audible.<BR>
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Si on pourrait reprocher à l'auteur, après ces magnifiques pages, un certain essoufflement sur la fin, la critique ne fait pas le poids face aux fulgurances que porte ce texte et qui en font, dans le domaine de l'imaginaire, l'une des grandes sensations littéraire de cette fin d'année.]]></description></item><item><title>[carnets] Obliques ouvre un rayon surgelés</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-11-07 00:00:00</pubDate><description><![CDATA[Si vous n'avez pas encore vu cette vidéo, nous l'archivons ici, mais avec près de 6000 vues en une semaine, il fallait être fort pour passer à côté du déferlement médiatique qu'elle a suscité.<br />
Ci-dessous, après la vidéo, une petite revue de presse.<br /><br />

<iframe src="http://player.vimeo.com/video/52261709?badge=0" width="500" height="281" frameborder="0" webkitAllowFullScreen 
mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe><br />
<b>Un grand merci à Rico pour la prise de vue et à Bruno pour nous avoir soufflé l'idée.</b><br /><br />

Ils en ont parlé :<br /> 
<a href="http://the-ou-cafe.france2.fr/index-fr.php?page=emission&amp;quot;id_rubrique=1158" target="_blank">France 2</a> (Thé ou café), 
<a href="http://www.pluzz.fr/jt-19-20-bourgogne-2012-11-02-18h59.html" target="_blank">France 3</a> (19/20 Bourgogne), 
<a href="http://videos.france5.fr/video/28950ac5d02s.html" target="_blank">France 5</a> (Entrée libre), 
<a href="http://www.rtl.fr/emission/les-journaux-de-rtl-matin/ecouter/le-journal-de-7h30-7754232573" target="_blank">RTL</a>, 
FIP, 
<a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2012-2013/chronique.asp?idChronique=254091" target="_blank">Radio Canada</a>, 
<a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/web-side-

stories/20121030.OBS7490/un-libraire-ouvre-un-rayon-

surgeles.html" target="_blank">Le Nouvel Observateur</a>, 
<a href="http://www.actualitte.com/librairies/librairies-inde-

un-rayon-surgele-pour-du-marketing-pas-frileux-37868.htm" target="_blank">Actualitté</a>, 
<a href="http://www.livreshebdo.fr/actualites/librairies/actualites/face-a-la-concurrence-la-librairie-obliques-replique%E2%80%A6-avec-humour/9481.aspx" target="_blank">Livres Hebdo</a>, 
<a href="http://www.lyonne.fr/yonne/actualite/2012/11/01/le-gerant-de-la-librairie-obliques-ouvre-un-rayon-surgeles-1315217.html" target="_blank">L'Yonne républicaine</a>, 
<a href="http://lci.tf1.fr/insolite/pour-contrer-un-hypermarche-un-libraire-fait-mine-d-ouvrir-un-7620987.html" target="_blank">TF1</a>, etc.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Enig Marcheur" de Russell Hoban</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-11-01 23:30:20</pubDate><description><![CDATA[On ne vous mentira pas : ce n'est pas un livre facile. Dans Enig Marcheur, on a beau essayer d'entrer  sur la pointe des pieds,  dès le premier pas posé, on s'y enfonce comme dans un mètre de neige. A partir de là, pas d'autre choix, il faut y progresser  comme on peut, s'y débattre, désorienté, livré à soi-même, littéralement noyé dans ce langage inouï. Ici, la sensation de lecteur  tient à la fois de l'effort et de l'illumination, de la perte d'orientation totale et du sentiment confus de comprendre tout et  rien à la fois.<BR>
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Cette langue nouvelle qu'il nous faut essayer d'apprivoiser à défaut de la maîtriser, c'est le parlenigm (riddleyspeak en version originale), la langue d'Enig, notre  héros, trop longtemps restée orale jusqu'à en oublier sa propre étymologie, dégénérée, ou régénérée on ne sait plus très bien,  une langue composée de morceaux de la nôtre, mais pas comme il faudrait, assemblage de termes rafistolés comme les guenilles de ces derniers hommes. Alors souvent, au cours de la lecture, on se  surprend à relire une phrase à haute voix, afin d'en faire apparaître son véritable sens. Avant ça, on était emporté par d'autres significations, d'autres histoires, d'autres pensées que les mots mis bout à bout nous avaient inspiré. On partait ailleurs. On s'éloignait d'Enig. On ne le comprenait plus.<BR>
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Lire ce livre, c'est faire cette expérience de lecture unique, celle de lire plusieurs livres à la fois, en plus du récit qu'un enfant essaie de nous raconter comme il peut. A ses côtés, on s'accroche, on plisse les yeux, et on visite, terrifié, ce futur stérile, pétrifié, plus capable de rien, étouffé dans la saturation de signes qu'il emploie et répète sans les connaître. Il y a les signes du langage bien sûr, mais aussi ceux qui font s'agiter les marionnettes des théâtres itinérants, néo-Mystères médiévaux qui matraquent aux habitants de l'Anterre une fable mystique destinée à les engluer encore plus dans leur ignorance déjà abyssale.<BR>
<BR>
Plus qu'un livre de science-fiction, Enig Marcheur apparaît surtout comme un livre sur la langue et les signes qu'elle porte. Abandonnez la langue, et vous abandonnerez ce qui vous distingue des loups. Voilà en gros ce que nous dit Russell Hoban, et sa pensée fait étrangement écho à celle de Michel Tournier, quand il affirmait dans Le Roi des Aulnes que dès lors que les symboles deviennent diaboles « ils ne symbolisent plus rien. Et de leur saturation naît la fin du monde. »<BR>
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Tout au long de cette lecture athlétique et  tellement vivifiante, on pourrait en effet se poser cette question, de savoir si c'est la fin du monde qui a détruit le langage ou bien si c'est l'abandon du langage qui a entraîné la fin du monde. Chacun décidera de sa propre réponse.<BR>
<BR>
Enfin, comment parler de ce livre intraduisible sans parler de son traducteur ? Pour Enig Marcheur, Nicolas Richard a fait un travail qui tient aussi bien de la traduction que de la sublimation. Ses inventions, ses traits de génie, ses infidélités qu'on imagine nécessaires sont autant de raisons supplémentaires de se jeter dans cet ouvrage, quoi qu'il en coûte, car il est évident que cette version française ajoute au texte original un prisme de plus qui, tout comme les autres, nous éloigne et nous rapproche de la véritable histoire d'Enig. Celle que personne ne pourra jamais lire. ]]></description></item><item><title>[carnets] A la recherche des livres rares (partie 2)</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-28 21:00:00</pubDate><description><![CDATA[Contrairement à ce qu'on pourrait penser, un livre rare n'est pas forcément un livre cher. Partout en France, de petits éditeurs développent des catalogues de qualité, explorant des domaines pointus, spécialisés, voire complètement dingues. Mais quand leur moyens ne leur permettent pas d'être distribués largement, encore faut-il les trouver. Parfois, ils arrivent tout simplement par la poste.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_carnoplaste1.jpg" width="400"></p>

Aujourd'hui, je reçois la dernière livraison du Carnoplaste, de loin le plus décalé de tous les éditeurs des environs. Sa spécialité : les fascicules. Autrement dit des feuillets format A4 qui propagent sur tout le territoire des séries littéraires aux genres plus barrés les uns que les autres (aventure, mystère, chevalerie chinoise, catch mexicain, détective cul-de-jatte, horreur, série B, SF, exploitation, crime insoluble, récit historique ou préhistorique, western subaquatique, ...).<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_carnoplaste2.jpg" width="400"></p>

En temps normal, Robert Darvel passe en personne à la boutique pour livrer ses nouveautés, mais exceptionnellement, il est trop pris pour se déplacer. C'est donc par le courrier que je reçois le nouveau concept du Carnoplaste : le cover to cover, deux histoires en un fascicule. D'un côté "Midget rampage : le nain au costume de sang", où l'on fait la connaissance de Nelson, un nain de 80 cm, vêtu d'un costume de mini-gorille et armé d'un sécateur...<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_carnoplaste3.jpg" width="400"></p>

De l'autre, "Ravageuse", l'histoire d'une prostituée martyrisée revenue se venger, le tout dans un improbable univers de western sous-marin (!).
Vous l'aurez compris, au Carnoplaste, on ne fait pas dans la demi-mesure, et tous les excès sont permis, surtout s'ils sont réalisés avec le plus grand sérieux. Car c'est là toute la saveur de ces publications populaires dont les ancêtres firent la joie des lecteurs de la première partie du XXe siècle : pas de second degré, pas d'ironie, pas de parodie. Juste du pur premier degré.<br /><br />

Chez Obliques, vous trouverez un dépôt de la plupart des séries phares du Carnoplaste (je vous conseille chaudement les Harry Dickson, dit "le Sherlock Holmes américain") et toutes les dernières nouveautés.<br />
Et pour ceux qui n'habitent pas dans la région, le site du Carnoplaste pour passer vos commandes directement : <a href="http://www.lecarnoplaste.fr/" taregt="_blank">http://www.lecarnoplaste.fr/</a>]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" de Joël Dicker</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-25 17:18:17</pubDate><description><![CDATA[Bienvenue à Aurora, New Hampshire, son restaurant routier, sa plage, ses mouettes et... son adolescente disparue. Dès les premières pages de ce livre, le charme fait effet et la mécanique se met en marche, implacable, si bien que pour le lecteur, ne subsiste qu'une obsession : qu'est-il arrivé à la jeune Nola Kellergan la nuit du 30 août 1975 ? Quelques nuits blanches plus tard, vous aurez la réponse.<BR>
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Dans les paysages boisés de la Nouvelle Angleterre, non loin du Maine de Stephen King, avec qui le livre entretient une évidente parenté (mais sans la moindre trace de fantastique), on est d'emblée en terrain connu : pick-up aux roues pleines de boue, restos au bord d'interminables nationales, serveuses trop maquillées, maisons perchées au sommet de collines dans lesquelles d'improbables auteurs à succès vivent terrés devant leur machine à écrire muette... toutes ces images résonnent dans notre inconscient d'Européen du XXIe siècle, dont une grande partie de l'imaginaire a été modelé par les séries télévisées américaines. A ce titre, "la Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" est une formidable madeleine et un tour de force remarquable. Car il faut être sacrément talentueux pour manier ces clichés que tout le monde connait sans se laisser dépasser et en se payant même le luxe de nombreux clins d'oeil à l'inévitable folklore nord-américain ainsi qu'à la littérature tout simplement. Ainsi, flirtant sans complexe avec Nabokov, Capote, Salinger ou encore Faulkner, le très jeune Joël Dicker récite ses gammes sans forcer, avec un brio et une légèreté confondants jusqu'à nous faire entrevoir, sous les traits de la jeune Nola Kellergan, une autre célèbre blonde disparue au fond des bois, une certaine Laura Palmer.<BR>
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Roman sur l'écriture, sur la fiction, sur les histoires qu'on se raconte à soi-même et sur celles qu'on raconte aux autres, "la Vérité sur l'Affaire Harry Quebert" est au fond un roman sur la vérité elle-même, et son caractère obligatoirement fugitif.<BR>
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Mais à quoi bon l'analyse alors qu'avec un ouvrage de cette trempe, il suffit pour un libraire d'en faire lire les deux premières pages à son client pour qu'il soit accroc instantanément ? Car la seule vérité à connaître sur ce roman, c'est qu'il se défend lui-même, qu'il possède son propre pouvoir d'attraction et que pour l'instant, mieux vaut ne pas trop en dire. En revanche, une fois que vous aurez avalé en quelques heures ces 670 pages, on pourra enfin en parler pour de vrai et pour longtemps.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Féerie générale" d'Emmanuelle Pireyre</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-21 09:50:49</pubDate><description><![CDATA[Friedrich Nietzsche est-il halal ? Que faire de toutes nos casernes maintenant que l'Europe est définitivement pacifique ? Peut-on apprécier le baiser final du "Ordet" de Dreyer si on a pas vu le film en entier ? Autant de questions cruciales qui servent de matériau à Emmanuelle Pireyre pour concevoir ce texte unique, ni roman ni essai, aux frontières de tellement de genres qu'il en est un à lui tout seul : une sorte de fantaisie expérimentale, un journal de guerre dans un monde en paix où l'auteur pointe du doigt l'absurdité, la bêtise ou tout simplement le caractère incroyablement bigarré de nos sociétés, abreuvées en continu d'un cocktail d'idéologies contradictoires.<BR>
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Qu'on ne s'arrête pas pourtant à l'aspect facétieux de ce texte, car avec du recul, le projet littéraire va bien au-delà de la critique amusée, pour plutôt nous décrire ce regard tendre que l'auteur porte sur son époque : diverse, multiculturelle, traversée de mille pensées, de mille opinions, qui entretiennent peut-être la confusion, mais une confusion que nous partageons tous heureusement et fraternellement.]]></description></item><item><title>[carnets] A la recherche des livres rares (partie 1)</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-18 23:00:00</pubDate><description><![CDATA[En librairie, pour offrir à ses clients un assortiment original, il faut lire beaucoup, et toujours chercher la perle rare dans la masse de titres qui sortent chaque mois chez les principaux éditeurs. Mais pour être vraiment certain de montrer dans sa boutique des livres qu'on ne pourra trouver nulle part ailleurs, parfois, il faut prendre sa voiture...<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_goulotte1.jpg" width="400"></p>

Aujourd'hui, direction Vézelay, à l'extrême sud du département, au coeur du Morvan, pour rencontrer les éditions de la Goulotte. Fondé en 1994, cet atelier de livre d'artistes possède à son catalogue une trentaine de titres, poèmes, textes courts ou correspondances inédits de Raymond Queneau, Valérie Rouzeau, Robert Desnos, Marina Tsvetaieva, entre autres.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_goulotte2.jpg" width="400"></p>

A l'écart de la ville de Vézelay, dans un petit hameau niché dans la végétation, Claude Stassart-Springer et Jean-Marie Queneau (le fils de Raymond), m'accueillent et me font visiter l'atelier.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_goulotte3.jpg" width="400"><br /><br /><img src="./img/livresrares_goulotte4.jpg" width="400"></p>

Les planches de leur prochain livre sèchent dans toute la maison et je découvre la petite presse sur laquelle tous les livres ont été réalisés. A l'heure de l'impression à la demande dont les imprimantes laser géantes aspergent le monde de papier bon marché et de reliure baveuse, voir que des passionnés continuent à réaliser leurs livres à la main force le respect.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_goulotte5.jpg" width="400"></p>

Derrière la baie vitrée, une vue étendue sur la colline de Vézelay et sa fameuse basilique. Claude me dit que derrière les arbres, autrefois, il y avait la maison de Georges Bataille. Cette année, la Goulotte a organisé de nombreux évènements pour célébrer le cinquantenaire de la mort de l'auteur. C'est d'ailleurs un peu la raison de ma présence ici. J'ai entendu parler du dernier livre publié par la Goulotte, "Par delà la colline ou l'instant", un texte extrait du "Coupable" de Bataille, illustré par Claude, et j'ai bien l'intention de me le procurer pour la boutique.<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_goulotte7.jpg" width="400"></p>

Le voici, avec la typographie désormais caractéristique des éditions de la Goulotte. Claude m'explique que dans ce texte, sans que personne ne l'ait jamais vraiment noté, Bataille parle de Vézelay, et d'une vue qui ressemble étrangement à celle que nous avons sous les yeux. Les illustrations qu'elle a conçues pour le livre sont donc des représentations stylisées de cet "horizon ouvert". Je prends deux exemplaires du livre, ainsi que plusieurs autres titres du catalogue que je présenterai toute la fin d'année chez Obliques.<br /><br />
Avant de partir, Claude me montre une pièce de collection, presque unique désormais, le plus grand livre qui ait été réalisé à la Goulotte : "Un beau navire porte son nom" de Robert Desnos. Il est magnifique, mais celui-ci, je suis bien forcé de le laisser à Vézelay...<br /><br />

<p style="text-align:center;"><img src="./img/livresrares_goulotte8.jpg" width="400"><br /><br /><img src="./img/livresrares_goulotte9.jpg" width="400"></p>

<u>Quelques liens</u> :<br />
Le site des éditions de la Goulotte : <a href="http://editionsdelagoulotte.c.la/" target="_blank">http://editionsdelagoulotte.c.la/</a><br />
La vidéo très instructive de Jean-Gilles Besle sur la conception d'un livre à la Goulotte : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0ZFu_r_sRXc" target="_blank">http://www.youtube.com/watch?v=0ZFu_r_sRXc</a><br />
Le blog du collectif "Lire Bataille" : <a href="http://lire-bataille.blogspot.fr/" target="_blank">http://lire-bataille.blogspot.fr/</a>]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Les frères Sisters" de Patrick deWitt</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-07 19:52:48</pubDate><description><![CDATA[Une ruée vers l'or à dos de cheval borgne en compagnie de deux sales types, c'est en gros ce que vous propose Patrick deWitt avec cet excellent anti-western où chaque épisode doit autant à Beckett qu'à Tati.<BR>
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Lancés vers la Californie dans le but d'abattre sur ordre un malheureux inconnu, les deux frères traversent des terres arides et nous font découvrir toute une galerie de personnages égarés : prospecteurs fous, prostituées romantiques, castors vandales et autres chevaux incontinents.<BR>
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A chaque instant de ce périple clopinant, toute l'intelligence de l'auteur, c'est de ne jamais choisir son camp, entre la franche comédie et l'épopée métaphysique, capable à tout moment de provoquer émotion, éclat de rire ou les deux à la fois, un peu à la manière du "Dead Man" de Jim Jarmush qui filmerait le côté des méchants. Mais bien entendu, plus on suit les pérégrinations des frères Sisters, et plus on s'attache à ces pauvres bougres, et bien malin celui qui pourra, à la fin de ce roman décapant, dire avec certitude qui sont les gentils et qui sont les méchants.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'histoire d'Horacio" de Tomás González</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-07 10:48:42</pubDate><description><![CDATA[Faites la connaissance de l'impassible Horacio, de la nuée de femmes bavardes qui bruisse autour de lui et de ses frères et amis qui partagent la même passion pour les vaches, dans ces collines de Colombie où tout le monde est philosophe et berger.<BR>
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C'est un pur roman d'ambiance, qui crépite comme un feu de bois sous un ciel nocturne saturé d'étoiles. On se laisse prendre à son rythme doux, on savoure une bonne cigarette tandis qu'un taureau nain aux testicules démesurées essaie de couvrir une génisse. Le portrait de famille est touchant et souvent désopilant et plus on approche de la fin, plus l'émotion nous prend, inévitable. Un grand roman qui fait semblant de ne pas en être un. Mais que personne ne croit.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "ni ce qu'ils espèrent, ni ce qu'ils croient" d'Elie Treese</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-10-07 10:17:53</pubDate><description><![CDATA[Il en faut du talent pour transmettre autant d'émotion en racontant une histoire où il ne se passe presque rien. Un équilibre, une justesse, une ambiance, une recette qui tient à peu de choses mais qu'Elie Treese exécute à la perfection. Dans ce court texte, où pas une ligne n'est de trop, quatre hommes, qu'on devine au crépuscule de leur vie, se lancent dans une équipée nocturne pour extraire du ventre d'engins de chantier endormis leur précieux carburant. On boit des coups, on devise sur le quotidien et sur l'infini, on s'invective et on se fait peur. Un morceau d'humanité, un touchant plaidoyer pour toutes nos carcasses qui rampent sur la terre.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Moi, Jean Gabin" de Goliarda Sapienza</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-09-26 21:08:48</pubDate><description><![CDATA[On suit avec plaisir l'école buissonnière de cette gamine sicilienne fascinée par Jean Gabin, débrouillarde et espiègle, dans l'Italie des années 30.<BR>
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Tardivement découverte grâce au magnifique "Art de la joie", Goliarda Sapienza a eu une vie à la hauteur de ses récits : libre, anarchiste, décomplexée et sensuelle.<BR>
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Avec ce court roman, elle raconte son enfance vécue sur les chapeaux de roue et rend communicatifs son engagement précoce et sa formidable soif de liberté.]]></description></item><item><title>[carnets] Le dépliant d'automne est arrivé</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-09-03 09:00:00</pubDate><description><![CDATA[<a href="./files/depliant_2012_automne.pdf"><img src="./img/depliant_automne_2012_une.jpg" align="left" border="0" hspace="5" vspace="5" width="80px"></a>

Pour les enfants, c'est la rentrée des classes. Pour les amateurs de littérature, c'est la classe de neige, avalanche comprise. Pour vous y retrouver, le célèbre dépliant Obliques est arrivé. Distribué en version papier dans le monde entier en fin de semaine, vous pouvez déjà le télécharger au format PDF en cliquant sur l'image ci-contre.<br /><br />

Au programme, <a href="http://www.librairie-obliques.fr/agenda.php">nos rendez-vous</a> jusqu'à décembre, en boutique et ailleurs, avec David Toscana et Eduardo Antonio Parra (19/09), Thomas Vinau (11/10), le salon international des écrits de femmes à Saint-Sauveur (14/10), Hervé Le Bras et Emmanuel Todd (18/10), Anaïs Sautier (23/11), Antoine Choplin (28/11), ...<br /><br />
Et bien sûr, les six ouvrages mis en avant :<br />
"<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782746733046">Le rabbin congelé</a>" de Steve Stern (Autrement)<br />
"<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782081283749">Les lisières</a>" d'Olivier Adam (Flammarion)<br />
"Moi, Jean Gabin" de Goliarda Sapienza (Attila)<br />
"<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782357070332">La nuit tombée</a>" d'Antoine Choplin (La fosse aux ours)<br />
"<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782226243003">Swamplandia</a>" de Karen Russel (Albin Michel)<br />
"<a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782362790515">Ici ça va</a>" de Thomas Vinau (Alma).<br /><br />
Bien sûr, nous soutenons beaucoup d'autres titres. Retrouvez-les en boutique et chaque semaine sur ce site.<br />
Bonne rentrée !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le sermon sur la chute de Rome" de Jérôme Ferrari</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-08-29 15:36:16</pubDate><description><![CDATA[Pour deux jeunes étudiants en philosophie, que faire dans un monde où "le journalisme et le commerce [tiennent] maintenant lieu de pensée" ? Combattre ? Ou fuir ? Libero et Matthieu optent pour la deuxième solution. Et pour l'oublier, ce monde, partent se nicher aux confins des montagnes corses, aux commandes d'un bar où le temps ne passe plus que pour lui-même.<BR>
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C'est brillant et sombre à la fois. C'est une langue superbe qui brosse avec l'énergie du désespoir le quotidien d'un village en perpétuelle vacance. La vacance, la particularité de ce qui est vide. Mais même avec toute la mauvaise volonté du monde, peut-on réellement et indéfiniment s'oublier dans le vide ?<BR>
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Un roman superbe sur l'abandon, sur la force de la pensée, et sur l'inévitable sauvagerie du présent.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Swamplandia" de Karen Russell</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-08-28 11:19:35</pubDate><description><![CDATA[La famille Bigtree dirige un parc d'attraction plein d'alligators sur une île au large des marais de Floride. Mais la mort d'Hilola, la mère, qui exécutait le plus numéro le plus prisé, met l'entreprise en péril. Les touristes se font de plus en plus rares, la déprime guette et chaque membre de la famille va alors être confronté à sa grande épreuve initiatique, de celles qui vous font passer de l'insouciance enfantine à la rudesse de l'âge adulte.<BR>
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Entre l'aîné, Kiwi, en crise contre son père, Ossie, la cadette, persuadée qu'elle flirte chaque soir avec des fantômes et Ava, 13 ans, qui se sent investie de la mission de sauver le parc, le récit se noue autour d'une simple idée : les contes de fées n'existent pas, et cet âge d'or qu'a vécu la famille Bigtree n'était peut-être qu'une illusion.<BR>
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Magie, croyances, reptiles mythiques et secrets de famille se rencontrent dans la moiteur de ce roman dévoré par les moustiques qui est surtout une magnifique fresque familiale.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La nuit tombée" d'Antoine Choplin</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-08-25 22:01:52</pubDate><description><![CDATA[C'est le voyage d'un père en route vers les lambeaux de sa vie d'avant. C'est un récit puissant sur l'amitié, l'adversité, et ce courage auquel sont condamnés ceux qui restent. C'est un roman submergé par un interminable crépuscule. C'est un texte sur la parole ; les mots qui sortent, durs et évidents, et ceux qui restent bloqués dans la gorge, car dès que le sort a frappé, ou que la vie a joué le plus mauvais de ses tours, la voix souvent peine à s'élever, ou bien renonce tout simplement, et alors le non-dit pèse plus lourd que tout ce qu'on pourrait dire.<BR>
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C'est là tout l'art d'Antoine Choplin, de rendre épais ces silences, et personne mieux que lui ne sait à ce point transmettre une émotion avec un langage qui fait preuve d'une telle parcimonie.<BR>
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"La nuit tombée" recèle des scènes magnifiques, de bouleversants portraits, et son propos va bien au-delà du seul accident nucléaire de Tchernobyl. Il est universel. Car chacun d'entre nous, un jour ou l'autre, se trouve confronté à la douleur, au temps qui passe ou à la maladie ; et ces émotions qui traversent les personnages du roman, comment ne pas les reconnaître ? <BR>
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"La nuit tombée" n'est pas un livre sur Tchernobyl. C'est un livre humain, tout simplement.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le rabbin congelé" de Steve Stern</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-08-18 22:12:24</pubDate><description><![CDATA[Qu'on se le dise : malgré les apparences, ce roman n'a strictement rien à voir avec aucun des films de Louis de Funès. Bien au contraire ! Dans ce bijou de la littérature juive américaine, vous découvrirez une prose narquoise et inspirée, grâce à laquelle Steve Stern élabore un récit extrêmement documenté, une épopée rocambolesque et irrésistible qui vous fera découvrir un siècle de l'histoire de la diaspora juive, en partant des pogroms russes de la fin du XIXe jusqu'aux premiers kibboutz de l'embryonnaire état d'Israël en passant par les parrains new-yorkais de la mafia juive des années 20. Un voyage surprenant peuplé de personnages on ne peut plus attachants.<BR>
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Car loin du livre d'Histoire ou d'une quelconque thèse, c'est toujours le souci du récit qui guide la plume comique de Stern, et une angoisse sous-jacente : comment est-on passé, en 100 ans, de l'immense richesse d'une culture, d'une langue (le yiddish), d'un peuple, qui ont su traverser les pires horreurs qu'on puisse imaginer, à l'absurdité banale d'une famille américaine vendeuse de lave-vaisselle, d'origine juive mais dont le père ignore jusqu'à l'emplacement de la synagogue de son quartier ?<BR>
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Certaines lignes des derniers chapitres tirent des larmes tant ce gâchis s'avère cuisant, mais c'est là toute la force de Stern, de nous faire prendre conscience que notre histoire, notre culture, sont des héritages précieux, tout ça avec humour et légèreté, sans oublier la magique touche de fantastique, cette idée que définitivement, nous habitons un monde de merveilles et de mystères impénétrables, qui n'attendent que notre enthousiasme pour éclater au grand jour, et rendre cette terre un peu plus douce qu'elle n'est. Une réussite totale.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Les lisières" d'Olivier Adam</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-08-18 21:47:25</pubDate><description><![CDATA[Un ouvrage ambitieux, grave et sensible, qui éveillera forcément des émotions en toute personne de plus de 30 ans, pour peu qu'elle ait quitté un jour sa région, avant d'y revenir, et voir ce qu'elle est devenue. En filigrane, ce que nous sommes devenus.<BR>
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Olivier Adam raconte ici l'histoire de Paul, alter-ego de l'auteur, lui-même écrivain à succès qui décide d'un retour au pays natal alors que sa mère est hospitalisée et que sa séparation d'avec sa femme peine à cicatriser.<BR>
Le choc est violent, la douche froide.<BR>
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Il y a du Jean-Luc Lagarce dans les sentiments que Paul éprouve, réalisant avec stupeur la profondeur du fossé qui s'est creusé entre lui et ses origines ; L'ancien playboy du lycée a pris quelques kilos et tient la caisse du supermarché, la petite amie autrefois pétillante et irrésistible porte un tailleur banal et une mine lasse, et tout le monde s'accorde à dire que dans tous ces bouquins qu'écrit Paul, rien n'est vrai, tout est factice, puisqu'il n'y comprend rien lui, à la vraie vie, à siroter du champagne avec ses amis les stars...<BR>
<BR>
Sauf que Paul ne se sent pas une star, n'en est pas une, à mille lieues des faux semblants de l'édition germanopratine, juste un type comme un autre, installé sur le rivage, éloigné de ses enfants et de la femme qu'il aime par la force du destin, repoussé hors du monde, aux lisières.<br /><br />Les lisières. Celles du titre précisément. Des banlieues, des campagnes, des sas, des cellules, réelles ou fantasmées, où l'on attend indéfiniment, en espérant de pouvoir un jour entrer vraiment dans le vrai monde. Et pourtant ce vrai monde, celui dont parlent les journaux, les radios, les télés, semble toujours être celui des autres. Et puisqu'aucun de nous n'est "les autres", alors personne vraiment ne le peuple, ce monde. Et tous vivons aux lisières. A attendre, ensemble, qu'une porte s'ouvre. Peut-être.<BR>
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A l'ultime ligne de ce roman, bouillant de sincérité, c'est le cas.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Ici ça va" de Thomas Vinau</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-08-17 14:42:21</pubDate><description><![CDATA[Planter ses mains dans la vase, entendre craquer l'herbe sèche du mois d'août, avoir les mains noires à force de ramasser des noix... Le second roman de Thomas Vinau est plein de ces gestes premiers et de ces pensées pleines. En une succession de tableaux impressionnistes, il brosse le quotidien infime et apaisé d'un jeune couple qui réapprend à vivre au rythme des saisons avec, en filigrane, le murmure lancinant d'un passé douloureux.<BR>
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On ne sait pas exactement comment l'auteur réussit ce tour de force, mais de ces touches légèrement brossées et de ces évènements minuscules, il parvient à extraire, comme un alchimiste son élixir, une fabuleuse odyssée microscopique, un magnifique voyage vers l'essentiel dont la charge émotionnelle finit par prendre à la gorge.]]></description></item><item><title>[carnets] Dix poches que vous ne trouverez pas sur la plage</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-07-05 19:00:00</pubDate><description><![CDATA[La vitrine est déjà en place et beaucoup d'entre vous nous ont déjà demandé ce qui se cachait derrière toutes ces couvertures.<br />
Romans, nouvelles, science-fiction, documentaires, beaux livres... voici donc le détail de nos dix poches que vous ne trouverez pas sur la plage.<br /><br />
<table cellspacing="5">
<tr><td><img src="./img/10poches_bartelt_sainte_fille.jpg"></td><td valign="top"><b>"Une sainte fille et autres nouvelles"</b><br />
de Franz Bartelt (Folio, 2€)<br />
A déguster en une soirée, un apéritif littéraire signé du désopilant Bartelt qui n'a pas son pareil pour croquer les moeurs du français bien moyen. A ce prix-là, ça ne se refuse pas.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_salamandres.jpg"></td><td valign="top"><b>"La guerre des salamandres"</b><br />
de Karel Capec (Cambourakis, 11€)<br />
Sur une île d'Indonésie, les salamandres ont évolué et créé une civilisation paisible et amphibie... jusqu'à ce que les Hommes les découvrent. Roman d'aventures doublé d'une fable politique, ce classique des années 30 est toujours aussi drôle.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_franklin_maitresse.jpg"></td><td valign="top"><b>"L'art de choisir sa maîtresse"</b><br />
de Benjamin Franklin (Finitude, 13,70€)<br />
Une série d'articles pour le moins surprenants venant de l'un des rédacteurs de la Constitution américaine. Et pourtant, dans le texte qui donne son nom au recueil, celui-ci vous expliquera, entre autres, que pour qu'une maîtresse soit bonne, il faut d'abord la choisir... vieille.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_stupidite_humaine.jpg"></td><td valign="top"><b>"Les lois fondamentales de la stupidité humaine"</b><br />
de Carlo Cipolla (PUF, 7 €)<br />
Succès surprise en librairie, né du bouche à oreille, ce livre est la démonstration implacable, à la manière d'un vrai-faux essai philosophique, que le plus dangereux de tous les hommes n'est pas le bandit, mais bien le stupide.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_pendragon.jpg"></td><td valign="top"><b>"La légende des Pendragon"</b><br />
d'Antal Szerb (Viviane Hamy, 11 €)<br />
Idéal pour l'été, un roman d'aventures ésotériques truffé de mots d'esprits. A lire sous un parasol, cocktail frais à la main, entre personnes de bonne compagnie.<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782878585063">Notre chronique complète ici</a></td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_homme_iles.jpg"></td><td valign="top"><b>"L'homme qui aimait les îles"</b><br />
de D. H. Lawrence (L'arbre vengeur, 9€)<br />
Certes, les îles dont parle Lawrence n'ont pas grand chose de féerique mais pourquoi ne pas profiter de son temps libre estival pour apprécier ce texte à la profondeur abyssale ?<br /><a href="http://www.librairie-obliques.fr/item.php?id=9782916141831">Notre chronique complète ici</a></td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_guerre_olympique.jpg"></td><td valign="top"><b>"La guerre olympique"</b><br />de Pierre Pelot (Folio, 6,95€)<br />
Tous les deux ans est déclarée la guerre olympique, une compétition mortelle entre les nations qui a avantageusement remplacé la guerre. Et pour cause ! Tout état qui perd ces olympiades doit subir automatiquement dix millions de morts. De quoi motiver les athlètes, non ? Un roman de science-fiction inquiétant.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_gagner_mourir.jpg"></td><td valign="top"><b>"Gagner à en mourir"</b><br />
de Pierre-Louis Basse (Robert Laffont, 14 €)<br />
Une équipe de football ukrainienne montée par un boulanger de Kiev est en passe de remporter un tournoi européen organisé par l'Allemagne nazie. Mais humilié au match aller, l'état-major allemand fait comprendre à ses adversaires qu'ils ont tout intérêt à perdre le match retour, sous peine de mort. Ce match a eu lieu le 9 août 1942. Car aussi terrible que cela puisse paraître, ce livre n'est pas un roman, mais bien un documentaire historique.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_pasolini_terrains.jpg"></td><td valign="top"><b>"Les terrains, écrits sur le sport"</b><br />de Pier Paolo Pasolini (Le temps des cerises, 8€)<br />
Grand amateur de sport, supporter de foot à ses heures, Pasolini porte un regard incroyablement intelligent sur le jeu dans ces quelques textes réunis ici au format poche.</td></tr>

<tr><td><img src="./img/10poches_jo_depardon.jpg"></td><td valign="top"><b>"J.O."</b><br />
de Raymond Depardon (Folio, 9,90 €)<br />
De Tokyo 1964 à Moscou 1980, Raymond Depardon a couvert cinq compétitions olympiques. Larmes de joie ou de douleur, exploits sportifs ou tragédies politiques (il photographie la prise d'otages de Munich aux JO de 1970), l'appareil photo de Depardon est un témoin bouleversant de son époque, qui rend l'intime héroïque. Un livre sublime, d'émotion et d'humanité à un prix athlétique.</td></tr></table>]]></description></item><item><title>[carnets] Pourquoi nous n'aimons pas Amazon. (En quatre points)</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-06-26 10:00:00</pubDate><description><![CDATA[On entend bien souvent un refrain qui voudrait que le libraire soit réfractaire à toute forme de progrès. Et pour les jeunes générations, l'opposition systématique aux mastodontes de la vente en ligne de la part des libraires relève d'un archaïsme d'un autre siècle.
Voici donc en quelques points les raisons exactes qui font que nous n'aimons pas Amazon, non pas parce que c'est un concurrent trop fort pour nous et qui a eu une vision du changement du marché avant nous, mais parce que ses pratiques et sa politique en font tout simplement un concurrent déloyal. Presque illégal.<br /><br />
 
<b>1- Amazon ne veut pas créer d'emploi. C'est même le contraire.</b><br />
Un peu radicale comme phrase, mais c'est en tout cas l'évolution à long terme prévue par le groupe. Comme l'explique très bien <a href="http://singularityhub.com/2012/03/21/amazon-goes-robotic-acquires-kiva-systems-makers-of-the-warehouse-robot/">cet article de Singularity Hub</a>, les plateformes logistiques basées aux Etats-Unis ont déjà débuté leur révolution suite à l'achat de la licence Kiva. Le principe ? A la place des hommes, de petits robots pour déplacer les cartons. Bien entendu, il faudra encore un peu de temps pour que les entrepôts d'Amazon n'aient plus aucun employé pour préparer les commandes… mais combien de temps exactement ?<br /><br />

<b>2- Amazon recueille des subventions dans des pays où elle ne paie pas d'impôts</b><br />
Non seulement ça n'est pas un secret mais les dirigeants d'Amazon en sont même plutôt fiers. D'un côté, on récupère de l'argent public en promettant des créations d'emplois, et de l'autre, la situation du siège social au Luxembourg permet au groupe d'échapper à l'impôt. La journaliste Pascale Clark l'a rappelé ce matin-même sur France Inter, mais <a href="http://www.rue89.com/2010/04/07/comment-itunes-ebay-et-amazon-echappent-aux-impots-en-france-146468" target="_blank">cet article de Rue89</a> faisait déjà un point très clair sur le sujet.<br />
J'ajoute, concernant la région Bourgogne, qui se réjouit de l'arrivée de la troisième plateforme logistique en donnant des subventions à Amazon, qu'un libraire indépendant qui souhaite s'installer en Bourgogne ne peut prétendre à aucune subvention. Pour une reprise, l'aide à l'achat du stock est plafonné à 15 000 €. C'est certes mieux que rien, mais à titre de comparaison, le stock d'Obliques a une valeur d'environ 100 000 €.<br /><br />

<b>3- Amazon fait du chantage aux éditeurs</b><br />
On ne va pas vous assommer de chiffres. Mais sachez seulement une chose. Quand un libraire vend un livre 10 euros, il l'a acheté environ 7 euros. C'est-à-dire qu'il gagne 30% du prix d'une vente. Ces 30% sont la remise que l'éditeur lui a concédée.<br />
Pour Amazon, les éditeurs concèdent 50%.
Pourquoi ? Parce qu'Amazon refuse de vendre des livres en deçà de cette remise. « Vous ne voulez pas nous faire cette remise ? Alors vous ne serez pas sur Amazon. C'est vous qui voyez. » Peu d'éditeurs ont le courage de refuser ce chantage. (Mais il y en a !)<br /><br />

<B>4- Amazon déteste la loi Lang</b><br />
Et pour cause. La loi Lang, depuis 1981, empêche les grandes structures de casser les prix pour que les petits libraires puissent vendre les livres au même prix que les autres. Alors pour contourner ce qu'ils jugent être une injustice, les stratèges d'Amazon poussent la loi Lang dans ses derniers retranchements en systématisant la remise de 5% (initialement conçue pour fidéliser les clients en librairie en les récompensant) et en offrant les frais d'envoi.<br />
Bien sûr, ils peuvent se permettre ces cadeaux uniquement grâce à la marge dégagée sur chaque vente (voir le point précédent).<br />
De notre côté, avec une remise moyenne de 30%, aucun petit libraire ne peut rivaliser, car 5% de remise qui s'ajoutent aux frais de port et le bénéfice dégagé permet à peine de payer la personne qui prépare le paquet. Ca n'est donc pas que nous ne voulons pas faire de la vente en ligne, c'est simplement que le principal concurrent n'est pas loyal et l'étude menée par la librairie Obliques l'année dernière a démontré que même le plus militant des clients n'est pas prêt à payer plus cher pour le même service.<br /><br />

Pour conclure, maintenant que ces quelques points sont précisés, nous répétons que les libraires indépendants sont tout à fait prêts à se lancer dans le commerce par correspondance. C'est d'autant plus le cas dans une région comme la Bourgogne et un département comme l'Yonne, très rural et où certains villages sont situés à une centaine de kilomètres de la première librairie. A nouveau, Amazon ne nous fait pas peur. Bien au contraire. Donnez-nous les moyens de nous mesurer à armes égales avec ce concurrent, et on vous certifie que ce sont les professionnels, les amoureux du livre et les passionnés qui sauront bien mieux que les robots et les algorithmes tirer leur épingle du jeu.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le testament américain" de Franz Bartelt</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-06-23 17:38:04</pubDate><description><![CDATA[Sous prétexte d'un pseudo-conte de fées hollywoodien, Franz Bartelt croque avec humour les habitants d'un village de la France profonde. Entre la narcoleptique et nymphomane veuve du maire, la journaliste régionale prête à tout pour grimper les échelons et la jeune fille abusée par son père « pour faire honneur à la tradition familiale », on pourrait penser que la galerie de personnages dépeinte dans ce texte cocasse (et souvent grivois) donne aux femmes le mauvais rôle. Mais c'est sans compter sur les autres protagonistes de ce roman, hommes sans cervelle, naïfs ou tout simplement idiots, capables de se cogner la tête cent fois dans la même poutre et de râler sans penser une seconde à changer leur immuable itinéraire.<BR>
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Drôle et tendre, cette fable d'aujourd'hui n'est pas non plus exempte d'une sympathique morale épicurienne qui vous fera préférer sans hésiter l'heureuse médiocrité d'ici-bas au luxe inutile dans l'au-delà. RIP !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Tau Zéro" de Poul Anderson</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-06-15 13:48:28</pubDate><description><![CDATA[Jamais un voyage, jamais un auteur, ne vous auront emmené aussi loin, ni aussi vite ! Dans ce classique de la SF des années 70, traduit pour la première fois en français, Poul Andersen nous fait vivre le plus fascinant des périples, aux frontières de la vitesse de la lumière, vers cette limite théorique absolue qu'est le Tau Zéro.<BR>
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Fruit parfait d'une décennie engagée et débridée, Tau Zéro porte aussi bien des réflexions de fond sur la nature humaine que l'évocation d'autres sujets plus triviaux qu'un écrivain d'aujourd'hui oublierait probablement de traiter. Ainsi, dans la première partie du voyage, tout ce beau monde, fine fleur des scientifiques internationaux, n'a qu'une idée en tête : avec qui vais-je partager ma cabine cette nuit ? On sourit devant la diversité des réponses, jusqu'à ce que la situation se complique.<BR>
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Appuyé sur de solides bases scientifiques et des rebondissements stellaires stupéfiants, le roman devient alors rapidement un formidable instrument de vertige, qui ne craint pas de se frotter aux obligatoires questions existentielles liées à la conquête spatiale. Comment accepter de survivre à tous ses proches ? A quoi bon perpétuer l'espèce humaine ? Pourquoi s'obstiner à poursuivre indéfiniment la recherche scientifique ?<BR>
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"Nous sommes morts. Qu'est-ce que la mort sinon l'ultime isolement ?" demande un passager dans l'une des scènes les plus impressionnantes du livre. A cet instant, debout sur la coque du Leonora Christina, dans le noir, le froid et le vide spatial, aucun repère ne permet de savoir que les corps sont lancés à une vitesse proche de celle de la lumière. Suspendus dans le vide, au milieu de rien, à ce point vulnérable qu'un seul atome d'hydrogène pourrait les désintégrer instantanément, ces hommes et ces femmes se retrouvent alors face à leur condition profonde, et nous font partager avec une puissance inouïe, la seule chose qui continue de les faire avancer, et de les réunir : leur humanité.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'homme qui aimait les îles" de David Herbert Lawrence</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-06-10 10:18:40</pubDate><description><![CDATA[Un texte rare de D.H. Lawrence, un condensé de philosophie de la vie, une fable lucide et intime, allégorie filée des insulaires solitaires que nous finirons tous par devenir après que le temps aura dévoré tous nos amis, balayés toutes nos prétentions, mis à bas tous nos espoirs et nous aura laissé, seuls face à nous-mêmes, sur un morceau de tourbe stérile au milieu de nulle part. Alors, et seulement alors, nous démontre Lawrence, nous serons capables d'accepter qui nous sommes.<BR>
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Un roman minuscule par sa taille mais qui remue suffisamment de pensées et d'images pour occuper son lecteur de nombreuses années. Limpide.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Kornél Esti" de Dezso Kosztolányi</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-06-08 11:11:17</pubDate><description><![CDATA[Une suite de nouvelles mettant en scène Kornél Esti, personnage érudit et attachant, double de l'auteur, qu'on prend plaisir à suivre dans ses pérégrinations fantasques et fantastiques. Galvanisé par l'effervescence des années folles, au cœur d'une Europe en sursis, insouciante mais passionnée, Esti décide de consacrer sa vie à l'écriture et s'entoure d'amis intellectuels avec qui il vivra mille aventures, aux frontières du plausible, se jouant du réel comme on joue avec les mots.<BR>
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Amour, amitiés, surnaturel, le voyage est fantastique à tous les niveaux tant Dezso Kosztolányi parvient à insuffler à sa fresque finesse et intelligence.<BR>
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De plus, si vous n'avez pas encore lu la célèbre nouvelle du traducteur kleptomane, c'est l'occasion idéale de la découvrir, entourée de tout aussi brillantes compagnes.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La légende des Pendragon" d'Antal Szerb</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-05-22 09:19:59</pubDate><description><![CDATA[Fantômes gallois, axolotls géants et sociétés secrètes sont au programme de ce roman d'aventures ésotériques daté de 1934 au charme perçant et au second degré si fin qu'il ferait rougir d'humilité bon nombre de romanciers actuels.<BR>
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On y suit les péripéties de Janos Bátky, modeste érudit hongrois en visite à Londres et qui se voit emporté malgré lui dans une intrigue rocambolesque au coeur du Pays de Galles aux côtés de la famille Pendragon, aristocrates excentriques aux motivations mystérieuses.<BR>
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Tout au long de ce roman à l'intrigue attendue, truffé de rebondissements cousus de fil blanc, on se sent bien comme dans un vieux film, où le cours de l'histoire importe moins que les traits d'esprit qui ne cessent de fuser et la galerie de personnages hauts en couleurs : Maloney, le braillard du Conemara, Lene Kretzsch, la sensuelle mangeuse d'hommes ou encore l'énigmatique et fatale Eileen St. Claire.<BR>
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Initialement publié en 1934 en Hongrie, il aura fallu attendre les années 90 pour découvrir ce chef d'oeuvre de l'entre-deux guerre, aujourd'hui réédité par Viviane Hamy dans la même excellente traduction.<BR>
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Agents doubles, livres maudits, humour noir et flegme anglais, "La Légende des Pendragon" est un roman magique, délicieux jusqu'à la dernière gorgée : cette fin sublime qui évoquera aux cinéphiles les délires oniriques de David Lynch décorés du satanisme kitch d'un Kenneth Anger.]]></description></item><item><title>[carnets] Le dépliant de printemps est arrivé</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-04-27 10:00:00</pubDate><description><![CDATA[<a href="./files/depliant_2012_printemps.pdf"><img src="./img/une_depliant2012_1.jpg" align="left" border="0" hspace="5" vspace="5" width="80px"></a>Diffusé à 5000 exemplaires, notre dépliant est désormais attendu dans tout le département et vous pouvez déjà le télécharger au format PDF en cliquant sur l'image ci-contre.<br /><br />Pour ce trimestre, rien de nouveau pour les lecteurs de ce site, mais une mise en avant encore plus massive des titres que nous soutenons.<br /><br /> Au programme :<br />
"<a href="item.php?id=9782917084496">Les ficelles du pantin</a>" de Yak Rivais (Attila)<br />"<a href="item.php?id=9782864248620">Dernières nouvelles du sud</a>" de  Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski (Métailié)<br />"<a href="item.php?id=9782842637095">Villes bigrement exotiques</a>" de Crad Kilodney (Le Dilettante)<br /><a href="item.php?id=9782843441080">Féerie pour les ténèbres</a>" de Jérôme Noirez (Le Bélial)<br />"<a href="item.php?id=9782953366495">Karoo</a>" de Steve Tesich (Monsieur Toussaint Louverture)<br />"Akim court" de Claude K. Dubois (Ecole des loisirs)<br /><br />Un <a href="agenda.php">programme de rencontres</a> particulièrement riche vous attend aussi dans les semaines qui viennent avec Yak Rivais, la philosophe Olivia Gazalé, le marchand de couleurs Edouard Adam, les auteurs de la série "Strom" et surtout, l'évènement de ce trimestre à Auxerre, la venue exceptionnelle de Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski pour la présentation de leur dernier ouvrage.<br />A bientôt !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Dernières nouvelles du sud" de Luis Sepúlveda et Daniel Mordzinski</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-04-25 15:26:51</pubDate><description><![CDATA[L'aventure se déroule sous un ciel bas, aux confins du monde, là où l'on peut passer des jours à rouler sans croiser une âme. Votre guide en ces lieux s'appelle Luis Sepúlveda et voici son carnet de bord, récit fragmentaire de 3500 kilomètres parcourus au sud du 42e parallèle, entre Argentine et Chili, dans ces zones magiques où un monde ancestral s'éteignait en silence. Il y a quinze ans, l'auteur du “vieux qui lisait des romans d'amour” et son acolyte photographe s'y sont laissé porter, au gré des rencontres les plus incroyables et les plus touchantes. Ils restituent aujourd'hui, quinze ans après leur périple, ces fragments d'humanité. Des récits forts, drôles, engagés, pour dire la fragilité de tout ce qui est beau.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Féerie pour les ténèbres - intégrale tome 1" de Jérôme Noirez</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-04-23 09:16:17</pubDate><description><![CDATA[Notre monde déborde. Ordures, épaves, canettes et papiers gras surgissent, rouillés et moisis, au pays de Caquehan, univers médiéval qui n'y comprend rien mais trouve rapidement le moyen d'en faire un commerce lucratif. De ce point de départ allégorique, Jérôme Noirez développe une saga ahurissante. Deux tomes, trois romans, six nouvelles, plus d'un millier de pages d'horreur, de fantastique et d'humour dans une langue inimitable, inventive, poétique jusque dans les descriptions les plus abominables.<BR>
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On pourrait chercher jusqu'à la fin des temps un qualificatif à cette trilogie monstrueuse, mais une chose est sûre : malgré les épées et malgré la magie, c'est tout sauf de la fantasy. A moins de considérer qu'une HLM décrépite qui pousse au milieu d'un village médiéval, c'est de la fantasy. Et que France Inter qui se met à résonner dans un terrain vague où gît éparpillé le cadavre énucléé d'une jeune fille, c'est du merveilleux.<BR>
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Souvent drôle, parfois stupéfiante d'horreur, poussant le détail des mutilations à un stade rarement atteint (on pense parfois à Clive Barker), jusqu'à faire de ces créatures de chairs et d'os de véritables conceptions abstraites, cette “Féerie pour les ténèbres”, c'est Tolkien et David Cronenberg qui entrent dans un téléporteur et en sortent fusionnés sous la forme d'un mutant littéraire. Horrible, écoeurant, extrême, mais étonnamment sublime.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Les ficelles du pantin" d'Yak Rivais</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-04-12 12:08:02</pubDate><description><![CDATA[Dans ce court roman en forme de farce satirique au vitriol, Yak Rivais n'y va pas par quatre chemins : le Président est gros, gras, violent, cynique, odieux, criminel, il bouffe, baise, hurle et tue sans vergogne.<BR>
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Mais inutile de chercher dans ce Vitellius en perdition un quelconque modèle de politicien, en fonction ou non. Universel et tout-terrain, le tyran démocratiquement élu que l'auteur nous présente est au contraire un héros synthétique, la politique contemporaine à lui tout seul plutôt que l'un des pantins qui la font.<BR>
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Comme le baroud d'honneur d'un Roi Lear à la gâchette facile, "Les ficelles du pantin" est un roman furieusement libertaire, radical et jubilatoire où tout le monde en prend pour son grade, citoyens neuneus compris.<BR>
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Et quoi de plus jouissif, à la veille d'une élection prétendument majeure, de voir renvoyés dos à dos tous ses acteurs gesticulants ? Pied de nez lucide aux ambassadeurs de la bonne morale républicaine, ce livre se savoure comme un coup de pied nonchalant dans la farce politique permanente dont nous sommes les témoins de plus en plus affligés.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Villes bigrement exotiques" de Crad Kilodney</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-04-06 17:22:14</pubDate><description><![CDATA[Fabriquer un zombie en Haïti, apprendre que Queta, au Pakistan, est très gay-friendly ou encore jouer à "Dénoncer un ennemi" en Corée du Nord pour gagner un plat de nouilles... Voilà un bref aperçu de ce que vous découvrirez dans ce livre qui résiste à toute classification, carnet de voyage politiquement pas du tout correct aussi bien que tribune libre d'un auteur aux opinions un brin tranchées.<BR>
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En vingt chapitres consacrés à vingt destinations improbables, le globe-trotter le plus réactionnaire du Canada vous embarque autour du monde, entre émerveillement et stupeur, de quartiers interlopes en activités illicites, sans parler des spécialités culinaires pour le moins originales (la recette des moules zébrées de Cotabato aux Philippines est en page 165).<BR>
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Qu'on ne s'y trompe pas : "Villes bigrement exotiques" n'a rien d'imaginaire, mais si on est ravi d'apprendre qu'au Nicaragua, certaines femmes se servent de poissons vivants pour des pratiques inavouables, la simple idée qu'un personnage aussi détestable que notre narrateur puisse exister est nettement moins réjouissante. Manque de bol, en plus d'être un indécrottable misanthrope, fustigeant tous les peuples sans distinction, à commencer par le sien, il est drôle, terriblement drôle, de ce bon vieil humour bien musclé qu'aucun jeune gauchiste sans cervelle ne pourra jamais produire.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Cartons" de Pascal Garnier</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-03-23 11:30:23</pubDate><description><![CDATA[Un livre posthume comme un dernier cadeau à ses lecteurs. Avec son écriture élégante et poétique, Pascal Garnier donne vie à des personnages qu'il aime : humains, cabossés et proches de la folie.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Karoo" de Steve Tesich</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-03-22 11:55:24</pubDate><description><![CDATA[Sur l'échelle des anti-héros, Saul Karoo a loupé un échelon et s'est fracassé trois étages plus bas. Ce livre raconte cette inévitable chute, la tragique machine infernale qui se met en route pour emporter dans sa gueule un homme dont la sympathie, l'humour et les traits d'esprit ne peuvent rien contre la catastrophe totale.<BR>
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Préparez-vous au voyage, et attachez vos ceintures, car 'Karoo' est d'autant plus cinglant qu'il débute sur une centaine de pages désopilantes, premier acte d'une pièce dont on ignore encore qu'elle est une tragédie. Et puis les choses se gâtent, à force de lâcheté, d'un nihilisme larvé et d'incalculables litres d'alcool que notre sous-héros ingurgite du matin au soir, persuadé qu'il n'en ressent plus les effets mais qu'il les mime pour rassurer tous ceux qui le pensent saoul.<BR>
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Et pourtant, malgré ses erreurs de jugement, son indécrottable peur d'affronter les problèmes et son agaçante obstination à faire tout le contraire de ce qu'il faudrait, on ne peut s'empêcher d'éprouver de la compassion pour Karoo, éternel vieux pote dont les bourdes nous confortent dans l'idée que nous, au moins, nous sommes des gens biens.<BR>
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Karoo sert à ça, il le sait et en joue, fusible morveux de l'Amérique des apparences, morpion indispensable qu'on peut invectiver, maudire et railler, à qui aussi on peut passer notre temps à donner des leçons, sans jamais voir que finalement, c'est bien lui le Doc, lui qui nous fait nous sentir mieux, sans rien dire, et qui en se pissant dessus ne fait que pointer de son doigt jaune de nicotine l'absurdité de nos existences lisses.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le diable tout le temps" de Donald Ray Pollock</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-03-12 11:40:04</pubDate><description><![CDATA[Les trajectoires croisées d'une poignées d'âmes perdues dans une Amérique moite où les passions l'emportent trop souvent sur la raison. Pauvres serveuses, flics corrompus, pasteurs lubriques, tous ont leur chance de faire acte de bonté, mais le Diable est partout, à chaque page de ce roman, sournoix, rampant, foudroyant ses victimes en ricanant, laissant le lecteur atterré, mais rarement surpris de constater à quel point il est difficile d'enrayer l'inertie d'une vie de malheur.<BR>
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Il y a du Faulkner dans ce portrait de vies mineures, seconds rôles sur qui pour une fois on s'attarde, il y a aussi le souffle des tragédies antiques, il y a surtout la limpidité d'une voix neuve, subtil mélange entre la grande tradition du roman américain et de ce petit quelque chose en plus qui fait les grands textes.<BR>
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Entre suffocation et éblouissement, "Le diable tout le temps" laisse son lecteur pantois. Un livre tout simplement prodigieux.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Je suis vivant et vous êtes morts ; Philip K. Dick 1928-1982" d'Emmanuel Carrère</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-02-13 16:48:14</pubDate><description><![CDATA[Originellement rédigée à peine 10 ans après la mort de Dick, cette biographie est toujours une référence pour qui veut en savoir plus sur l'un des écrivains les plus énigmatiques de son temps. Avant de s'attaquer à l'effrayant Jean-Claude Romand (L'Adversaire) et au sulfureux Limonov, Emmanuel Carrère démontrait déjà son goût pour les destins-limite et son brio pour en témoigner toute l'inquiétante splendeur.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le maître du Haut Château" de Philip K. Dick</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-02-13 16:34:10</pubDate><description><![CDATA[Hitler a gagné la guerre, les Etats-Unis sont partagés entre les Nazis et les Japonais... et réfugié dans un bunker secret - le Haut Château - un auteur de SF a écrit un mystérieux livre qui affirme que ça n'est pas le cas.<BR>
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Pour cette édition 2012, l'un des nombreux tours de force mentaux de Philip K. Dick bénéficie d'une nouvelle traduction qui rend d'autant plus limpide cette histoire-miroir aux relents de paranoïa aiguë. Indispensable !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La nuit du chien" d'Olivier Brunhes</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-02-13 09:29:59</pubDate><description><![CDATA[Dans toutes les fugues, le fugueur prend le risque de changer de vie, en bien ou en mal. C'est là tout le sujet de ce livre sur l'incertitude d'un plus vraiment jeune homme face à un carrefour du destin. Et cette nuit du chien dont parle le titre n'est autre que la matrice de tout le roman, son ouverture en forme de prologue, moment décisif du passé qui va définir pour toujours l'attitude de Tobias face à sa vie à venir : une lutte de tous les instants, car la moindre inattention peut vous être fatale, la force d'inertie vous emporter vers le fond, le poids de la vie vous écraser au sol, comme la carcasse de ce chien sous laquelle Tobias aurait pu rester, malgré sa vaillance.<BR>
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Pour décrire cette trajectoire indécise, la langue d'Olivier Bruhnes se révèle gouailleuse, épaisse et d'une richesse qui nous rappelle que l'auteur est avant tout dramaturge, et qu'au théâtre, si on se tait, c'est qu'on est mort.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le chapeau de Mitterrand" d'Antoine Laurain</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-02-12 16:38:04</pubDate><description><![CDATA[Petite randonnée touristique dans les années 80, où le chapeau du président de l'époque sert de guide. Rien ou presque de politique dans ce texte puisque le sujet est surtout abordé du côté de la nostalgie avec un mélange de tendresse et de moquerie. Antoine Laurain prend ainsi un malin plaisir à nous remémorer une ribambelle d'objets, d'expressions, voire de chansons qu'on aurait peut-être préféré laisser aux oubliettes de l'Histoire. Et les prétendus pouvoirs magiques du couvre-chef mythique ne sont finalement qu'un prétexte idéal pour dépeindre une décennie tellement absurde qu'elle aura été capable de se jeter à corps perdu dans la consommation de masse tout en élisant par deux fois un président socialiste.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Amortels" de Matt Forbeck</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-02-12 15:33:36</pubDate><description><![CDATA[Une excellente série B qui joue avec espièglerie sur plusieurs cordes connues de la SF : les clones, l'immortalité et le bon vieux complot politico-scientifique. Forbeck connait ses gammes et son livre ne souffre d'aucune lacune. A conseiller aux amateurs d'anticipation tonique. Sur un thème presque similaire, les cérébraux se pencheront plutôt sur la "Cité des Permutants" de Greg Egan.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Classé sans suite" de Patrik Ourednik</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-02-08 07:41:47</pubDate><description><![CDATA[Roman-énigme, roman-puzzle, expérience de lecture unique, ce texte possède la stupéfiante particularité de faire rire le lecteur sans que celui-ci comprenne quoi que ce soit du début à la fin.<BR>
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J'exagère, on comprend quelques bribes de cette histoire alambiquée qui entremêle les crimes et délits sur lesquels enquête un inspecteur fatigué mais sagace. Mais bien vite, l'auteur nous rappelle à l'ordre pour nous préciser que la vie, c'est pas un roman policier, et que trois faits divers qui se produisent la même nuit ne sont jamais, mais alors vraiment jamais, liés entre eux. Et qu'on ne compte pas sur lui pour nous tenir la main et recoller les morceaux comme par magie à la fin. L'inspecteur a compris, c'est vrai, mais ne cherchez pas les fameuses 10 dernières pages où il explique tout au lecteur : elles n'existent pas. Alors les plus perspicaces d'entre vous s'amuseront peut-être à démêler à posteriori les fils de cette pelote comique, les autres auront simplement goûté à un moment de littérature exceptionnel. Ce qui n'est déjà pas si mal, non ?]]></description></item><item><title>[carnets] Un haïku inédit de Tao Lin</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-29 14:00:00</pubDate><description><![CDATA[Plutôt que de vous proposer une énième interview de l'auteur de "<a href="item.php?id=9782846263986">Richard Yates</a>", nous lui avons demandé de nous offrir un haïku. Le voici ci-dessous.<br />
Notez que la traduction ne respecte pas les règles de cette forme littéraire, mais que l'original, si.<br /><br /> 

untitled<br /><br />

refrigerator<br />
consoled me and made dinner<br />
enormous taco <br /><br />

*<br /><br />

sans titre<br /><br />

le frigo m'a consolé<br />
et je me suis préparé<br />
un taco énorme<br /><br />

Tao Lin]]></description></item><item><title>[carnets] Le prix Mémorable 2011 attribué à Stoner de John Williams</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-29 10:00:00</pubDate><description><![CDATA[Un vote très serré a finalement décerné à "Stoner" de John Williams (Dilettante) le prix Mémorable des librairies Initiales.<br />Les trois autres finalistes étaient les "Oeuvres complètes" d'Isaac Babel (Le bruit du temps), "La Gana" de Fred Deux (Le temps qu'il fait) et "Le dernier stade de la soif" (Monsieur Toussaint Louverture). Retrouvez Stoner et les autres titres finalistes chez Obliques.<br /><br />

<b>Le prix Mémorable, c'est quoi ?</b><BR /><BR />

Créé par l'association de libraires Initiales, le prix Mémorable récompense un ouvrage correspondant aux critères suivants :<br />
- la réédition d'un auteur malheureusement oublié,<br />
- d'un auteur étranger décédé jamais encore traduit en français,<br />
- ou d'un inédit ou d'une traduction révisée complète d'un auteur.<br /><br />

<img src="./img/stoner.jpg" align="right" hspace="5" vspace="5"><B>Stoner de John Williams<br />
L'avis de Françoise Folliot, librairie Le Square à Grenoble</B><BR /><BR />

"Publié pour la première fois en 1965, Stoner est maintenant traduit en France grâce à Anna Gavalda. Grand roman américain, il nous conte l'histoire banale d'un garçon du Missouri né dans une famille rurale pauvre qui par la force de sa passion pour les livres et avec la bénédiction d'une famille simple mais aimante accède à l'Université. Après avoir découvert la littérature et abandonné l'agronomie, il deviendra professeur, réduisant à néant l'espérance de ses parents. Difficile de comprendre ce qui nous tient totalement à la lecture de cette vie consacrée aux livres et aux étudiants, cette vie d'un homme silencieux, à la fois soumis et incorruptible, jusqu'à cet incroyable amour qui un instant changera le cours des choses avant que tout reprenne sa place. Un sens aigu du détail, des personnages aux émotions dévoilées intimement et surtout sans doute l'intégrité sans faille d'un homme droit à qui l'on vole sa vie de manière inéluctable et dont les tentatives de révolte par deux fois échouent. La description du monde universitaire, mesquin et cruel apporte une touche d'humour grinçant dans un univers sombre éclairé pourtant par Stoner de moments de troublante beauté. L'obstination du héros dans sa lutte pour que l'éthique universitaire soit sauvegardée donne la mesure du caractère entier d'un homme dont l'apparente faiblesse cache une force morale fascinante. Un très beau roman."]]></description></item><item><title>[carnets] Initiales c'est quoi ?</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-29 09:00:00</pubDate><description><![CDATA[Depuis 2004, Obliques fait partie de l'association de libraires indépendants Initiales qui réunit 37 librairies en France et en Belgique.<br /><br />

Ce groupe de professionnels défend une idée précise du métier de libraire et par différentes actions et publications, fait connaître ses choix et points de vue sur la littérature et plus généralement le monde du livre.<br /><br />

<img src="./img/init_26.jpg" align="right" hspace="5" vspace="5">Régulièrement, Initiales édite des dossiers thématiques, bibliographiques et des inédits d'auteurs. Ceux-ci sont gratuitement distribués dans les librairies membres.<br /><br />

Après le Travail, le Rire ou le Conte, le dossier n°26 vient de paraître. Il est consacré à la guerre d'Espagne.<br />
Au sommaire, des entretiens avec Alfons Cervera, Tony Cartano, Robert Castillo et Jean-Claude Tardif ainsi que de nombreux articles d'analyses sur le traitement de la guerre civile dans la littérature.<br /><br />

Retrouvez chez Obliques le dossier et une sélection d'ouvrages en lien avec la thématique.<br /><br />

Plus d'infos sur le site d'Initiales : <a href="http://www.initiales.org">www.initiales.org</a>]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Richard Yates" de Tao Lin</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-25 22:01:51</pubDate><description><![CDATA[C'est une prose hypnotique. Un sujet, un verbe, un complément. Et rarement autre chose, du début, jusqu'à la fin. Utilitaire comme un SMS, mais infiniment plus poétique aussi, la langue de Tao Lin est à l'image de ses personnages : détachée et froide en apparence tandis qu'au creux de ses entrailles grondent des sentiments multiples et violents. Une banquise immaculée sous laquelle se déchaine un océan grouillant de vie.<BR>
<BR>
Au coeur de ce système littéraire, deux jeunes gens, personnages de leur propre fable, se débattant dans le champ de mine d'une relation amoureuse adolescente, entre indifférence feinte et réelle dépendance.<BR>
<BR>
Le mécanisme est implacable, le ton d'une justesse suprenante et l'effet totalement hypnotique, d'un réalisme tel qu'il se permet des instants d'absurdité, des fautes de frappe ou simplement le récit méthodique de gestes insignifiants, machinaux, seulement captés par la grâce et l'intelligence du procédé.<BR>
<BR>
Car finalement, l'invention la plus géniale du roman est aussi la plus évidente : traiter formellement de la même manière tout type de communication, que celle-ci soit directe, téléphonique, SMS ou chat. <BR>
<BR>
En son temps, Choderlos de Laclos avait estimé qu'un roman épistolaire n'était pas formellement un roman comme les autres. Il signifiait au fond que l'espace de la lettre n'était pas celui du réel. Mais aujourd'hui, à l'heure de la multiplication des canaux de discussion et de l'avènement de l'information permamente, le médium n'est plus le message. Pour un adolescent du XXIe siècle, peu importe le médium, tout ce qui compte, c'est ce qu'on y dit. C'est ce qui nous fait exister, la presque totalité de ce qui nous définit. Et si mensonge il y a, soit il est nulle part, soit il est partout.<BR>
<BR>
En deux pages bouleversantes, le roman répond à cette question : le mensonge est bel et bien partout, et traite ce thème central avec une incroyable facilité. C'est à ce moment précis qu'on devient certain de ce qu'on pressentait depuis le début : que ce texte n'est pas une quelconque arnaque marketing, un énième produit formaté pour la next generation X, Y, Omega ou Zeta. Tao Lin sait où il va et sait exactement comment y aller. Ainsi, quand dans le dernière tiers du livre, la question de l'apparence et plus généralement du corps revient en force, il ne fait plus aucun doute qu'on tient là un livre entier, maîtrisé dans ses moindres détails, un nouvel air, frais et constant, comme le ventilateur intégré de nos tristes unités centrales.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La montagne" de René Pons</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-14 22:41:03</pubDate><description><![CDATA[Difficile de parler sans rien en dévoiler d'un texte aussi court. Mais quelle puissance... Et quelle profondeur ! Et puisque le meilleur moyen de rendre hommage à un tel tour de force, c'est de partir à son tour à l'assaut d'un inaccessible sommet, alors hissons-nous au-delà de la critique pour décréter que "La Montagne", c'est un conte pur et amoral, lancinant comme la plainte aiguë du cristal. Et puis nous taire.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Vie animale" de Justin Torres</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-03 22:06:00</pubDate><description><![CDATA[Dans une langue sèche parcourue de magnifiques images poétiques, ce premier roman brosse le portrait sans concession d'une famille d'immigrés portoricains à New-York. Ma, Paps et leurs trois enfants, toujours au bord du gouffre, entre débrouille et crises de violence, survivent tant bien que mal grâce à l'incroyable tendresse qui les lie. Sans misérabilisme ni apitoiement, on suit avec le sourire le quotidien débraillé de ces enfants à demi sauvages et de leurs parents aussi touchants qu'ils sont parfaitement irresponsables.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'armée illuminée" de David Toscana</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-03 21:50:46</pubDate><description><![CDATA[Impossible de ne pas succomber à cette chevauchée clopinante d'une poignée de gamins mexicains un peu simplets lancés vers Fort Alamo dans le but de reprendre le Texas aux Gringos, 130 ans plus tard.<BR>
Une fable drôle et touchante derrière laquelle on lit aussi une violente critique du patriotisme.<BR>
Car au fond, quelle armée n'est pas illuminée ? Et en riant de l'absurdité de ce périple extravagant, on est forcé de constater que l'aveuglement exalté de ces gamins qui peinent à compter jusqu'à dix est exactement le même que celui qui habite les militaires du monde entier.<BR>
Et finalement, ce qui rend ridicule cette épopée mexicaine, c'est qu'elle est relativement inoffensive. Mais combien de campagnes identiques s'avèrent bien plus meurtrières ?]]></description></item><item><title>[carnets] Prospectus d'hiver</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-03 14:00:00</pubDate><description><![CDATA[<a href="./files/depliant_2011_hiver.pdf"><img src="./img/depliant_hiver_une.jpg" align="left" border="0" hspace="5" vspace="5" width="80px"></a>Quelques jours avant qu'il soit disponible au format papier, découvrez notre prospectus d'hiver.<br /><br />
Quelques propositions de lecture et les principaux rendez-vous auxquels la librairie vous convie dans les semaines à venir.<br /><br />
A noter d'ores et déjà le premier rendez-vous de janvier, le samedi 14, pour le lancement de la revue littéraire auxerroise "Carré".<br /><br />
Autre temps fort de ce début d'année, la venue de l'excellent Julien Campredon, auteur de "L'attaque des dauphins tueurs" et de "Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes". Sortez vos maillots de bain !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le monstre des toilettes" de Saralisa Pégorier</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-02 21:05:34</pubDate><description><![CDATA[Le pot, c'est fini ! Mais comment faire pour être tranquille alors que rôde le terrible monstre des toilettes ? Un album d'un superbe noir et blanc à se faire lire dès quatre ans.]]></description></item><item><title>[carnets] Bonne année triple A</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2012-01-02 21:00:00</pubDate><description><![CDATA[La librairie Obliques vous souhaite à tous une année 2012 heureuse et lucide, loin des mirages de l'info-spectacle, de la rhétorique trompeuse des communicants et du verbiage inepte des manipulateurs de conscience.<br />
Ici ou ailleurs, sur papier ou en ligne, puissiez-vous déceler du sens dans vos lectures et fuir comme la peste ce qui n'en a pas.<br />
Que les mots soient vos amis, vos armes et les instruments de votre liberté contre tous ceux qui s'en serviront pour tenter de vous asservir.<br />
En cette année électorale où le degré d'inanité atteindra des sommets caniculaires, nous vous souhaitons sang froid, mesure et bonheur, lenteur là où on vous pressera, indifférence là où on vous raillera.<br />
Bonne année avec un, deux, trois ou même sans aucun A. Qu'une lettre ne vous empêche pas d'être heureux et que des mots, en revanche, vous aident à l'être.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "The city &amp;quot; the city" de China Miéville</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-12-12 21:37:44</pubDate><description><![CDATA[Une perle de littérature, oscillant aux frontières de la science-fiction, du polar et de la métaphore géopolitique. Un roman noir, dans tous les sens du terme, comme l'aile d'un corbeau déplumé, égaré sur le balcon d'un gratte-ciel souillé de pollution. Et surtout une vraie enquête, immersive, impressionnante, qui nous fait découvrir avec stupeur Bes&amp;quot;#378;el et Ul Qoma, les deux villes-état jumelles, imbriquées l'une dans l'autre, à tel point que le trottoir de l'une peut faire face à la chaussée l'autre et où chaque habitant est conditionné, depuis son plus jeune âge, à ne pas voir, à ne pas entendre, à ne pas sentir, ses voisins de la ville d'à côté, parfois situés, brutopiquement parlant, à seulement quelques mètres d'eux.<BR>
<BR>
Bien souvent, pendant la lecture de ce roman surpuissant, on se pose cette question : à quoi ressemblerait une ville où toute tentative de vivre ensemble aurait échoué ? Est-ce que bientôt, nous verrons nous aussi se créer ces murs ineptes et invisibles, érigés uniquement sur la haine réciproque des peuples, même si tout prouve qu'ils sont frères ? Berlin autrefois, Jérusalem aujourd'hui, et quoi d'autre demain ? "The city &amp;quot; the city", par l'intermédiaire d'un polar brillant à la mécanique bien huillée, pose cette terrifiante question, et confirme que China Miéville est l'un des grands auteurs de ce siècle morcelé.]]></description></item><item><title>[carnets] Lettre à M. le ministre Jean-Pierre Soisson</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-12-08 14:00:00</pubDate><description><![CDATA[Objet : Hausse de la TVA sur le livre - nos élus doivent prendre position<br /><br />
Monsieur le Ministre,<br /><br />
le 1er juillet dernier, j'ai repris la librairie Obliques, qui existe depuis 1978 à Auxerre, d'abord tenue par Daniel Charnot, puis par George Bassan pendant près de 15 ans.<br /><br />

Afin de trouver des financements pour la réalisation de cette reprise, j'ai été soutenu par 70 associés auxerrois, grands lecteurs, élus, responsables culturels, ou simples clients concernés par l'avenir du livre à Auxerre. Cette mobilisation aura démontré, s'il était besoin, l'attachement des auxerrois, et des icaunais à cette librairie ainsi qu'au livre et à la lecture.<br /><br />

Aujourd'hui, le projet de loi établissant le taux de TVA pour le livre à 7% menace gravement un l'équilibre économique déjà très fragile de la chaîne du livre (imprimeries, éditions, librairies, bibliothèques). Avec tous les professionnels du secteur, et les nombreux lecteurs qui nous ont assurés de leur soutien, nous affirmons que le livre est un produit de première nécessité et qu'il doit, à ce titre, continuer à bénéficier de la TVA réduite à 5,5%.<br /><br />

Le texte vient d'être rejeté par le Sénat et nous comptons donc sur votre appui pour vous opposer à l'application de cette mesure catastrophique lorsque que celle-ci repassera à l'Assemblée nationale. Au-delà même des clivages politiques, plusieurs députés de la majorité se sont déjà positionnés en faveur de la conservation de la TVA à 5,5% pour le livre, comme par exemple M. Hervé Gaymard, qui a déposé un amendement en ce sens lors du premier passage du texte à l'Assemblée.<br /><br />

Connaissant votre intérêt pour le livre, la lecture et les librairies, je ne doute pas que vous saurez à votre tour prendre position pour préserver la fragile économie du livre.<br /><br />

Me tenant à votre disposition pour tout renseignement et précision complémentaires sur ce sujet,
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.<br /><br />

Grégoire Courtois<br />
Président de l'association des libraires de Bourgogne<br />
Gérant de la librairie Obliques]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'attaque des dauphins tueurs" de Julien Campredon</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-11-18 23:06:51</pubDate><description><![CDATA[A première vue, cinq nouvelles démentes conçues par un malade. Mais passé le fou rire, Julien Campredon s'avère bien plus malin qu'on pouvait l'imaginer, et derrière l'apparente fantaisie de ses textes se cache systématiquement un propos autrement plus radical.<BR>
<BR>
Dans l'exacte lignée de "Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes", son précédent recueil où on pouvait déjà lire un propos agréablement libertaire, cette "Attaque des dauphins tueurs" poursuit dans le style mutant de la parabole politico-burlesque, où un événement extraordinaire devient le symbole d'une plaie du monde moderne. Ici, le béton qui se met à envahir le littoral, ailleurs des dauphins qu'on hait parce qu'ils ne bossent pas assez, chaque nouvelle témoigne avec un humour unique des dérives d'une société qui plonge la tête la première dans une absurdité toujours plus cinglante.<BR>
<BR>
Sans compter que ces abrutis de dauphins ne paient même pas d'impôts...]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La barbarie" de Jacques Abeille</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-11-13 14:49:29</pubDate><description><![CDATA[La magie inclassable de Jacques Abeille fonctionne à plein du début à la fin de ce court roman à la sombre puissance évocatrice. Dans les méandres d'une administration kafkaïenne, dans les couloirs circulaires d'une bibliothèque démesurée, au creux des reins d'une maîtresse idéale, le narrateur nous fait découvrir Terrèbre, presque homophone de Ténèbres, ville ultime, ville obscurantiste, symbole de la civilisation achevée, où la moindre pensée dissidente est sévèrement réprimée et toute trace de nature bannie.<BR>
<BR>
Conçu comme le pendant négatif des "Barbares", "La Barbarie" démontre que la pire des violences réside souvent dans l'uniformisation et l'excès d'ordre. Comme il sera déclaré dans le livre : "On se trompe sur le sens des évènements ; nous ne nous éloignons pas de la barbarie, nous y allons."<BR>
<BR>
Pour tous ceux qui ont suivi le cycle des Contrées, "La Barbarie" est un nouvel opus à ne pas manquer, et pour tous ceux qui souhaitent découvrir l'univers foisonnant de Jacques Abeille sans s'attaquer aux monuments que sont "Les Jardins Statuaires" et "Les Barbares", ce titre s'avère la porte d'entrée idéale. ]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Les enfants fichus" d'Edward Gorey</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-11-10 00:37:23</pubDate><description><![CDATA[Un abécédaire morbide et cruel devenu un classique aux USA et qui se lit en cachette avec un sourire gêné. Alors on peut vraiment rire de la mort d'enfants ? Hum.... oui.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Une autre mer" de Claudio Magris</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-11-06 11:38:58</pubDate><description><![CDATA[Une sublime traversée de la première moitié du XXe siècle, érudite et exigeante, en compagnie d'un philosophe sans œuvre, convaincu de l'inutilité de tout projet, et dont le regard pointu et désabusé sur les choses navigue entre nihilisme et contemplation.<BR>
"Une autre mer" est un court récit et c'est dans cette fulgurance qu'il puise toute sa force, en balayant d'un revers de la main les 50 ans les plus sanglants de l'histoire de l'Humanité, comme s'ils n'étaient que vaine agitation, l'important, le véritable suc de l'existence, résidant ailleurs, dans la fumée d'une cigarette consumée au bord d'un lac, dans la douceur d'une hanche caressée après l'amour.<BR>
La langue de Magris, son humour, son intelligence et le travail de traduction impeccable contribuent à faire de ce texte un pur chef d'œuvre, lui-même objet de contemplation, qu'on savoure, et sur lequel on revient, comme on porte à nouveau aux lèvres un verre de bon vin, sans se soucier du lendemain.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'appât" de José Carlos Somoza</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-10-25 08:11:54</pubDate><description><![CDATA[Et si le théâtre pouvait devenir une arme de guerre ? Voici le postulat terriblement excitant du dernier roman de Somoza, qui fait du monde et des relations entre les humains une grande foire au désir, où chacun d'entre nous peut être neutralisé, et littéralement mourir de plaisir, par un geste, un regard, le mouvement d'un vêtement sur un carré de peau nue.<BR>
<BR>
Et qui d'autre que le grand Shakespeare pour servir de référence au vaste théâtre du monde ? Ainsi Cimbeline, la Nuit des Rois ou encore le Songe d'une nuit d'été s'avèrent contenir les clés menant aux désirs les plus intimes de chacun, modèles que cette unité spéciale de la police madrilène répète sans cesse pour traquer les psychopathes.<BR>
<BR>
Hommage respectueux au grand dramaturge anglais, l'Appât est aussi et surtout un thriller hâletant, au déroulement virtuose, aux multiples retournements de situations, jusqu'à la dernière page.<BR>
<BR>
Qu'on le lise comme un polar machiavélique ou comme une magnifique allégorie tragique, ce roman porte en lui une puissante et langoureuse mélancolie.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Les instructions" d'Adam Levin</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-10-16 20:42:33</pubDate><description><![CDATA[Ce n'est pas un livre, c'est un voyage. Et à ce titre il mérite d'être préparé, éprouvé et goûté jusque dans ses moindres faiblesses. C'est aussi un système, celui qui guide les pensées explosives d'un enfant de dix ans, surdoué et philosophe, iconoclaste et puéril, romantique et lucide.<BR>
On peut lire mille interprétations dans ce texte, comprendre aussi bien la violence des gouvernements autoritaires que la magie d'un amour démesuré, on peut décrypter les logiques meurtrières qui mènent au terrorisme ou encore l'incroyable puissance de l'amitié. Et le plus exceptionnel, c'est que toutes ces histoires, ces essais, ces réflexions, tiennent en seulement quatre petites journées, entre les deux oreilles d'un enfant.]]></description></item><item><title>[carnets] Le prospectus d'automne est disponible</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-10-07 23:00:00</pubDate><description><![CDATA[<a href="./files/depliant_2011_automne.pdf" border="0"><img src="./img/flyer_2011_automne.jpg" align="left" hspace="10" vspace="10" /></a>Un petit papier qui regroupe quelques-uns de nos conseils de lecture, notre agenda des manifestations et des infos pratiques.<br /><br />

On essaiera de le diffuser autant que possible dans les lieux publics de la ville mais en attendant, il est téléchargeable <a href="./files/depliant_2011_automne.pdf">ici</a>, même si sur ce site, vous possédez déjà toutes les informations possibles et toutes les chroniques de livres en version longue.<br /><br />

<b>Autre nouveauté importante :</b> nous sommes désormais ouverts le vendredi sans interruption entre 9h30 et 19 heures.<br /><br />

A l'honneur en vitrine depuis aujourd'hui : Benjamin Berton, que nous recevons le 28 octobre prochain et les polars d'Actes Noirs. Bientôt, une mise en avant de la maison québécoise Le Quartanier et du mystérieux manifeste mutantiste 1.1<br /><br />

A bientôt rue Joubert.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Création" de Johan Heliot</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-10-05 23:12:23</pubDate><description><![CDATA[Pour un créationniste plein aux as, trouver la preuve génétique irréfutable de l'existence du jardin d'Eden, c'est du pain béni ! 
Le récit est enlevé et sans temps mort, et on a plaisir à découvrir que la SF française ne manque ni de muscles ni d'ambition. Une réussite.]]></description></item><item><title>[carnets] Qui a les moyens d'apprendre ?</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-10-05 22:00:00</pubDate><description><![CDATA[Depuis toujours, Obliques est identifiée comme une librairie scolaire. Ainsi, pour beaucoup d'Auxerrois, la rentrée scolaire a longtemps été associée à la fameuse bourse aux livres que la librairie organisait durant tout le mois de septembre.<br /><br />

Ainsi, quand en 2004, le Conseil régional de Bourgogne a souhaité rendre gratuits les manuels scolaires en permettant aux lycées de fournir chaque manuel aux élèves, nous avons été particulièrement touchés.<br /><br />

L'intention était certes louable, mais elle s'est toutefois traduite pour les petites librairies bourguignonnes par une chute considérable de leur chiffre d'affaire. Certaines ne s'en sont d'ailleurs pas relevées.<br /><br />

La mécanique était simple : alors que les parents achetaient autrefois les manuels  scolaires dans la librairie de leur quartier, la vente de ces manuels passait désormais par les grossistes, seuls à même de proposer les meilleurs offres tarifaires (on rappelle ici que la loi Lang sur le prix unique du livre ne s'applique pas à la vente d'un manuel à un établissement scolaire !).<br /><br />

Au prix de sérieux sacrifices, Obliques a survécu à cette nouvelle donne économique. Alors pourquoi en parler aujourd'hui ?<br /><br />

Parce que fondamentalement, nous pensons qu'il est important que les parents n'aient pas à payer pour les études de leurs enfants, et que sur le principe oui, cent fois oui, les manuels scolaires ne doivent rien couter aux familles.<br /><br />

Or, qu'observons-nous depuis cette rentrée 2011 ? Que les parents se mettent à revenir dans nos boutiques pour acheter des manuels. Pourquoi ? Parce que les établissements scolaires n'ont plus les moyens de leur payer. Et pourquoi n'ont-ils plus les moyens ? Parce que le Conseil régional de Bourgogne n'a plus les moyens. Et c'est là toute la tragédie. <br /><br />

Au début, on a vu arriver des parents venus acheter des manuels de latin ou de grec, bref, d'options minoritaires et il faut bien le dire, aussi inutiles que la Princesse de Clèves (!). Mais désormais, on voit aussi arriver des parents à qui on a expliqué qu'il n'y avait de manuels que pour la moitié des élèves de la classe, dans une matière comme la chimie, en terminale S.<br /><br />

Du point de vue d'un vendeur de livres, on pourrait dire que c'est une aubaine ! Des clients qui viennent acheter plein tarif des manuels qu'on vend traditionnellement aux lycées avec une remise de plus de 20%. C'est 20% de chiffre d'affaires en plus ! Mais d'un point de vue de citoyen, c'est le constat que seules les familles qui ont les moyens pourront désormais payer à leurs enfants l'enseignement de certaines matières, voire pire, l'enseignement tout court. C'est aussi le constat que l'éducation, mais aussi la culture, et contrairement à ce qu'on peut entendre dans toutes les promesses électorales qui tournent actuellement à plein régime, la politique s'en moque. Les régions de France, majoritairement de gauche, n'ont à aucun moment cherché à mettre en commun leurs initiatives sur la question pour trouver un modèle commun et garder les bonnes idées de certains. Et le gouvernement, majoritairement de droite (sic), n'a jamais souhaité doter l'éducation nationale des crédits suffisants à son bon fonctionnement et à l'émergence de ces bonnes idées.<br /><br />

Nous ne voyons pas aujourd'hui de bons élèves dans cette tragédie éducative qui est en train de se jouer mais seulement des cancres, assis à côté du radiateur, et qui par leur inattention contribuent à transformer de plus en plus l'école publique en zone de triage destinée à distinguer ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "L'oiseau Canadèche" de Jim Dodge</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-23 22:15:04</pubDate><description><![CDATA[C'est l'histoire d'un canard boulimique recueilli par un jeune homme qui construit des clôtures inutiles et son grand-père devenu centenaire grâce à un whisky fait maison dont la recette lui a été transmise par un Indien mourant qui sera plus tard réincarné en sanglier... entre autres ! Car l'Oiseau Canadèche, c'est surtout une centaine de pages jubilatoires dont il serait dommage de révéler plus de détails.<BR>
Du pur bonheur, intelligent et subtilement sauvage.<BR>
]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Jours de chance" de Philippe Adam</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-18 11:24:38</pubDate><description><![CDATA[Ils en avaient rêvé, et maintenant c'est fait. Ils ont tous gagné le gros lot, mais est-ce vraiment si fabuleux que prévu ? Sous la forme d'un documentaire romancé, ce texte choral enchaîne une succession de séquences survolées à la manière d'un film de Robert Altman, où chacun de ces grands gagnants se révèle bien plus malheureux une fois devenu riche.<BR>
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On pourrait reprocher à ce livre son manque de construction narrative, puisque bien souvent, on quitte les personnages aussi vite qu'on les avait découverts, et que toutes ces histoires ne mènent finalement à aucune conclusion particulière, mais il faut accepter de se perdre dans cet enchevêtrement de destins déçus, dans ce roman à thème qui pointe non sans humour le fléau de l'argent et le mirage de la réussite sociale.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Radieux" de Greg Egan</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-17 07:51:25</pubDate><description><![CDATA[Plus besoin de se demander ce qu'auraient écrit les papes de la SF des années 60-70 s'ils avaient connu les manipulations génétiques et les derniers développements de la science. Greg Egan réalise ce rêve en produisant une science-fiction adulte, documentée et qui pose avec brio les questions philosophiques et éthiques de ce début de XXIe siècle.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Même les chiens" de Jon McGregor</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-04 16:36:00</pubDate><description><![CDATA[Difficile de passer après Hubert Selby Jr., Irvin Welsh ou William Burroughs quand il s'agit de s'attaquer au thème de la toxicomanie. L'exploit de Jon McGregor, c'est d'avoir réussi à  aborder le sujet avec une incroyable tendresse.<BR>
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Aucun jugement porté sur ces personnages paumés, mais un regard compatissant et jamais sordide. Malgré les seringues, malgré les squats délabrés, ce qui ressort avant tout de ce roman, c'est la solidarité infinie qui unit tous ces destins brisés.<BR>
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Dans une langue limpide, recherchée, ce texte construit avec un sens aigu du récit fait plonger le lecteur dans des bas-fonds que l'on découvre plus familiers qu'on pouvait le penser.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le héron de Guernica" d'Antoine Choplin</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-04 16:07:26</pubDate><description><![CDATA[Quel rapport entre la grâce stoïque d'un héron cendré et la puissance évocatrice de la célèbre peinture de Picasso ? En nous contant le destin de Basilio, jeune peintre amateur témoin du bombardement de Guernica, Antoine Choplin fait se rencontrer petite et Grande Histoire.<BR>
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Pour tous ceux qui suivent le travail d'Antoine Choplin, c'est un véritable plaisir de constater à quel point ce texte s'impose comme la synthèse particulièrement aboutie d'un long travail littéraire. Après "Cour Nord" l'an passé, ce Héron de Guernica réunit à lui seul toutes les qualités développées jusqu'à présent dans des romans comme "Radeau" ou "Léger fracas du monde". Contexte historique, précision de l'écriture, héros lunaire et inspiré, tout est ici admirablement dosé pour ajouter une nouvelle pierre à la discrète mais impressionnante oeuvre de cet écrivain de talent. ]]></description></item><item><title>[carnets] Ouverture du site - phase 2</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-04 16:00:00</pubDate><description><![CDATA[Durant l'été, ce site n'était qu'une simple page. Nous passons aujourd'hui à la deuxième phase d'ouverture avec l'arrivée de nouvelles rubriques:<br /><br /><b>Une page par livre</b><br />Désormais, chaque livre possède sa page dédiée sur notre site. Nous ne présentons toutefois ici qu'une sélection de livres qui nous tiennent à coeur ou d'autres incontournables. Cette base de données en est à ses débuts et augmentera au cours du temps.<br />Sur chacune de ses pages, le prix, la présentation de l'éditeur et la disponibilité (en stock ou non).<br /><br />
<b>Donnez votre avis</b><br />Sur chaque page, il est aussi possible pour un visiteur de donner son avis sur un livre (commentaire limité à 250 caractères). Encore plus succinct, notre rubrique "Deux mots" qui permet de qualifier un livre en seulement... deux mots.<br />Pour donner son avis ou en toucher deux mots, il faut au préalable s'inscrire (un pseudonyme et une adresse email valide suffisent).<br /><br />
<a href="agenda.php">L'agenda</a><br />Inutile d'en écrire un roman, c'est tout simplement la liste des manifestations auxquelles participe la librairie. Celles que nous organisons et celles dont nous sommes partenaires.<br /><br />
<b>Les carnets Obliques</b><br />
Vous y êtes ! C'est tout simplement le blog de ce site où vous trouverez des articles plus ou moins détaillés rédigés par nos soins. Sont aussi automatiquement inclus tous nos avis sur les livres. Ces mêmes avis apparaissent aussi sur la page dédiée au livre concerné.<br /><br />
<a href="selec_o.php">La sélection Obliques</a><br />Chaque mois, nous mettons en avant plusieurs ouvrages. Un petit logo en forme de [O] le signale. On peut aussi retrouver tous nos choix dans les archives.<br /><br/>
Malgré toutes ces évolutions, le site reste malgré tout en chantier. N'hésitez pas à nous signaler si vous rencontrer des difficultés dans son utilisation.<br />Dans les semaines à venir, d'autres fonctions feront leurs apparitions, la plus importante étant la vente en ligne de nos livres en stock et de livres numériques.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "La chambre à remonter le temps" de Benjamin Berton</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-09-01 08:00:00</pubDate><description><![CDATA[Le prétexte fantastique n'a qu'un but : dépeindre avec plus de justesse comment un 

couple de trentenaire se prend de plein fouet l'arrivée de leur premier enfant et 

la naissance du monstre qu'on appelle "routine".

Se lever chaque matin, travailler, transports en commun, parfois l'apéro avec les 

amis, puis le bain de la petite, le biberon, faire l'amour, regarder la télé, 

dormir, et ainsi de suite, jusqu'à quand ?

Et si on trouvait un moyen de voyager dans le temps, à quoi cela pourrait bien 

servir puisque de toute manière, nos vies ne sont que des séries d'actions et de 

dialogues globalement identiques ?

De cette brillante et terrifiante idée, Berton va tirer le fil jusqu'au bout, tout 

en contant avec une sorte de désinvolture burlesque le quotidien si familier d'un 

jeune couple de province.

Alors oui, il y a bien dans ce roman une chambre qui permet de voyager dans le 

temps, mais la véritable histoire est toute autre, chronique sociale et intime de 

la middle-class française, à la fois fidèle, rigoureuse, et irresistible.

En ce sens, Berton file tout droit dans le sillage de ses maîtres anglo-saxons 

(Will Self, Bret Easton Ellis, ...) mais la translation géographique et sociale 

catapulte le récit dans une autre dimension, comique sans le vouloir, touchante, un 

peu ridicule aussi, et forcément si proche de nous. Parce que comme le dit lui-même 

l'auteur: "ici c'est pas Hollywood, c'est la capitale de la Sarthe."]]></description></item><item><title>[carnets] Des mots sur les couvertures</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-30 22:11:00</pubDate><description><![CDATA[Vous aviez probablement déjà croisé, dans d'autres librairies, ces petits commentaires glissés sur les couvertures des livres.<p style="text-align:center;"><img src="./img/c_showa.jpg"></p>Obliques rejoint le mouvement et vous propose à son tour ses avis sous la forme de petites notes manuscrites. Mais bien entendu, cela ne nous dispensera pas de vous parler des livres aussi et surtout de vive voix.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Scintillation" de John Burnside</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-28 22:50:00</pubDate><description><![CDATA[Un roman à la fois subtil et puissant qui se déplie comme la métaphore noire de notre monde : corrompu, abandonné, et où tous les espoirs reposent sur des enfants bien plus lucides que leurs aînés. Une écriture lumineuse pour peindre avec finesse un paysage tout en clair-obscur.<br><br>

Avant d'écrire des romans, John Burnside se livrait à la poésie, et dans chacune de ses phrases souffle l'expérience du poète, dans la structure aussi de son roman, inclassable, qui démarre comme un polar mais dont l'intrigue policière s'avère finalement secondaire. Peu importe qui enlève ces enfants; ce qui intéresse l'auteur, c'est le sentiment pesant que les enlèvements engendrent dans la communauté ado. Qui sera le suivant ? Moi ? Et depuis longtemps, aucun adulte n'est en mesure de venir en aide à qui que ce soit, ni les parents, rendus malades par la pollution de l'usine chimique, Vésuve métalique qui même éteint menace encore toute vie, ni le seul agent de police de la ville, grand enfant lui-même probablement recruté pour ça.<br><br>
C'est un roman lancinant, qui décrit un monde sombre, fantôme de lui-même, mais sous les cendres duquel reposent les plus belles pépites.]]></description></item><item><title>[carnets] La Grande Librairie de France 5 chez Obliques</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-24 22:16:00</pubDate><description><![CDATA[Tournage aujourd'hui dans la boutique. Dans le cadre de la rubrique "Le choix des libraires" de <a href="http://www.france5.fr/la-grande-librairie/" target="_blank">La Grande Librairie</a>, une équipe de France 5 est venue à Auxerre pour découvrir nos coups de coeur de la rentrée littéraire.<br /><br />La séquence ne durera qu'une minute, mais j'ai tout de même parlé d'Antoine Choplin, de Régine Detambel et bien sûr d'Eric Puchner. Je ne sais pas ce qu'il en restera à la fin. Nous verrons bien.<br /><br />Côté "classique", il fallait choisir un ouvrage de fonds qui m'avait marqué et j'ai choisi "Le bruit et la fureur" de Faulkner, à la fois classique et expérimental, cérébral et viscéral. Pour moi une grande émotion de jeunesse.<br /><br /><b>Mise à jour du 18 septembre 2011</b><br />Et voilà, la séquence a été diffusée jeudi dernier. Pour ceux qui l'ont manquée, vous pouvez la revoir en ligne sur le site de <a href="http://www.france5.fr/la-grande-librairie/?page=videos&amp;quot;id_article=5429" target="_blank">La grande librairie</a>]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Famille modèle" d'Eric Puchner</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-17 00:00:00</pubDate><description><![CDATA[La lente implosion d'une famille américaine ordinaire bouleversée par un événement extraordinaire. Avec un humour mordant et une qualité d'écriture fulgurante, Eric Puchner parvient à évoquer, tout en nous faisant rire, des maux qui rongent la société américaine : culte de l'apparence, inculture, crise immobilière...<br /><br />

Devant une telle maîtrise, du récit, de la langue, où chaque phrase recèle une invention, on a du mal à croire qu'il s'agisse d'un premier roman. Tout ici est idéalement organisé et rien n'est laissé au hasard. Grâce à une première partie fracassante, enchaînement délirant de petits épisodes rocambolesques, on est littéralement happé par la sympathie qu'on éprouve pour tous les personnages de ce récit. Vous y croiserez par exemple Warren, le père, forcé de s'introduire par effraction chez la petite amie de son fils afin d'effacer sur le répondeur un message compromettant.<br /><br />

Puis, à la moitié du roman, survient l'impensable, et le texte se transforme en autre chose, une fable profonde et lucide qui nous en apprend autant sur la société américaine que sur nous-mêmes.<br /><br />

Au terme d'un tel voyage, on referme le livre déçu d'être obligé de quitter Warren, Camille et les autres, au terme d'une histoire puissante, émouvante et drôlement désespérée. En un mot: magistral !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le garçon" de Noémi Schipfer</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-16 00:00:00</pubDate><description><![CDATA[Un travail graphique impressionnant au service d'une belle histoire. Un livre idéal pour faire découvrir aux enfants des univers esthétiques inédits.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le désert et sa semence" de Jorge Baron Biza</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-15 00:00:00</pubDate><description><![CDATA[Une véritable plongée en apnée dans la terreur de la défiguration. En assistant en direct à sa destruction puis à sa lente recomposition, le narrateur et auteur délivre une puissante réflexion sur le rôle du visage maternel, utopie ultime vouée à la corrosion. Un texte halluciné, résistant à toute métaphore.<br /><br /> 
Dans des cliniques peuplées de minettes venues se faire raboter le nez, Mario prend soin de sa mère, et profite de son sommeil pour errer, la nuit, dans le Milan 
interlope des années 60. De cuites en mauvaises rencontres, d'accès de folie en dérapages contrôlés, Le Désert et sa semence décrit le quotidien de ce couple 
mère-fils d'exception, coincé dans les limbes de la catastrophe, condamné à regarder leur extraordinaire passé comme un idéal à jamais perdu.<br /><br />
Un roman dur, éprouvant, mais doté d'un terrifiant pouvoir magnétique.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Rouler" de Christian Oster</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-08-06 15:00:00</pubDate><description><![CDATA[Avec un sens du réalisme confondant, Oster construit la pensée d'un homme en errance sur les routes du sud de la France. De rencontres en réflexions, se dessine une géographie intime, un puzzle de petits riens entre lesquels gronde le poids de l'existence.
Pour amateurs d'une littérature sans fioriture, au plus près de l'homme et des mots.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Almanach pour une jeune fille triste" de Marie Noël</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-06-22 22:35:34</pubDate><description><![CDATA[Derrière ce titre superbe se cache un ouvrage singulier de la poétesse auxerroise, série de notes, citations et poèmes réunis à l'attention d'une destinataire qui jamais ne la recevra. Inachevé et inédit jusqu'alors, ce corpus fait découvrir une autre facette de Marie Noël, lectrice et amie passionnée.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Ce n'est pas mon visage" d'Alain Kewes</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-06-15 20:00:00</pubDate><description><![CDATA[C'est un recueil de nouvelles, un petit bijou d'écriture, tout en déséquilibre, en chausse-trappe et en faux semblants !

Son titre est tiré d'une des nouvelles « Trompe l'œil » où le protagoniste petit à petit se voit devenir un autre, tandis qu'un autre devient lui …

Un recueil de onze nouvelles qui évoquent l'enfance, les ruptures, la mort, les livres et qui partant d'un quotidien ordinaire et souvent étriqué, insidieusement, nous emmènent dans des univers amples, tragiques, pervers voire menaçants…

Cela faisait longtemps qu'Alain Kewes n'avait rien publié, tout occupé qu'il était à lire et éditer les autres dans sa maison d'édition auxerroise Rhubarbe.

Il se rattrape là avec un recueil noir, très noir et très réjouissant !]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Palimpseste" de Charles Stross</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-06-15 08:17:00</pubDate><description><![CDATA[Ne lisez même pas le quatrième de couverture étrangement hors de propos. Ce court roman est bien plus riche et bien plus profond qu'une simple histoire de SF au thème rebattu.

Laissez-vous porter sur les vents du temps, bondissez d'une époque à l'autre à coup de dizaines de milliards d'années, et finissez, comme Pierce, son héros, par pénétrer dans la Bibliothèque Ultime pour y embrasser la totalité de l'Histoire humaine.

Là, sentant vibrer sous vos pieds les gigatonnes de diamants-mémoire, vous caresserez peut-être à votre tour le doux rêve de semer les graines de votre propre empire intertemporel.

Un texte superbement écrit à la portée vertigineuse.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "365 bisous" de Kimiko</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-06-12 15:00:00</pubDate><description><![CDATA[Un livre géant pour enfants curieux, de 2 à 4 ans. Douze planches qui fourmillent de personnages rigolos en train de se faire des bisous. Amusez-vous à les trouver tous, à les reconnaître et vous remarquerez que votre enfant ne sera pas le seul à apprendre le nom de nouveaux animaux.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Les barbares" de Jacques Abeille</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2011-05-22 22:33:47</pubDate><description><![CDATA[Après les incroyables et inauguraux "Jardins Statuaires", un nouvel opus du cycle des Contrées, mais qu'on peut parfaitement lire indépendament. L'immense richesse de la langue de Jacques Abeille vous plonge directement dans cet univers d'une poésie et d'une puissance inédite.]]></description></item><item><title>Notre avis sur "Le secret de Dona Glorinha" de Jean-Claude Delagneau</title><link>http://www.librairie-obliques.fr</link><guid>http://www.librairie-obliques.fr</guid><pubDate>2008-09-20 00:00:00</pubDate><description><![CDATA[Ce texte est une quête : la quête d'un enfant perdu. Un jour, il y a presque vingt ans, une goélette quitte un port de Colombie à destination du Brésil, avec trois jeunes gens à bord. On retrouvera le bateau, une semaine plus tard, vide de toutes traces de ses occupants.<br /><br />« Le secret de Dona Glorinha » c'est la recherche du père de l'un d'eux pour donner une explication, un sens à cette disparition.<br /><br />Une quête concrète, mais aussi littéraire et poétique qui envisage tous les possible pour échapper à cette situation intolérable : l'effacement total de son enfant.<br /><br />Un très beau texte, comme une confidence, mais aussi comme un roman d'aventure, dont le rythme des hypothèses possibles est ponctué par de brefs récits des rêves du père, contrepoint de l'inconscient à la quête méthodique et des dessins de l'auteur, car Jean Claude Delagneau est aussi peintre et sculpteur.]]></description></item></channel></rss>